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ITW JEAN-BAPTISTE MAILLE AVANT LE DÉBUT DU FINAL 8 : "ON N'A PAS DE COMPLEXE D'INFÉRIORITÉ À AVOIR"

Crédit photo : FIBA

A la veille du quarts de finale de la Ligue des Champions (BCL) contre Tenerife, le meneur de Strasbourg Jean-Baptiste Maille fait le point sur l'arrivée à Nijni Novgord et ce match à venir.

Mardi, la SIG Strasbourg est retournée à Nijni Novgorod, théâtre de sa dernière sortie en Ligue des Champions (BCL) dans lequel elle s'était qualifiée pour le Final 8 de la compétition. Auteurs d'une saison 2020-2021 remarquable aussi bien sur la scène nationale (troisièmes de Jeep ELITE) que continentale (quarts de finaliste de la compétition), les Alsaciens s'apprêtent à défier Tenerife ce mardi en quarts de finale. Le club des Canaries est un habitué de cette BCL puisqu'il a remporté la première édition en 2017, atteint la finale en 2019 et encore atteint le Final 8 fin septembre 2020. A la veille de cette série de quart de finale, le meneur de jeu Jean-Baptiste Maille nous raconte de l'intérieur l'arrivée de Strasbourg dans la bulle sanitaire de Nijni Novgorod ainsi que ses attentes autour de ce premier match.

Jean-Baptiste, pouvez-vous nous parler du déplacement, de l'organisation sur place en cette année un peu spéciale ?

On a pris un avion privé avec la délégation de Strasbourg vers 9 heures. On a eu la chance de voyager dans ces conditions. Du coup on est arrivé en début d'après-midi, vers 14h ici (13h en France). Tout était très bien organisé de la part de Strasbourg. Ici c'est pareil, on a enchaîné avec une sorte de media day, ils ont pris quelques photos pour la BCL. On s'est entraîné en fin d'après-midi. Les conditions font qu'il y a des gestes à respecter. Mais c'est un peu comme ce qui doit se faire dans les fenêtre internationales. Il y a eu des tests, on n'a pas le droit de quitter nos masques, on n'a pas le droit de quitter l'hôtel etc.

Sur les fenêtres internationales, les temps d'entraînements sont parfois très courts. Qu'en est-il pour vous ?

On a 75 minutes. A partir du moment où on entre dans la salle, le chrono démarre. C'est vrai qu'il faut être efficace. On a un créneau hier (mardi), on en a deux aujourd'hui (mercredi). Il faut être rapide et efficace. Mais c'est pour tout le monde pareil. Il y a plusieurs salles. On s'est entraîné mardi dans la salle de match et ce mercredi on s'entraîne dans deux salles différentes mais chacun a son petit temps délimité.

Vous avez enchaînez beaucoup de matches, avec notamment trois rencontres du vendredi 23 au mardi 27, puis un déplacement à Boulazac, dans quel état de fatigue êtes-vous ? Avez-vous réussi à vous reposer ?

Oui on a réussi à se reposer. Certes on enchaîne pas mal de matches ce derniers temps mais là on arrive sur un Final 8. L'enjeu est tel qu'il n'y a pas de fatigue. On a les ressources nécessaires. Justement on est en rythme, c'est une bonne chose. Il n'y a pas une fatigue physique importante. Ça va se jouer à des petits détails, l'envie... évidemment la fraîcheur physique va compter mais on sait que Tenerife a joué dimanche (lire ici), je pense que tout le monde en ce moment est dans un rush au niveau du championnat pour le finir donc tout le monde est à la même enseigne.

« Tenerife a l'expérience de ces moments et de cette compétition »

Tenerife est une équipe importante de cette BCL, ils sont troisièmes de Liga Endesa. Que pensez-vous de cette équipe et quelles sont d'après-vous leurs forces ?

C'est une très, très bonne équipe. Les résultats parlent pour eux, ils ont gagné la BCL en 2017. Ils étaient encore au Final 8 en début de saison à Istanbul. Ils ont l'expérience de ces moments et de cette compétition. Qui plus est, dans leur effectif il y a de beaux CV avec une énorme expérience. (Marcelinho) Huertas notamment, ces moments il les connaît très bien. On sait que ça va être un très gros match. C'est l'une des équipes favorites pour remporter cette compétition mais on n'a pas de complexe d'infériorité à avoir. Si on est là, c'est pour une raison. Nous aussi on est troisième de notre championnat. On va tout faire pour les contrarier malgré le fait qu'ils ont une très belle équipe.

Cette saison, contre les grosses équipes vous répondez souvent présent, alors que contre les petites équipes, avec un statut de favori, cela vous réussi moins. Là vous vous retrouvez face à une grosse équipe, vous avez accumulé pas mal de confiance collective avec la deuxième partie du deuxième tour de la BCL...

Depuis novembre, on est sur une bonne série. En BCL, le fait de s'être qualifié de cette façon, en étant dos au mur et en ayant remporté trois matches importants, a augmenté cette confiance qu'on avait déjà accumulé auparavant. Avec les victoires, on sait où on va, on sait comment gagner des matches. C'est la force de notre groupe : on ne lâche rien, on sait où on veut aller. Malgré le fait que Tenerife se présente devant nous, on aura à cœur de rester dans nos standards et de se confronter à ces fortes équipes et élever notre niveau de jeu.

Vous allez vous retrouver face à Marcelinho Huertas, qui réalise encore une grande saison à 37 ans (38 le 25 mai). C'est intéressant comme duel sur le poste 1 non ?

C'est super ! Il n'y a pas que lui, il y a aussi (Bruno) Fitipaldo, que je connaissais beaucoup moins mais qui est aussi un très fort joueur. C'est hyper intéressant. C'est vrai que Huertas, je regarde ce qu'il fait depuis tout jeune. C'est un très fort meneur, qui connaît énormément le jeu. Ça va être un plaisir de jouer contre lui mais je vais tout faire pour aider mon équipe à gagner et ça va être un joueur comme les autres sur le terrain ce jeudi.


Sasu Salin, Giorgi Shermadini et Marcelinho Huertas, le talent ne manque pas à Tenerife (photo : FIBA)

Il y a deux ans, vous jouiez la finale d'accession en playoffs de Pro B. Là vous vous retrouvez à prendre part à un Final 8 européen. C'est sympa comme progression...

Sur cette finale d'accession, c'était contre Brandon (Jefferson, alors meneur d'Orléans) et là on se retrouve ensemble pour ce Final 8. C'est super, on ne s'attendait pas forcément à se retrouver comme ça et faire une saison comme celle-ci donc on est très content. Après un Final 8, ce n'est pas une finalité, on en veut plus : ce ne sont que des quarts de finale.

« Le groupe dans lequel j'ai été qui travaille le plus »

C'est un peu ça l'histoire de votre groupe. Des joueurs comme vous, Brandon Jefferson, êtes partis d'assez bas, n'avez cessé de monter et continuez à le faire. Vous semblez avoir faim, c'est un peu l'état d'esprit qui règne dans le groupe non ?

Dans le recrutement, ça a été orienté dans ce sens-là. Le groupe est globalement jeune. Tout le monde a envie de travailler. Je pense que parmi les groupes dans lesquel j'ai évolué, c'est celui qui travaille le plus. Tout le monde vient faire du travail individuel tout le temps. C'est une très bonne chose. Il y a des joueurs assez jeunes qui aspirent à de belles choses pour le futur. C'est vraiment un cocktail de plusieurs éléments qui font que tout le monde tire dans le même sens, se tire la bourre aux entraînements, pendant les matches. Et tout le monde travaille dans la même direction, c'est ultra positif. Le staff nous tire également dans ce sens là et a envie de travailler. C'est vraiment un très bon mix. Ça a donné de très bonnes choses jusqu'ici cette saison, il faut continuer pour la fin de saison et surtout pour cette semaine.

A titre personnel, on a l'impression que vous trouvez de plus en plus votre place dans le groupe, avec plusieurs bons matches dernièrement. Comment vous sentez-vous à l'heure actuelle dans l'équipe ?

Oui, je me sens de mieux en mieux. J'essaye comme depuis toujours de donner le maximum pour aider mon équipe à gagner le plus de matches. Ce sont des phrases bateaux mais ces derniers temps je pense réussir à mieux le faire et à trouver ma place. C'est vrai que c'est un rôle différent de celui que j'avais l'année dernière (à Châlons-Reims, NDLR) et il a fallu s'adapter. Et aujourd'hui, tout le monde se retrouve dans ce qu'on fait, on se met au travail pour les uns et les autres et ça paye. Je suis très content de ce qu'on réalise, forcément de ce je fais. Même si j'aspire forcément toujours à plus mais il faut rester concentré et humble par rapport au travail effectué.

Pour finir, n'avez-vous pas peur de trouver le temps long à l'hôtel avant le match à 17h sur place (16h en France) ?

Pas vraiment. Comme on est arrivé mardi en milieu de journée, qu'on a enchaîné avec la séance photo, l'entraînement, c'est allé assez vite. Ce (mercredi) matin, on n'a pas eu de moments de trou car la salle est assez loin donc le temps d'y aller et de revenir ça prend du temps. Ça va être le premier moment cet après-midi où on va avoir 3 heures pour se reposer et faire des soins pour ceux qui en ont besoin. Et puis on va enchaîner avec l'entraînement, on aura une séance vidéo. Comme on joue assez tôt et que la salle est assez loin, je pense qu'on ne va pas s'entraîner jeudi matin, on va faire quelque chose à l'hôtel. On viendra peut-être au shooting plus tôt demain après-midi. Sinon, tout est bien "timé", tout est fait pour qu'on soit dans les meilleures conditions. Ça ressemble comme une veille de match qu'on peut vivre dans le championnat sauf que les équipes sont au même endroit du fait de la bulle.

05 mai 2021 à 14:30
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