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ITW GUERSCHON YABUSELE, LE FRENCHIE QUI ATTEND SON HEURE AUX CELTICS

Guerschon Yabusele Boston
Crédit photo : DR

Guerschon Yabusele vit un apprentissage accéléré de la NBA dans une équipe de haut de tableau, les Boston Celtics. Entretien après deux mois de compétition.

Drafté en 2016, Guerschon Yabusele (2,03 m, 22 ans) découvre réellement la NBA cette année. Après une saison passée en Chine et en D-League, le natif de Dreux fait partie intégrante du collectif des Boston Celtics, qui sont en tête de la conférence Est à Noël avec 26 victoires et 9 défaites. Si l'équipe de Brad Stevens connaît actuellement une période plus difficile avec 5 défaites lors des 10 derniers matchs - dont 2 défaites de suite -, le Français entre enfin en jeu de manière plus régulière (5 fois sur les deux dernières semaines, contre 8 fois en un mois et demi auparavant). Après la défaite des Celtics jeudi chez les New York Knicks (102-93), l'ancien joueur de Roanne et Rouen est revenu avec nous sur son apprentissage de la NBA.

Au Madison Square Garden,

 

Vous avez perdu deux matchs de suite, mercredi contre Miami et ce jeudi à New York. Comment l'expliquer ?

Miami mercredi, c'est comme le match de ce jeudi. Ils ont mis de gros tirs, des joueurs chez eux ont pris un peu feu. C'est pour ça qu'ils nous battent mais on n'a pas à craindre les autres équipes, on est une très, très bonne équipe.

Vous avez fait un début de saison remarquable, ne pensez-vous pas que vous le payez un peu... Outre la fatigue, les adversaires s'ajustent, notamment sur Kyrie Irving.

Non, non, du tout. Il y a beaucoup de joueurs dans notre équipe qui sont aussi très, très forts individuellement donc on peut se reposer sur eux quand Kyrie a un traitement de faveur de la part de la défense adversaire.

Huit matchs en douze jours, ça a forcément un lien avec vos défaites actuelles.

Pas plus. On joue comme on a toujours joué... De toute façon c'est la NBA, on sait que c'est comme ça.

 

"Ça fait toujours du bien d'aller en G-League"

 

De votre côté, vos entrées en jeu sont de plus en plus régulières.

Oui je joue un peu plus que je ne jouais au début de saison. Aujourd'hui je reste prêt et j'attends de voir quand j'aurais du temps de jeu supplémentaire pour pouvoir m'exprimer. Je me sens bien. Vu la chance que j'ai d'être ici, je ne peux pas me plaindre.

Vos trois matchs en G-League vous ont-ils aidé ?

Ça fait toujours du bien, d'avoir des minutes, de pouvoir scorer un peu, de gagner les matchs... Même si le jeu est toujours différent de ce que j'ai connu avant. Mais ça fait toujours plaisir d'aller là-bas, de scorer et de revenir.

A New York, vous entrez en jeu dès le premier quart-temps. Plus ensuite. Peut-être à cause d'un tir ouvert refusé ?

C'était un tir que j'aurais pu prendre. Moi j'ai constaté qu'il y avait de l'aide, qu'un gars était ouvert. Je ne sais pas plus que ça (si ça joue sur mon temps de jeu, NDLR). Quand je vais sur le terrain j'essaye de ne pas penser à tout le reste. Je joue, je ne joue pas, c'est la décision du coach.

Justement, vous discutez de votre situation personnelle avec le coach, Brad Stevens ?

Non on a des coachs un peu attitrés pour les joueurs, il y a des coachs avec que je travaille tous les jours. On fait le point sur les matchs... Pour moi c'est Jamie Young, l'assistant. Il me fait du travail individuel, sur le tir, le post-up, le dribble...

 

"Kyrie Irving est un très grand leader"

 

Brad Stevens est un jeune coach (37 ans) déjà très réputé. Comment est-il ?

C'est un super bon coach ! Je ne pense pas que qui que ce soit ne dise du mal de lui. Il sait ce qu'il se fait, dans son coaching il a toujours été bon. Il ne se trompe pas souvent. On écoute ce qu'il dit, on est super content d'être avec lui.

L'autre visage de la franchise, c'est Kyrie Irving, la recrue star de l'été 2017. Il est venu à Boston pour devenir un "franchise player". Est-il vraiment le leader attendu ?

C'est un très, très grand leader. Comme Brad Stevens, il n'y a pas beaucoup de joueurs qui diront du mal de lui. Que se soit sur le terrain ou en dehors. Il nous aide beaucoup, il nous parle beaucoup nous les jeunes. Tu sens que vraiment qu'il veut qu'on aille très, très loin - ce qui est l'objectif de l'équipe - et il est très, très bon pour ça.

Pour l'instant, vous avez pris quasiment deux tiers de tes tirs à 3-points. Vous êtes vraiment devenu un "stretch four" (poste 4 évoluant au large) ?

Je shootais déjà à Rouen ou quand j'ai fait mon cursus Espoirs (à Roanne). Cela a toujours été une de mes qualités sur laquelle je m'appuyais. J'ai beaucoup joué 4. Là je fais 5 (en small ball, NDLR) et 4 mais avoir cette possibilité de shooter c'est intéressant.

Ce jeudi, vous avez croisé Frank Ntilikina, l'autre rookie français de la NBA cette saison. Vous êtes en contact régulier ?

On parle souvent. Là on s'est croisé. On a le même agent (Olivier Mazet). C'est un super type, il a du talent...

23 décembre 2017 à 09:25
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