NM1

ITW SÉRAPHIN SAUMONT : "JE SAIS QUE JE PEUX FAIRE BEAUCOUP MIEUX"

Séraphin Saumont
Crédit photo : Guillaume Poumarede

Après deux saisons du côté du Havre, Séraphin Saumont est en fin de contrat et il ne sait pas encore s'il va prolonger son aventure en Normandie. En cette période d'incertitude, il est revenu pour nous sur son parcours, lui qui a déjà traversé des moments compliqués mais ne compte surtout pas lâcher.

Ils ne sont pas nombreux à pouvoir se targuer de tourner à plus de 40% derrière la ligne à 3-points (42,9% lors de la saison 2019/20 pour être exact). Séraphin Saumont (1,98 m, 25 ans) fait partie de ces postes 4 "fuyant" capables de s'écarter de la raquette pour scorer à longue distance. Une adresse qu'il ne cesse de travailler à l'entrainement, et cela porte ses fruits comme en témoigne ses pourcentages de réussite aux tirs. Passé par des moments difficiles, il s'est livré sur son parcours, lui qui vient d’avoir le bonheur d’être jeune papa.

La découverte du monde professionnel 

Originaire du Nord, c'est au BC Steenwerck qu'il a fait ses premiers pas balle en main. Repéré par le Basket Club Maritime (BCM) Gravelines-Dunkerque lors de rassemblements des équipes Jeunes du Nord Pas-de-Calais, il n'a pas hésité à rejoindre leur centre de formation. Il a fait là-bas toutes ses classes, disputant notamment cinq saisons avec les espoirs. En parallèle à cela, il a eu la possibilité de côtoyer le monde professionnel, s'entrainant à partir de ses 19 ans avec l'équipe première. Après avoir réalisé une dernière saison remarquée chez les espoirs (12,2 points à 53,8% de réussite aux tirs, 9,7 rebonds et 1,9 passe décisive pour 18,3 d'évaluation en 31 minutes de moyenne), il a été appelé en équipe première. Une expérience qu'il juge "enrichissante" et qui lui permis de faire trois apparitions en Pro A et de découvrir également la coupe d'Europe, lors d’un déplacement à Saragosse.

Fort de ses années passées dans le Nord, il a pris la direction de Charleville-Mézières, alors en Pro B pour la saison 2015/16. "J'ai fait le choix d’aller à Charleville parce que le coach de l'époque, Cédric Heitz, avait pris la peine de se déplacer au trophée du futur à Cholet. Et c’est à ce moment-là qu’on s’est rencontré, et ça s’est fait rapidement". Si son début de saison a été plutôt "moyen" comme il le juge lui-même, il a profité de la blessure son coéquipier, Maxime Zianveni, pour se mettre en évidence, réalisant notamment à ce moment-là un double double (12 points et 14 rebonds). "J’ai plutôt bien assuré pendant son absence. Le coach a eu le flair de me mettre dans le cinq de départ et j’ai répondu présent, donc c’est top". Il a terminé la saison avec un bilan de 4,2 points à 52,2% aux tirs, 5,5 rebonds et 0,6 passe décisive pour 7,8 d'évaluation en 19 minutes de moyenne. Plutôt satisfaisant pour une première saison en Pro B, à seulement 21 ans.

Deux années délicates 

Mais c'est alors qu'il a connu une période compliquée, pendant pratiquement deux ans. D’abord victime d'un accident de randonnée lors de l’été 2016, il est resté immobilisé pendant six semaines avant de devoir partir en rééducation à Capbreton. Il a ainsi manqué en tout plus de 4 mois de compétition. Il revient sur cette période délicate. "Ça n’a pas été simple mentalement mais le club de Charleville ne m’a pas laissé tomber pendant cette intersaison et je les en remercie encore. J’ai mis du temps de revenir à 100% mais le staff avait confiance en moi donc j’étais vraiment dans des dispositions parfaites pour retrouver mon niveau ». Avec un temps de jeu réduit, il n’a cependant réussi à retrouver ses statistiques de la saison précédente (3,4 d’évaluation de moyenne)

Toujours à Charleville-Mézières l'année suivante, il a vécu une nouvelle saison délicate, que ce soit sur le plan d'individuel (3,7 d'évaluation) avec une nouvelle fois un temps de jeu limité (12 minutes de moyenne), que sur le plan collectif, avec une relégation en Nationale 1 Masculine en fin de saison. "On a changé de coach cette année-là et j’étais cantonné à des bouts de matchs donc j’ai un peu perdu le goût du basket, mais ça fait partie d’une carrière".  Un "plaisir perdu" qu'il a souhaité retrouver dans un autre environnement puisqu'il a quitté les Ardennes l'été suivant, après trois saisons passées là-bas, pour redescendre en Nationale 1 Masculine.

En Normandie, pour mieux rebondir

Un championnat qu'il a découvert en signant un contrat de deux saisons avec le Saint Thomas Basket (STB) Le Havre. Associé sur le poste 4 avec Romain Dardaine, il a formé un duo redoutable, tout particulièrement derrière la ligne à 3-points. Réussissant quasiment une tentative sur deux (48,2% aux tirs à 3-points) en 2018/19, il a activement participé à la bonne saison des Normands. Terminant en deuxième position de la poule Haute de NM1 lors de la seconde phase (derrière Souffelweyersheim promu en Pro B), le STB a ainsi bénéficié de l'avantage du terrain lors de l'ensemble des playoffs.

Malheureusement pour eux, Séraphin Saumont et ses coéquipiers ont échoué sur la dernière marche. Opposé à Saint-Quentin, ils se sont inclinés lors du match 3 des finales, par la plus petite des marges. Il tient cependant à garder le positif de cette expérience. "L’ambiance dans les salles pendant les playoffs, c’était vraiment incroyable. On avait eu du mal à remplir les Docks Océane pendant toute la saison (environ 700-800 personnes). Pendant la finale, il y'avait dans la salle 4 000 personnes qui étaient là pour nous pousser, c’était quelque chose de très fort."

Cette saison, les Havrais ont de nouveau jouer les premiers rôles, s'étant qualifiés en poule haute pour la seconde phase, avant l'arrêt précipité de la saison. D'un point de vue personnel, il a compilé 5,7 points à 44,5%, 4 rebonds et 2 passes décisives pour 9 d'évaluation en 20 minutes de moyenne. "Je pense que j’ai fait une meilleure saison que la précédente réalisé ici mais je sais que je peux faire beaucoup mieux", nous confie-t-il. Une progression individuelle qu'il devrait poursuivre dans les saisons à venir donc.

Joueur de devoir, capable de bien défendre et qui aime jouer pour les autres, il s'est pleinement épanoui sous les ordres de Hervé Coudray et a pu montrer sa capacité à rebondir suite aux deux saisons difficiles passée du coté de Charleville-Mézières. Il tient à tirer ainsi un bilan positif de ces deux saisons en Normandie. "Je suis surtout content de la manière dont mon Coach (Herve Coudray) a réussi à me faire aimer de nouveau le basket après une dernière année à Charleville-Mézières où ça été très dur mentalement pour moi. Donc rien que pour ça je suis content d’avoir fait le choix du Havre". S’il ne sait pas encore s’il va poursuivre l'aventure ici, sa volonté reste claire. "Je souhaite aider une équipe à jouer les premiers rôles en N1, au Havre ou ailleurs".

11 mai 2020 à 16:28
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