NM1

LES EXPLICATIONS DE JOACHIM DUTHÉ SUR SON DÉPART DES JSA BORDEAUX

Crédit photo : JSA Bordeaux

Joachim Duthé explique pourquoi il a décidé de démissionner de son poste de coach principal et directeur sportif des JSA Bordeaux (NM1).

Installé aux JSA Bordeaux depuis 2017, le directeur sportif et coach de l'équipe fanion masculine a décidé de démissionner la semaine dernière, alors que la saison ne fait que commencer. Joachim Duthé (43 ans) a expliqué à BeBasket pourquoi il a pris cette décision drastique.

Le timing

« Contrairement à ce qui a été annoncé dans les médias, je n’ai pas décidé de quitter mes fonctions au lendemain de la défaite à Tarbes-Lourdes, le 23 octobre dernier. Ma décision avait été prise une semaine plus tôt, après le match contre Rennes. Je l’ai définitivement confirmé le mardi qui a suivi au président des JSA Bordeaux Métropole Basket, Alexandre Ducourtieux, et au vice-président, Charles Paillette, qui ont validé ma décision d’un commun accord. J’ai simplement proposé à Alexandre et Charles de continuer jusqu’au vendredi et au match à Lourdes afin de leur rendre service, afin qu’ils « gagnent du temps » dans la recherche d’un successeur. »

La raison

« Ce n’étaient pas les résultats (1 victoire, 4 défaite), ni les moyens mis à disposition pour construire l’effectif, dont la masse salariale est plus faible que certains gros clubs de NM3. D’autant plus que je prenais beaucoup de plaisir à coacher cette équipe. C’est plutôt un SMS, reçu peu de temps après la défaite contre Rennes, de Denis Lacampagne (président de l’association JSA Bordeaux qui détient les droits sportifs, membre du conseil d'administration des JSA BMB, de la cellule recrutement et dirigeant historique du club), qui a provoqué ma décision. Dans ce SMS, il est écrit que les JSA ne sont pas mon « joujou », que je n’ai « pas le droit de (me) mettre au-dessus de l’institution », et que je n’avais pas respecté les personnes qui avaient œuvré au recrutement et à la qualification de Lamontray Harris, sous prétexte que je n’avais pas fait jouer Lamontray, arrivé la veille à l’entraînement collectif. Denis Lacampagne m’a prêté de mauvaises intentions que je ne pouvais accepter. Mon choix de ne pas faire jouer Lamontray, pour lequel j’avais moi aussi passé du temps dans le processus de recrutement, était un choix de coach, ni plus ni moins. Avec tout le respect que j’ai pour Alexandre, je considère Denis Lacampagne comme le dirigeant le plus important du club. A partir de là, et du moment où il conclut ce sms par « trop c’est trop. Je ne suis pas décideur, mais à titre personnel, je ne supporte plus », j’ai décidé de me retirer. »

Ma philosophie sur la relation entraîneur/dirigeants

« J’ai toujours accepté d’expliquer, à sa demande après certaines défaites, mes choix de coaching à Denis Lacampagne depuis qu’il m’a donné la chance de coacher les JSA en 2017. En ne perdant pas de vue ma philosophie, la même que lorsque j’étais joueur : les joueurs gagnent, les coaches perdent. Qui dit défaite, dit pour moi mauvais choix du coach. Celui de ne pas faire jouer Lamontray, probablement mauvais car il y a une défaite, ne sera cette fois pas expliqué car selon Denis Lacampagne : « aucune explication ne pourra (...) convaincre. »

Mes souvenirs des JSA

« J’ai connu quatre présidents des JSA BMB en un peu plus de cinq ans. Et avant moi, il y avait eu 7 coaches en 7 ans. Je suis peiné par l’évolution, ou plutôt le manque de stabilité, du club, souvent miné par la notion de conflit. Je souhaite pour lui que le projet d’Alexandre et de Charles, qui s’activent beaucoup, trouvera sa pérennité. Néanmoins j’en garderai des souvenirs sportifs mémorables :

  • la montée en NM1 au ranking (et non sur dossier comme certains le disent) en arrachant la 3e place en gagnant 9 des 10 derniers matches avec 4 pros, 2 semi-pros nommés Sami Driss et Alex Vialaret, et 3-4 étudiants.
  • la 3e place de la saison régulière NM1 en 2019 alors que les prévisions annonçaient l’équipe à la 8e place de la Phase 1. Les Boyer, Prugnières, Hanck, Vialaret n’avaient jamais ou peu joué en NM1, Cape jamais eu les clés d’un camion, Vaty était limité à 20 minutes par match, Gordon plus personne n’en voulait, et Ayayi montrait son potentiel.
  • les 7 victoires en 9 matches avant le confinement en 2020 avec 9 joueurs à plus de 12 minutes par match, avec un Palais des Sports affichant 1 500 spectateurs de moyenne en janvier-fevrier.
  • les victoires contre Dax, Angers, Les Sables et Vanves en janvier-février 2021 avec un effectif dans lequel un seul double-mètre, Thomas Van Ounsem. »
31 octobre 2021 à 09:30
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