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GUILLAUME MÉRIE (VITRÉ) : "POUR LE GROUPE, IL ÉTAIT LÉGITIME QUE JE REPRENNE LE COACHING"

Crédit photo : Aurore Vitré

Zoran Durdevic et le club de l’Aurore de Vitré se sont séparés, ce mardi, à cinq journées de la fin du championnat de Nationale 1. Le capitaine Guillaume Mérie reprend les commandes et quitte le terrain. Un pari osé mais obligé pour l’équipe bretonne qui joue sa survie dans la division.  

Le club et Zoran Durdevic se sont séparés ce mardi. Quelles ont été les échéances en interne ?

Nous avons appris hier matin (mardi) la séparation entre le club et Zoran Durdevic. C’est une rupture conventionnelle entre les deux parties. L’ensemble des joueurs a été très surpris. Nous ne nous y attendions pas. Puis en discutant avec le président, on nous a annoncé qu’il n’était pas possible pour le club de prendre un entraîneur extérieur jusqu’à la fin de saison et qu’il fallait trouver une solution en interne. Tous les joueurs à l’unanimité ont décidé que je finisse la saison sur le banc. Mon statut n’est que entraîneur. Je ne peux pas être joueur et entraîneur au niveau fédéral. Mes fonctions vont du match d’Angers, samedi, à celui de Chartres, lors de la dernière journée. Aujourd’hui, toute l’équipe croit à ce maintien.

C’est une situation assez dingue quand même de te voir quitter le terrain.

C’est un choix d’équipe et de logique. Pour le groupe, après de longues heures de discussion, il était légitime que je reprenne le coaching. J’étais capitaine et j’ai de l’expérience en Nationale 1. On m’enlève du terrain où je passe 30 à 35 minutes en moyenne pour devenir coach. Je n’ai aucun intérêt personnel à être coach. Mon projet d’avenir n’est même pas de faire du coaching plus tard. C’est une solution d’urgence.

Comment a réagi le groupe dans son ensemble à cette situation ?

Je suis très agréablement surpris par sa réaction. La séance d’entrainement hier était de qualité, avec beaucoup d’intensité. Quand j’ai accepté la mission, je ne m’attendais pas à cette réaction. 

Comment préparer un match capital comme celui d’Angers dans ces conditions ?

C’est évidemment compliqué. Je ne suis pas un entraîneur reconnu, ni diplômé. Nous partons avec un léger déficit. Mais les joueurs sont prêts, ce sont des professionnels. Le groupe est extraordinaire. J’ai rarement joué avec un effectif si combatif, si uni tout au long d’une saison. Le mot d’ordre est de rester entre nous et de se battre. Nous allons à Angers pour gagner. Mentalement, les joueurs sont bien malgré tout.

Depuis deux matchs (face à Rueil et Tarbes), tu étais relégué sur le banc. Beaucoup de choses ont été entendues autour de cela comme de possibles tensions avec l’entraîneur. Quelle était la raison ?

C’est important d’éclaircir ce point. À 20 seconds de la fin à Epinal, je me suis fais arracher le pouce de la main. Les ligaments étaient touchés et j’ai passé des radios. Nous avons tout de même tenté le coup ensuite contre Quimper et Challans. J’ai joué ces deux matchs avec une attelle. Mais ça a ses limites. Je l’ai fait au mental. Contre Rueil, nous avons tenté que je reste sur le banc et ça a marché puisque nous avons gagné. Face à Tarbes, j’étais dans un processus de réintégration. Ça s’était plutôt bien passé à l’entraînement la semaine, j’ai joué quelques minutes. Mais c’est un sport de haut niveau. C’est difficile dès qu’on est un peu absent.

Et entre le groupe et l’entraîneur, il n’y avait pas plus de tensions que cela ?

Des tensions, il y en a dans tous les clubs entre joueurs et coach. Mais de là à dire que c’est ce qui a provoqué la situation, je ne pense pas. C’est un tout. Connaissant Zoran, il doit jouer le choc psychologique en se retirant. Au fond de lui, il sera content si nous réussissons à nous maintenir. Il faut le féliciter pour son travail l’an dernier et s’en souvenir même si cette année, ça se passe moins bien. Ce n’est pas que de sa faute à lui. C’est tout le monde.

Tu finis donc la saison en tant que coach avec un effectif de neuf joueurs. Sébastien Michineau va être là jusqu’au bout ?

Oui Seb est là jusqu’à la fin de saison. Yann Siegwarth est toujours blessé et ne reviendra pas. Les neuf joueurs sont très motivés. Il n’y a que des compétiteurs dans le groupe. Même les yougo, qui peuvent trouver la situation surprenante, veulent honorer leur contrat jusqu’au bout. Nous nous battrons jusqu’à la fin pour le club, les bénévoles, les sponsors…

22 mars 2017 à 16:16
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