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ITW JEAN-SÉBASTIEN CHARDON (SAINT-VALLIER) : "JE TIRE LA SONNETTE D'ALARME"

Crédit photo : Thierry Degand

Chaque semaine, un entraîneur de Nationale 1 fait un point sur la situation actuelle de son club, les ambitions, et sa vision du championnat. Aujourd'hui, Jean-Sébastien Chardon, le coach de Saint-Vallier, s'exprime.

Saint-Vallier est sixième au classement de la Nationale 1 mais vient de vivre un mois de janvier difficile. Au-delà des trois défaites en quatre matchs, c'est le jeu proposé qui inquiète Jean-Sébastien Chardon, l'entraîneur du SVBD. Il espère voir son équipe relever la tête en février.

Face à Angers vendredi dernier et avant cela contre Vitré et Rueil, votre équipe a fait preuve d’une grande inconstance. Comment l’expliquer ?

J’ai du mal à l'expliquer. C’est un problème qui dure depuis le début. D’un match à l’autre ou même à l’intérieur d’un même match, on ne voit pas la même équipe. Au mois de janvier, ça s’est encore un peu plus vu car le calendrier était compliqué. On a été incapable d’exister à l’extérieur. Sauf à Challans où on revient dans la partie après avoir été à -24 à la 15e minute. C’est notre souci. 

Malgré tout, quel premier bilan tirez-vous alors qu'on vient juste d'entamer la phase retour ?

C’est dur de faire un bilan car c’est une saison pleine de rebondissements. Mais on peut dire qu’il est en demi-teinte. Nous avons quand même fait plusieurs non-matchs… C’est troublant, voire relativement inquiétant. Aujourd’hui, le bilan de 11-9 permet d’être à la sixième place au classement mais il faut être ultra-vigilant. Nous ne sommes à l’abri de rien. Surtout dans un contexte inquiétant de par nos dernières prestations. Je tire un peu la sonnette d’alarme par rapport aux matchs de janvier.  

Huit joueurs ont été changés à l’inter-saison. C’est aussi une année de transition, non ?

Oui, c’est une année de transition. L’idée est de démarrer un nouveau cycle et de construire un socle solide. Il n'en reste que comptablement, nous sommes moins bien que l’an dernier. Et c’est la manière qui m’interroge, qui me trouble. Nous n’arrivons pas à trouver cette stabilité sur laquelle nous pourrions construire collectivement. Nous avons du mal à progresser dans cette saison et janvier montre même un retrait dans la qualité du jeu. La Nationale 1 est un championnat de série. À nous d’en créer une en février. 

Depuis le début, il n'y a en effet qu'une seule fois où vous avez enregistré trois victoires de rang au mieux.  

Et encore, c’était une série avec une victoire laborieuse contre Lorient puis un match face au Centre Fédéral. Je cherche la bonne formule, les bonnes associations, le bon registre défensif depuis plusieurs semaines. Nous sommes l’une des équipes qui a le moins enchaîné depuis le début de saison. Tarbes, Souffel', Caen ou encore Rueil ont tous leur bonne séquence. Les deux saisons précédentes, nous avions réussi à enclencher de belles dynamiques. Pour le moment, ce n’est pas le cas.

Quels objectifs vous fixez-vous pour la fin de saison ?

C’est très difficile de formuler des objectifs précis. Aujourd’hui, je me soucis uniquement des problèmes que nous rencontrons sur notre collectif. Ce que je vois c’est qu’un top 5 se dégage et que nous ne sommes pas dans la course pour les toutes premières places. Après, il y a la notion de playoffs. Quand on y arrive, c’est une nouvelle saison commence. Ce serait une déception de ne pas y participer mais aujourd’hui, quelle équipe ne serait pas déçue ? Tout le monde ou presque s’en donne les moyens.

Surtout que beaucoup d'entraîneurs retouchent leur effectif. Vous, il n’y a eu aucun mouvement depuis le début de saison.

J’essaie de tenir les lignes de conduite en ayant un maximum de stabilité. Nous avons les moyens de faire mieux et je considère avoir la solution en interne. J’ai neuf joueurs. Je pourrais potentiellement avoir un dixième joueur. Mais ce n’est pas d’actualité. 

Omar Strong par exemple, on aurait pu imaginer le voir plus performant. C’est un souci de confiance ?

Omar Strong, c’est en effet un exemple individuel qui reflette notre instabilité. C’est un joueur qui n’a pas de continuité. Il peut être fabuleux sur un match et passer au travers le suivant. C’est dur à suivre. Et quand il n'y a pas une série de victoires, c’est compliqué. Il faut trouver la bonne alchimie. 

À l’inverse, les jeunes comme Théo Lefebvre vous donnent des motifs de satisfaction ?

Théo, j’en suis très satisfait. Il a plus de 20 minutes de temps jeu en moyenne, c’est une vraie satisfaction de lui proposer ce genre de rôle. Il a plein d’avenir et a su saisir sa chance. Sade Aded Hussein est aussi de plus en plus responsabilisé tout comme J-D Biog même s’il est sur le même poste que Steffen Bradford. Je suis très content de ces trois là.

Ce vendredi, vous recevez Andrézieux. Un derby pour un déclic ?

L’aspect de derby, il n’y en a pas forcément encore contre Andrézieux car c’est tout récent. Mais vu la forme d’urgence, nous avons besoin de l’emporter. Ils font en plus une bonne petite saison et sont à prendre très au sérieux. Nous sommes sur la corde raide et il faut faire attention de ne pas basculer du mauvais côté. Ça passera par une bonne performance.

02 février 2017 à 11:32
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