NM1

QUIMPER RÉUSSIRA-T-IL SON PARI?

Quimper réussira-t-il son pari
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Mal en point au classement (14e et deuxième relégable avec 11 victoires et 15 défaites), l'UJAP Quimper va devoir cravacher pour sauver sa tête en Nationale 1.

Par Donovan Gougeon

Consulter l’histoire de l’UJAP Quimper, c’est se dire qu’une descente en Nationale 2 n’est pas possible. Pourtant, le club niché au fin fond de la Bretagne est au bord de ce qu’il craint au plus haut point. Champion de NM1 en 2004 et finaliste de Pro B en 2007, l’UJAP a connu des périodes fastes comme des périodes noires. Des joueurs comme Ali Traoré, J.K. Edwards, Ben Dewar (2004/05) ou encore Jean-Michel Mipoka (2007-2009) ont marqué de leur passage l’ascension du club breton. Ils ont tout simplement contribué à faire de Quimper une place forte en Pro B entre 2004 et 2012. Mais terminant à l’avant-dernière position lors de la saison 2011/12, l’heure avait sonné de redescendre d’un échelon. Déjà, lors de la saison 2008/09 ils avaient bénéficié des soucis financiers de Saint Etienne et Besançon pour se maintenir dans la division alors que la saison avait été chaotique. Une place de lanterne rouge : 5 victoires pour 29 défaites.

Des arrivées et des départs en cascade

Une plaie s’est ouverte. Elle n’est toujours pas refermée. Les résultats vont décrescendo. Pourtant, la première année en NM1 est convaincante. Septièmes à l’issue de la saison régulière, les Quimpérois sont éliminés en quart de finale des playoffs par Blois, lequel s’incline en finale devant Souffelweyersheim. La deuxième saison est plus mitigée, l’UJAP se classe dans le ventre mou, à la onzième place avec 16 victoires pour 18 défaites. La saison couperet se profile. Pour parer cela, Aymeric Collignon réalise un recrutement intéressant. Un fin mélange de jeunesse avec Miguel Cardoso, Thomas Séguéla ou Sammy Yeager et d’expérience avec en outre William Creekmore.

Toutefois, les problèmes ne vont pas tarder à arriver. Sammy Yeager, qui en trois matchs tournait à 15,7 points de moyenne dont une pointe à 26 lors de la première journée face à Avignon-Sorgues, est renvoyé. En cause, deux altercations avec l’entraîneur Aymeric Collignon. On est à peine début octobre. Mathew Wright débarque, lui tourne à 9,6 points de moyenne depuis son arrivée. Si seulement cela s’arrêtait là...

Début décembre, c’est l’entraîneur qui prend la porte. Ne parvenant plus à redresser la barre, le technicien part avec un bilan de 5 victoires (dont deux exempts) pour 8 défaites. C’est l’ex-entraîneur de Blois Hugues Occansey qui pourvoit le poste quelques jours plus tard. Enfin dans son objectif de maintien, Quimper fait signer deux nouveaux joueurs mi-février et début mars en les personnes d’Adrien Boivin et Jahsha Bluntt. L’UJAP veut le maintien, et tente de s’en donner les moyens.

Concrètement où en est l’UJAP ?

Entre tous ces changements, la barre s’est un peu relevée. Même si la méthode Occansey a mis du temps à faire ses preuves (1 victoire et 6 défaite pour démarrer), elle tend à se mettre en place. Et il est temps. L’UJAP court après la montre. À neuf journées du rideau final, les Quimpérois comptent une victoire de moins que le premier non-relégable Avignon-Sorgues mais aussi un match de plus. La route du maintien va être à la fois longue et courte car le réveil est tardif.

Du point de vue positif, les Bretons sont sur une série de trois victoires consécutives contre Cognac, le Centre Fédéral et Bordeaux le week-end dernier. Une première cette saison. Jamais plus de deux victoires consécutives n’avaient pu être alignées. Aussi, d’un point de vue statistique, l’UJAP Quimper na rien d’un dernier de classe. À la moyenne du nombre de points inscrits par match, ils se classent septèmes avec 71,5 points. Les Quimpérois ont le huitième meilleur pourcentage à 2 points (52,8%), le quatrième à 3 points (34,9%) et la sixième meilleure évaluation moyenne (86).

Enfin, coach Occansey peut compter dans ses rangs un des joueurs les plus prolifiques de Nationale 1 cette saison. L’intérieur américain William Creekmore (2,05m, 118 kg) tourne à 16,1 points de moyenne par match (à 50,8% à 2 points) et 9 rebonds pour 19 d’évaluation. De quoi en faire le meilleur marqueur actuel du championnat, talonné de près par Jarryd Cole (La Rochelle). Une chose est sûre, l’UJAP ne rendra pas les armes, en témoigne le retour de nulle part le week-end dernier face à Bordeaux alors qu’ils ont compté jusqu’à 16 points de retard.

Pour autant rien ne s’annonce simple, ils vont aller défier Tarbes-Lourdes, troisième et invaincu dans sa salle ce samedi avant de recevoir Blois, dauphin de Saint Chamond la semaine suivante.

14 mars 2015 à 08:43
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