NM1

ITW VINCENT ATEBA (SAINT-VALLIER) : "LE TRAVAIL ET LA CONSTANCE SERONT LES MAÎTRES-MOTS"

Crédit photo : Gérard Héloïse

Figure bien connue du championnat de Nationale 1 Masculine (NM1), Vincent Ateba a vu son bail prolongé dans la Drôme pour les deux prochaines saisons. Joueur méritant, ayant le sens du combat et du collectif, il est revenu pour nous sur son parcours, son rôle de capitaine et ses ambitions pour la saison à venir.

Il y a des joueurs dont le nom résonne avec celui d’un club par leur fidélité, leur engagement et leur état d’esprit. « Vincent Ateba fidèle au Saint-Vallier Basket Drôme », c’est d’ailleurs en ces termes que le club drômois a annoncé conserver son ailier pour les deux prochaines saisons. Une prolongation officialisée en tout premier lieu, signe de l’importance du joueur aux yeux du club et de la confiance mutuelle qui peut exister. Arrivé sur les bords du Rhône en 2016, il est devenu depuis le départ de Jesse Delhomme l’un des garants des valeurs d’un club à l’état d’esprit familial et où le collectif doit primer sur les intérêts individuels. Des valeurs qui sont celles d’un capitaine exemplaire, qui a fait l’unanimité sur le terrain mais également en dehors, celle d’un véritable joueur de devoir.

De ses débuts à Orléans à l’arrivée à Saint-Vallier

Originaire du Loiret, de Saint-Jean de Braye précisément, Vincent Ateba (1,96 m, 34 ans) a fait quasiment toute sa formation du côté du club phare locale, l’Orleans Loiret Basket. Franchissant les étapes les unes après les autres, il a intégré à l’âge de 19 ans l’équipe première, avec qui il a découvert la Pro B lors de la saison 2004/05. N’ayant que peu l’occasion de se montrer (seulement 5 apparitions cette année-là), il a décidé l’été suivant de rejoindre les Etats-Unis et de « tenter l’expérience » universitaire américaine. Passé par deux années en JuCo (Junior college) avant de rejoindre le Missouri et évoluer deux saisons en NCAA II, il a jugé cette expérience « enrichissante » car elle lui a notamment apporté « la dureté » qui caractérise son style de jeu aujourd'hui.

De retour en France, il a porté les couleurs d’Andrézieux (NM2), Sorgues (NM1) et Denain (Pro B) avec plus ou moins de réussite. En 2013, il a pris la direction de Saint-Chamond, alors en NM1, avec qui il a vécu d’excellents moments comme il nous l’a confié. « J'ai été séduit par le projet d'Alain Thinet. Grand bien m'en a pris puisque qu'on a remporté le championnat au bout de ma deuxième saison en déjouant pas mal de pronostics ». Il a d’ailleurs réalisé cette saison-là sa meilleure saison individuelle, tournant à 8,9 points à 46,7% de réussite, 3,2 rebonds et 2,6 passes décisives pour 10,7 d’évaluation en 23 minutes de moyenne, mais l’important était ailleurs avec ce titre acquis de haut vol.

« J'aime aussi guider et remotiver mes coéquipiers »

Après une nouvelle saison dans la Loire, il rejoint Saint-Vallier lors de l’été 2016 avec un seul objectif : ramener le club en Pro B. Un club dans lequel il se sent bien, comme il nous le confirme. « Saint-Vallier est un club familial au projet ambitieux. Pour ça, il faut saluer le travail du Président Patrice Pericard et de toute l'équipe dirigeante, mais aussi de tous les bénévoles qui ne comptent pas leurs heures ». Avant d’ajouter. « Le cadre de vie y est plutôt sympa surtout quand on est en famille comme moi et malgré la faible densité d'habitants et contrairement à ce qu'on pourrait penser on ne manque de pas grand-chose ».

Sur le plan sportif, on pourrait résumer le parcours du Saint-Vallier Basket Drôme de la manière suivante : toujours placé, jamais gagnant. En témoigne ses deux défaites en playoffs lors des deux derniers exercices ayant pu aller jusqu’à leur terme (2017/18 et 2018/19). D’un point de vue personnel, le natif d’Argenteuil a continué d’apporter son intensité et son agressivité des deux côtés du terrains. Un été d’esprit irréprochable au quotidien qui lui a valu d’être nommé capitaine à l’aube de la saison 2018/19. « Être nommé capitaine m'est toujours tombé dessus comme ça. J'ai un caractère assez calme et serein tout en étant vocal sur le terrain. J'aime aussi guider et remotiver mes coéquipiers. C'est peut-être ça que mes différents coaches et coéquipiers voient en moi. Mais je ne change pas ma manière d'être pour autant. Je fais tout de façon naturelle, me forcer changerait sûrement mon rendement sur le terrain ».

Un groupe expérimenté

Premier joueur à avoir officiellement prolongé à Saint-Vallier il y’a quelques semaines, il n’a pas hésité une seule seconde. « Quand je suis arrivé ici il y a 4 ans c'était pour aider le club à remonter et j'aimerais bien réussir. Il était donc naturel pour moi de rester dans le projet d'autant plus que le club reste ambitieux et c’est quelque chose dont j'ai besoin ». Une volonté d’accéder de nouveau à l’étage supérieur qui s’est traduit par la construction d’un effectif taillé pour jouer les premiers rôles, dont il est revenu dessus pour nous. « Je sais que l'équipe dirigeante n'était pas contre le fait de garder plus de joueurs de la saison passée mais la construction de l'équipe et les différentes opportunités ont fait que nous ne sommes que trois à rempiler mais les joueurs qui vont arriver ont eux aussi beaucoup d'expérience et tous faim de victoires. »

Un renouvellement important de l’effectif qui va permettre au club drômois de repartir sur de nouvelles bases, mais avec toujours la même ambition. « Une fois de plus le SVBD va avoir un groupe de qualité. Avec une ligne arrière de premier plan, entre Marc-Antoine Pellin, Xavier Gaillou et Marcos Suka Umu. Dans l'aile, Florent Tortosa et moi sommes complémentaires pour poser pas mal de soucis aux équipes adverses et le secteur intérieur a de la menace extérieure avec Pierrick Moukenga et beaucoup de densité physique avec Demond Watt et Pape Beye. Sans oublier Johan Péricard et Dorian Lemoine qui vont amener pas mal de fraîcheur, leur adresse et leur envie de bousculer la hiérarchie », analyse-t-il.

Un groupe où semble donc se mêler expérience et fortes personnalités. Ce n’est pas un problème selon lui. « Il y a en effet beaucoup de personnalités et c'est un plus pour moi. Je préfère un groupe de caractère comme j'ai pu connaitre ces dernières années plutôt que des joueurs lisses. On l'a déjà dit, l'ensemble des joueurs aura pas mal d'expérience et je pense qu'on saura tous se dire les choses et accepter les critiques pour être meilleur individuellement et collectivement ».

« Le travail et la constance seront les maître-mots »

Des qualités qui seront nécessaires au regard du recrutement des autres prétendants, où l’on retrouve notamment l’Union Tours Basket Métropole où évolue Fabien Ateba, son petit frère. Une rivalité qu’il évoque avec nous. « On se charrie souvent. Avec ce format de 2 poules, ça fait 2 ans qu'on évolue dans le même championnat mais qu'on ne se rencontre pas et c'est dommage ». Il en profite également pour souligner la hausse du niveau de la NM1 et fait le point sur le recrutement des concurrents. « Il n'est pas rare sur ces dernières saisons de voir pas mal de clubs de NM1 battre des équipes de Pro B (en Coupe de France). Certains diront que les clubs de LNB ne jouent pas le jeu mais c'est quand même à noter. Pour la saison prochaine Tours, Le Havre et Chartres entre autres font figure de favoris sur le papier tout comme nous je pense mais d'autres équipes auront une carte à jouer comme Lorient, La Rochelle et les surprises qui bousculent les prédictions chaque année ».

D’un point de vue individuel, ses ambitions sont claires. « J'aimerais tout simplement vivre une saison pleine en continuant à progresser et d'être là pour mon équipe quand elle aura besoin de moi, collectivement je nous souhaite de vivre une saison avec la montée au bout mais pour tout ça la rigueur, le travail et la constance seront les maître-mots ». Un engagement quotidien qui ne doit rien laisser au hasard afin d’atteindre enfin cette année, le fameux graal tant attendu par tout le public drômois.

20 juin 2020 à 14:00
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