NM1

ITW PIERRICK MOUKENGA (SAINT-VALLIER) : "JOUER LA GAGNE, C'EST UNE CHANCE"

Crédit photo : Gérard Héloïse

À bientôt 33 ans, Pierrick Moukenga vient de réaliser la meilleure saison individuelle de sa carrière à Andrézieux (NM1). Des performances qui vont lui permettre de rejoindre l'an prochain l'une des grosses écuries de ce championnat, le Saint-Vallier Basket Drôme (SVBD). Retour avec lui sur son parcours et sur cette très belle progression.

Il fut l'une des bonnes surprises de cet exercice 2019/20 de Nationale Masculine 1 (NM1). Arrivé à Andrézieux (NM1) après avoir pas mal "bourlingué" en à l'étage inférieur comme il le dit lui-même, Pierrick Moukenga (2,03 m, 32 ans) a réalisé dans la Loire une saison individuelle très satisfaisante, que l'on peut même considérer comme étant la meilleure de sa carrière. S'il avait déjà évolué à cet échelon par la passée, et notamment lors ses premières années dans le basket professionnel, sous les couleurs de la JSA Bordeaux et de Châlons-en-Champagne, il y est revenu cette saison avec pour la première fois un rôle de cadre important.

Une année réussie à Andrézieux

Performant, il a compilé cette saison 14,5 points à 42,7% de réussite, 5 rebonds et 1,1 passe décisive pour 12,3 d'évaluation en 30 minutes de moyenne. "Ce fut une bonne saison, durant laquelle j’ai réussi à m’exprimer sous les ordres de Sébastien Cherasse. Il m’a vraiment donné beaucoup de confiance et de responsabilités et je lui ai plutôt bien rendu même si en tant que perfectionniste, j’aurai aimé faire mieux autant personnellement que collectivement". Longtemps engagé dans la course au top 5 de la poule B de NM1, les Ligériens ont connu un mois de Janvier et de Février un peu plus compliqué, terminant finalement en septième position avec un bilan équilibré de 13 victoires pour autant de défaites. De quoi envisager une participation aux playoffs à l'aube de la seconde phase, mais qui n'auront finalement donc jamais lieu.

Au service d'un collectif assez jeune, il a tenté d’apporter au quotidien son expérience, comme il nous l'a confié. "On avait un effectif plutôt inexpérimenté donc je devais être un leader et montrer l’exemple pour essayer d’emmener le groupe le plus haut possible. J’étais aussi le relais du coach avec le vestiaire pour faire en sorte que tout le monde se sente bien. Puis sur le terrain je devais mettre des points, essayer de débloquer les situations compliquées. J’avais un peu le rôle d’un « américain », c’était une découverte pour moi et c’était plutôt plaisant". Un plaisir qui s'est donc retranscris dans ses performances sur le terrain.

Le parcours d'un baroudeur

Poste 4 capable de s’écarter pour dégainer derrière la ligne à 3-points, où de jouer près du cercle grâce à ses qualités physiques, son profil complet a tapé dans l'œil du nouveau coach de Saint-Vallier Basket Drôme, Philippe Namyst. Lorsque le club drômois est entré en contact avec lui, il n'a "pas hésité longtemps" à s'engager. "Le projet sportif du club collait à l’évolution que je voulais donner à ma carrière. Après avoir montré que je pouvais être performant à ce niveau, j’ai envie de l’être dans un collectif aux ambitions élevées". Il devrait être servi l'an prochain quand on connait l'appetit du SVBD.

Une suite logique pour celui qui a commencé le basket sur le tard, à l’âge de 16 ans. "J’ai commencé le basket grâce à mon oncle (Vincent Mbassi) qui forme beaucoup de très bons jeunes joueurs dans la région bordelaise". Repéré alors qu’il évoluait aux JSA Bordeaux (NM1), il a intégré dans par la suite le centre de formation d'Orléans. Après un passage à Châlons-en-Champagne (NM1), il s'en suivra de longues années à barouder en Nationale 2, passant par Marmande, Mirecourt, Ormes, GET Vosges (club avec lequel il a remporté le championnat de France de Nationale 2, avec un panier sur le buzzer contre Caen en playoffs), Tremblay, Tours, et Cergy. S'il a mis quelques années à retrouver l'échelon supérieur, sa carrière n'a cessé de progresser, l'emmenant logiquement vers des cimes plus élevées.

Objectif Pro B

Dans un effectif taillé pour jouer la montée en Pro B la saison prochaine, il aura sur les bords du Rhône un rôle sûrement différent de celui qu'il avait à Andrézieux l'an passé. Mais cela l'importe peu, "c’est une belle opportunité que le Saint-Vallier Basket Drôme et le coach Philippe Namyst m’offrent" ajoute-t-il. Redescendu en Nationale 1 Masculine en 2014 après sept années passées en Pro B, et après être passé plusieurs fois tout proche de graal (avec notamment une défaite en finale des playoffs 2016 à domicile contre Aix-Maurienne), l'objectif des Drômois est clair, remonter en Pro B à l'issue de la saison prochaine.

Une quête dans laquelle il souhaite apporter sa contribution sur le plan individuel. Désireux de "trouver ses marques" dans un nouvel environnement, il souhaite simplement "aider l'équipe à atteindre ses objectifs". Une tâche qui ne sera pas aisée au regard du recrutement des autres prétendants, tels que Caen, Tours ou encore Le Havre. Dans un championnat de Nationale 1 Masculine où le niveau des candidats à l'accession à la Pro B ne cessé de progresser, la lutte fera rage, et ça va être passionnant à suivre.

31 mai 2020 à 14:24
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