NM1

ITW RALPH TEMGOUA, LE BORDELAIS EN PLEINE ASCENSION

ITW Ralph Temgoua (EN ATTENTE)
Crédit photo :

Mission réussi pour les JSA.

En venant à bout du GET Vosges vendredi dernier (65-54) pour cette vingt-huitième journée de Nationale 1, Bordeaux retrouve le succès après plus d'un mois de disette (cinq défaites consécutives). Une victoire importante qui relance la formation bordelaise dans l'optique des playoffs.

Quelques heures après la rencontre, Ralph Temgoua (1,94 m, 27 ans) s'est longuement entretenu avec nous sur sa saison, son club et ses objectifs. Deuxième option offensive du dispositif de Régis Racine, le swingman est l'un des joueurs à suivre à son poste en NM1. Après une première saison de découverte de la division l'année dernière sous les couleurs de Cergy-Osny-Pontoise - où il avait terminé meilleur marqueur du groupe -, le Franco-Camerounais confirme les espoirs placés en lui au sein de la formation bordelaise.

Bonjour Ralph, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je m'appelle Ralph Temgoua, poste 2-3 franco-camerounais de 27 ans évoluant pour ma deuxième année professionnelle aux JSA de Bordeaux.

Quel est votre parcours ?

J'ai commencé le basket à l’âge de 9 ans dans le Val-de-Marne, à Sucy-en-Brie, où j'y ai passé mes années de poussin à minimes (U11 à U15). J’ai ensuite poursuivi ma formation française dans différents clubs parmi lesquels l'US Orthez ou encore Poissy avant de partir pour les États-Unis à 18 ans. J’y suis resté en tout six ans dont deux années en High School et quatre dans l’Université de St Lawrence en NCAA III.

À la fin de mon parcours universitaire, je suis rentré en France à l'âge de 24 ans pour entamer ma carrière professionnelle. À cause de mon retour tardif au mois de septembre et du fait que j'étais complètement inconnu du marché français, j'ai eu beaucoup de mal à trouver un club. J'ai ensuite eu la chance et l'opportunité de pouvoir intégrer l'effectif de Vanves (N2) pour disputer la deuxième partie de la saison, ce qui m'a permis d'attirer l'attention de certains coachs dont celui de l'ECOP qui cette année-là jouait la montée en N1 et a fini par y accéder. Après une première année en NM1 décevante du point de vue collectif avec Cergy à cause de la descente du club en NM2, j'ai eu la chance de retrouver un club dans la même division au JSA Bordeaux, dans lequel je joue actuellement.

Comment s'est passé votre signature aux JSA l'été dernier ?

Ma signature aux JSA a été plutôt tardive dans l'intersaison (il a signé début août). Le club était en pleine phase de changement cet été-là suite au départ du coach et à la venue de Régis Racine pour le remplacer, ce qui a un peu fait traîner les choses.

Vous avez fait une très belle première partie de saison, quelles sont vos objectifs personnels en cette fin de championnat ?

Mes objectifs sont de continuer à progresser et m'améliorer au fur et à mesure en apprenant des joueurs plus expérimentés que je côtoie au quotidien. Le but est de franchir un cap et de passer des étapes. Donner le meilleur de moi-même pour contribuer aux bons résultats de l'équipe. Comme tout joueur et compétiteur ambitieux, j'ai pour but de jouer au plus haut niveau possible afin d'atteindre le maximum de mes capacités (Ralph tourne à 13,6 points à 51,1%, 3,3 rebonds et 2 passes décisives pour 12 d'évaluation en 32 minutes après 23 matchs de championnat, NDLR).

De même, quels sont les objectifs de Bordeaux cette saison ?

Au début de la saison, le club n'avait pas clairement défini d'objectif à atteindre. Mais nous sommes une équipe ambitieuse et consciente de ses capacités et c'est pour cela que nous allons tout donner pour aller le plus loin possible. Même si on a traversé de nombreuses périodes difficiles notamment à cause de multiples blessures, ce qui nous a un peu handicapé, nous restons confiant et concentré sachant que rien est encore joué (les JSA sont actuellement dixième avec un bilan de 15 victoires et 14 défaites, NDLR).

Il est comment comme coach Régis Racine ?

Comme sa réputation l'indique, c'est un coach qui met vraiment l'accent sur la discipline, la rigueur et l'aspect défensif du jeu. Sur le terrain il est très exigeant et minutieux sur les petits détails qui font souvent la différence. C'est un passionné et travailleur acharné qui pousse ses joueurs à donner le meilleur d'eux-mêmes.

Et le Président Boris Diaw ?

Comme vous vous en doutez, il a un emploi du temps extrêmement chargé et je n'ai eu l'occasion de le rencontrer qu'une ou deux fois au tout début de la saison. Etant donné que ce n'est que ma première année aux JSA, je n'ai pas vraiment eu le temps de me faire une opinion.

Bordeaux est une des plus grande ville de France (neuvième par sa population), quelle est la place du basket dans l'agglomération ?

Elle n'est pas aussi importante que le foot ou le rugby mais le basket a sa place dans cette ville. On s'en rend compte à chaque fois qu'on joue à domicile.

Comment définirez-vous le public bordelais ?

Passionné et très impliqué, c'est vraiment le sixième homme dont toute équipe rêve d'avoir. Leur soutien nous est d'une très grande aide surtout dans les moments les plus compliqués de la saison.

Serez-vous toujours à Bordeaux la saison prochaine ?

Pour l'instant, je suis focalisé sur la saison avec Bordeaux. Pour l’année prochaine, c'est encore prématuré mais mon but est de pouvoir atteindre le plus haut niveau possible. Je reste ouvert à toute proposition et le fait de jouer la continuité avec Bordeaux peut être intéressant.

Comment est la vie en Gironde ?

C'est une région où il fait bon vivre, les gens sont chaleureux et le climat est plutôt agréable. J'avais déjà eu l'occasion de vivre une année dans le Sud-Ouest lors de ma saison a l'US Orthez, et mon expérience à Bordeaux ne fait que confirmer mon ressenti sur cette région et sa population.

En dehors du basket, que faites vous ? Avez-vous des passions ?

Des passions... j'en ai pas tant que ça. Le basket qui est l'une d'elles me prend 90% de mon temps ne laissant pas beaucoup de place pour d'autre activités.

On ne le dira jamais assez, les sportifs professionnels doivent penser à l'après basket. Avez-vous une idée de ce que vous souhaiteriez faire plus tard ?

C'est vrai que c'est un sujet qui préoccupe beaucoup de sportifs. En ce qui me concerne, je n'ai pas encore d'idée claire et fixe de ma future reconversion. Mais quelque soit l'activité que je choisirai d'exercer elle se fera outre-Atlantique. Pendant mon cursus universitaire aux États-Unis, j'ai vraiment adhéré à leur état d'esprit et leur mode de vie, c'est clairement un système qui me convient. De plus, mon frère habite à Montréal au Canada depuis quelques années maintenant, donc le choix de l’Amérique du nord s'impose à moi comme une évidence.

Un petit mot sur le Quai 54 que vous avez remportez l'été dernier ?

Le Quai 54 est un événement qui n'a plus besoin d’être présenté. C’est simplement l’un des meilleurs tournois de rue au monde auquel tout joueur de basket, professionnel ou amateur aimerait participer. Pour moi ça représente aussi une occasion de retrouver des amis que j’ai pas l'occasion de voir pendant la saison. On souligne souvent le côté compétitif du Quai 54, mais pour moi c’est avant tout un événement festif où on prend beaucoup de plaisir en tant que joueur, mais aussi en tant que spectateur. Le fait de l'avoir remporté ajoute un challenge et une motivation supplémentaire pour la prochaine édition où notre équipe devra remettre son titre en jeu.

02 avril 2015 à 19:48
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