NM1

ITW FABRICE COURCIER (ORCHIES) : "IL RESTE SEPT MATCHS, ÇA NOUS MET DOS AU MUR"

Crédit photo : Gérard Héloïse

Chaque semaine, un entraîneur de Nationale 1 fait un point sur la situation actuelle de son club, les ambitions, et sa vision du championnat. Aujourd'hui, Fabrice Courcier, le coach d'Orchies, s'exprime.  

Pour son retour en Nationale 1, Orchies fait bonne figure dans le championnat malgré une entame quasiment catastrophique. Actuellement sixième avec quinze victoires pour douze défaites, le BCO n'est pourtant pas à l'abri d'une nouvelle relégation. Et pour cause, le club vient de vivre une semaine difficile. L'appel de la sanction de trois points adressée pour la mauvaise gestion financière de l'an dernier a été débouté. Puis le CNOSF a provisoirement suspendu cette décision. Entre deux eaux, le BCO s'apprête à vivre une fin de saison tendue.

La semaine a été difficile pour le BC Orchies. La sanction de trois points a été confirmée à votre encontre puis suspendue. Comment l’avez-vous vécu ?

Il est certain que c’est un coup dur. L’objectif est de faire monter le dossier au CNOSF pour avoir une conciliation et si possible une diminution de la peine. Trois points, c’est super conséquent dans un championnat si serré. Et la période où ça tombe est encore plus compliquée. Il reste sept matchs, ça nous met un peu dos au mur. Puis le dossier BCO a déjà examiné à la mi-saison, nous avons été autorisé à débuter le championnat. Je ne suis pas à même de connaître le dossier et ce qui a été évoqué en commission de gestion mais c’est cher payé un ensemble sportif sur des erreurs qui ont pu exister. C’est fortement pénalisant.  

Vous n’avez pas peur que cela fragilise votre groupe ?

Y’a une certitude, l’ensemble des joueurs ont la sensation de ne pas être responsables de la sanction et simplement d’être sanctionnés comme le club dans son ensemble. Nous étions dans une dynamique pour avoir la meilleure place possible pour les playoffs. Aujourd’hui, nous avons l’épée de damoclès au-dessus de la tête à essayer de gagner des matchs pour se maintenir. Après, même si la sanction est validée, nous sommes un point devant la zone rouge et à un point des équipes qui se battent pour les playoffs. Rien n’est perdu. Il faut regagner et casser la dynamique dans laquelle nous nous sommes installés.

Avec votre défaite mardi face au SAP Vaucluse, vous avez enchaîné une troisième défaite de rang. Cela faisait longtemps que ça ne vous était plus arrivé…

Il y a eu un passage où nous avons tenu pas mal de blessures. Benjamin Smith a été absent plus de six semaines et autour, ça s’est un peu accumulé aussi. Nous avons un peu tiré sur les mêmes, car il y avait moins de rotation. Aujourd’hui, une fatigue physique et mentale existe. Nous avons du mal à mettre la rigueur et l’intensité que nous devrions mettre en Nationale 1. Si la défaite contre Caen peut être expliquée par l’absence de nos deux meneurs, Benjamin Smith et Hugo Dumortier et qu’au basket, c’est compliqué de jouer sans meneur, contre Chartres et Avignon, nous aurions pu gagner en faisant les efforts. Contre Chartres, nous sommes à +15 à un moment en première mi-temps et +11 en deuxième mi-temps. Nous restons frustrés avec ces deux victoires qui nous tendaient les bras. Et en gagnant ces deux-là, même la sanction ne nous aurait pas mis en difficulté. 

Pourtant, vous vous êtes bien relevé après un début de saison très difficile. Que s’était-il passé ?

La difficulté avait été de savoir où nous allions être cette saison. L’engagement en Nationale 1 a été validé le 12 ou 13 juillet. Alors même si j’avais travaillé en amont avec quelques joueurs, il a fallu valider les contrats le 15 juillet. Ensuite, la préparation a été chaotique avec des arrivées tardives. Nous nous sommes entraînés à quatre puis cinq puis six et avons été complet que quinze jours avant le premier match. Puis la majorité des joueurs avait évolué en Pro B par le passé. Il a fallu s’adapter à la Nationale 1, un championnat où jouent des joueurs de très bonne qualité. Sur les neuf premiers matchs, nous en perdons sept. Le mérite revient aux joueurs de pas avoir lâché. Derrière, c’est treize victoires en quinze matchs. Nous avons un potentiel intéressant et un groupe qui s’entend bien. Désormais, nous allons prendre les matchs un par un et faire les comptes à la fin.

On aurait pu penser que la longue blessure de Benjamin Smith soit un véritable handicap. Et finalement, vous avez plutôt remarquablement géré cette période avec quatre victoires en six matchs…  

Il y a eu une vraie cohésion. Les uns et les autres ont fait un petit peu plus défensivement pour ne pas être obligé de marquer trop de points. Offensivement, nous avons trouvé le complément que Ben donnait. Puis Hugo Dumortier est monté en puissance, il a tout le potentiel et la dynamique a perduré. Nous étions dans un schéma de ne craindre personne et d’avoir assez de solidité mentale pour pouvoir jouer sans Ben. Au départ, ça avait été une grosse réflexion : prendre un remplaçant ou pas ? Nous avons décidé de faire confiance aux joueurs. Il y a eu la dimension sportive qui est entrée en compte de mon côté, je préférais continuer avec les mêmes puis il y avait la dimension financière. Nous avons voulu montrer des choses positives pour rester dans cet équilibre financier. C’est pour cela qu’aujourd’hui, je trouve la sanction trop grosse. 

Concernant Neiko Hunter, il est toujours blessé ? Marquise Simmons sera présent jusqu’à la fin de saison ?

Neiko Hunter est toujours arrêté à la suite d’un problème ligamentaire. Marquise a été prolongé jusqu’à la fin du championnat.

Vous êtes dans une spirale de défaites et avez vécu une semaine compliquée. Comment abordez-vous ce match déjà capital à Saint-Vallier ?

Le match aller s’était soldé par une victoire d’un point chez nous. Dans ce deuxième match, si nous ne gagnons pas, il sera compliqué de garder le point average ! À Saint-Vallier, ce sont toujours des matchs compliqués. C’est une équipe qui a du talent, qui a eu du mal à trouver un équilibre à un moment mais l’arrivée de William Gradit a rajouté un talent supplémentaire. Aujourd’hui, ça fait une vraie belle équipe avec une dimension athlétique, des joueurs adroits… Les débuts de matchs sont souvent sources de rythme, ils sont capables de beaucoup marquer. Il va nous falloir contrôler le rythme si nous voulons reprendre une marche vers l’avant. Il faudra livrer un match plein, contrôler Bradford et Strong en sachant que tout le monde est capable de marquer. De toute façon, nous n’allons pas nous amuser à faire un match offensif. Actuellement, nous n’en n’avons pas la capacité.

Cette fin de saison est désormais complètement différente pour vous. Playoffs ou maintien ?

Le discours est de reprendre un nouvel équilibre par rapport à nos trois derniers prestations. Il y a sept matchs à jouer, il faudra trois ou quatre victoires pour le maintien, peut-être cinq pour accrocher les playoffs. Mais nous n’allons pas faire de plan sur la commette. Nous savons simplement que nous aurons deux concurrents directs à jouer, Rennes et Lorient en plus de l’Insep. Nous avons quatre matchs à l’extérieur, trois à domicile. Si nous nous fixons d’en gagner quatre, il faudra donc gagner à l’extérieur. Nous allons à Saint-Vallier avec l’esprit libre.

11 mars 2017 à 11:06
TAG
DID YOU LIKE IT ?
0 PARTAGE
Facebook share
0 COMMENTAIRE

BeBasket

Dites byebye à la publicité et encouragez le travail effectué sur la couverture quotidienne du basket Français !

À partir de 5 € !
QUI A ÉCRIT CE PAPIER ?
DONOVAN GOUGEON
Je ne vais jamais au-delà de la ligne à 3 points, on m'a dit que ça valait moins de points.
Donovan Gougeon
VOUS EN PENSEZ QUOI ?
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
TOUTE L'ACTU
<
1
/
5
>
Coaching

Nous avons détecté que vous utilisez un adblocker ou bloqueur de publicités

AdBlock

Soutenez-nous en désactivant votre bloqueur de publicités pour continuer à profiter d’une information de qualité.

Nous vous invitons à retirer BeBasket de la liste des sites bloqués et à recharger la page pour poursuivre votre navigation.