LIGUE DES CHAMPIONS

CONTRE LA VIRTUS BOLOGNE, NANTERRE VEUT "REPRÉSENTER LA FRANCE"

Crédit photo : FIBA

Dernier représentant tricolore sur la scène européenne, Nanterre 92 aura fort à faire contre la Virtus Bologne. Avant le match aller prévu ce mercredi soir, Lahaou Konaté et Franck Le Goff nous présentent ce quart de finale de la Ligue des Champions.

On ne va pas refaire l'histoire, déjà raconté à de multiples reprises, mais voilà quatre ans à peine, Lahaou Konaté enchaînait les heures de bus avec l'ALM Évreux pour aller affronter Orchies, Charleville-Mézières ou encore Aix-Maurienne. Désormais devenu international français (10 sélections), l'enfant d'Orly s'apprête à en découdre avec la Virtus Bologne en quart de finale de la Ligue des Champions. Une opposition qui habitait déjà toutes ses pensées vendredi dernier à Fos-sur-Mer, moins de trente minutes après la victoire acquise sur le parquet de Parsemain.

"Oui, je pense que c'est le plus grand match de ma carrière jusque-là puisque c'est la première fois que j'atteins les quarts de finale d'une Coupe d'Europe. C'est une rencontre couperet, cela représente de belles choses à jouer. C'est un gros challenge et j'ai à cœur de mouiller le maillot et de faire de belles choses avec Nanterre. Ça passe par essayer de gagner ce genre de match. On va tout donner à domicile pour espérer récolter le maximum de points."

Une première manche déterminante, en particulier dans ce format (toujours quelque peu incongru dans le monde de la balle orange) de match aller - retour où le moindre panier compte. Surtout que Nanterre n'aura pas la tâche facile puisque se dresse devant eux l'un des favoris de la compétition, un club historique : la Virtus Bologne. "On sait que c'est une grosse équipe", admet Lahaou Konaté. "Ils ont changé de coach, ils ont de très grands joueurs européens." Le nouveau meneur ne rentre pas dans cette catégorie : arrivé début mars en Italie, Mario Chalmers n'avait encore jamais évolué en Europe. Mais il était le poste 1 titulaire de Miami lors des deux derniers titres de champion NBA du Heat, en 2012 et 2013. A contrario, Pietro Aradori, Amath M'Baye ou Brian Qvale rentrent dans cette catégorie. Quant au fameux nouveau coach, il s'agit d'une pointure du continent : Sasha Djordjevic, l'emblématique sélectionneur serbe.

De quoi presque faire pâmer Franck Le Goff, admiratif des qualités du staff et de l'équipe transalpine. Plus important, l'entraîneur adjoint de Nanterre a voulu mettre en garde que la Virtus Bologne qui se présentera ce soir à Maurice Thorez n'aura pas grand chose à voir avec son classement relativement médiocre en Lega (8e).

"On n'a pas le droit de se rater sur le premier match à domicile. On avait bien géré contre Besiktas en prenant neuf points d'avance. Là, Bologne, c'est un niveau au dessus. Ils ont une équipe extrêmement physique, des joueurs expérimentés. Ils ont récupéré Mario Chalmers et surtout un coach qui a une énorme expérience de ce genre de match. D'ailleurs, au vu du scouting que l'on a fait, on voit bien qu'il a déjà transmis sa hargne, son oeil et sa précision défensive à son groupe. Ce n'est plus la même équipe qu'il y a quinze jours. C'est un nouveau challenge qui se présente devant nous et on va se préparer en conséquence."

Depuis l'élimination de l'ASVEL par Andorre en 1/4 de finale de l'EuroCup et du Mans par... Bologne en 1/8e de finale de la Champions League, Nanterre est le dernier représentant de Jeep ÉLITE en Coupe d'Europe. Une fierté, certes, mais aussi une responsabilité supplémentaire pour le club des Hauts-de-Seine. Et si la JSF présente désormais un joli passif européen (la victoire à Barcelone en 2013 pour couronner une honnête campagne d'EuroLeague, les deux sacres en 2015 et 2017 avec l'EuroChallenge et la FIBA Europe Cup), l'inexpérience des joueurs actuels est plus prépondérante que le vécu du club selon Franck Le Goff.

"Dans l'équipe actuelle, nous avons des joueurs qui découvrent ce genre de match : Julian Gamble, Demetrius Treadwell, Haukur Palsson et les autres. Hormis Adas Juskevicius qui jouait en EuroLeague, ce sont des joueurs qui n'ont pas trop d'expérience. On a une équipe qui va découvrir ce genre de moment mais le coaching staff, Pascal et moi, non. On a l'habitude de ces matchs difficiles. Là, on sent les joueurs extrêmement concentrés. On croise les doigts et on espère faire un bon résultat chez nous. On va essayer de représenter la France car nous sommes la dernière équipe nationale en compétition. On fera le maximum, comme à chaque fois."

Entre-deux à 20h30 à Nanterre, devant les caméras de Canal+ Sport.

Propos recueillis vendredi à Fos-sur-Mer,

27 mars 2019 à 14:47
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