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SÉBASTIEN LAMBERT : "ON NE VOLE PAS CETTE PLACE EN PRO B"

Crédit photo : Gérard Héloïse

C'est une deuxième montée en Pro B dans sa carrière que le coach chartrain a acquis ce mardi soir.

Deux saisons après son arrivée à Chartres, Sébastien Lambert a réussi à hisser le club en Pro B. Une division qu'il connaît puisqu'il avait terminé champion de Nationale 1 avec son club de coeur, Saint-Quentin, en 2011-2012. Après une saison et demie en Pro B, échouant aux portes des playoffs de l'antichambre, il avait préféré se mettre en retrait du terrain. Son retour a été gagnant pour l'UBCM avec cette montée acquise dès le match 2 en terre lorientaise.

Dès la fin du match, il a répondu aux questions de BeBasket.

On imagine que c'est une grande satisfaction, une grande joie d'obtenir la montée ce soir (mardi) ?

Je pense qu'on ne réalise pas encore vraiment parce qu'on a trois ans d'avance sur le projet qu'on avait. Il y a eu tout un concours de circonstances qui a fait qu'on devait être solides. Il fallait qu'on assume quelque part notre statut de favori même si c'est très compliqué face à des équipes qui n'ont rien à perdre, dans une salle de 3 000 personnes comme ce soir (mardi). On a vu que le basket n'était pas une science du tout. On est satisfait, on s'est battu toute la saison. Sur l'ensemble des playoffs, à partir du moment où il n'y a plus Saint-Vallier, Saint-Quentin et Rueil, quelque part c'est un peu logique que ce soit nous qui l'emportons. Il ne faut pas oublier qu'on a fait une grosse saison, on est quand même meilleure attaque du championnat. On est la première à l'évaluation, la première aux passes décisives. On a produit du jeu toute la saison. Même si offensivement on fait pas une excellente partie en playoffs, on met encore 91 points ce soir. On a défendu ce qu'on a fait toute la saison, c'est à dire un jeu vers l'avant, basé sur l'offensif, avec des problématiques défensives, certes, mais c'était pas notre ADN. Cette équipe, il fallait qu'elle score. On peut être fier de ce qu'on a fait. C'est vraiment un bon groupe, c'est une bande de mecs qui est géniale au quotidien, avec des égos à gérer forcément mais ça fait partie de notre métier. Les mecs ont toujours travaillé, sont restés soudés. C'est que du bonheur sincèrement. On se rend pas bien compte encore de ce qu'on a fait mais c'est que du bonheur, ça restera le maître-mot.

On a l'impression dans cette équipe de Chartres que le danger peut vraiment venir de partout. Vous avez pourtant été en difficulté à l'intérieur ce soir (mardi).

On gagne sans Jones, avec un Felder moyen qui met un ou deux tirs importants, avec un Bichard moyen sur les deux matchs mais qui met un ou deux tirs importants. C'est le propre de cette équipe. Il y a Olivier Romain, Mantas Ruikis, Jérémy Ricard-Dorigo, Anthony Racine, Harry Disy. On gagne avec notre ADN et ça c'était très important pour nous et pour moi. On aurait perdu ce soir (mardi) 92-91, je dis pas que c'était pas grave mais au moins on avait défendu notre ADN. On est une équipe qui score, on le dit et on le revendique depuis le début. On joue un basket qui est offensif. On doit être à 95-96 points à domicile en moyenne. Lorient a essayé de nous emmener sur un faux-rythme, de nous faire défendre pour nous limiter sous les 75 points. On atteint la Pro B avec nos idées et c'est le plus important.

C'était d'autant plus important pour vous de jouer sur un jeu au tempo élevé au regard de l'effectif amoindri de Lorient ?

Oui mais on a mis du temps à s'installer dans le "up-tempo" parce qu'on fait une mauvaise entame de match, comme à l'aller, mais ça prouve que même à moins quinze, on est capable de revenir dans le match. On a besoin de rythme dans notre jeu, de se lâcher totalement. On a besoin de prendre des rebonds défensifs pour pouvoir aller de l'avant et courir. Quand on est comme ça, on est difficilement jouable. On est capable de mettre des éclats, de mettre 35 points sur un quart-temps (sur le deuxième quart-temps du match aller). L'équipe adverse est obligée de jouer quarante minutes contre nous. On a gagné beaucoup de matchs comme ça. On a des rotations et on s'est appuyés dessus. Malgré tout, il faut très sincèrement rendre un coup de chapeau à Lorient. Ce soir, on ne vole pas cette place en Pro B. D'autres n'ont pas réussi à le faire, de gagner contre cette équipe, Saint-Quentin à domicile par exemple. Nous, on a été solide sur le premier match et on est venu ici gagner le deuxième. On a pas beaucoup gagner à l'extérieur, aucun sur ces playoffs, mais on a gagné celui qu'il fallait : à l'expérience, au coeur, à l'envie. C'était une évidence que ce serait difficile.

Comment on aborde ce genre de matchs ? Parce que vous aviez tout à perdre dans cette série.

Bien sûr, il fallait qu'on assume notre statut. Je pense qu'ils ont aussi joué sur le fait d'avoir trois joueurs de moi... Ils avaient des forces qu'on avait pas, notamment sur le poste 3 avec Rutkauskas qui nous a embêtés. On a vu qu'ils bétonnaient dedans. On s'est pas trop préoccupés de leur style de jeu, on a surtout fait en sorte de pouvoir pratiquer le nôtre, et c'est ce qu'on a fait toute l'année. C'est une belle victoire.

Vous dites que vous montez avec trois ans d'avance sur le projet, le club est-il déjà structuré pour la Pro B ?

Oui, le club est structuré pour la Pro B. Sur le plan sportif, il n'y a pas de doutes. Comme Gries, il va y avoir beaucoup de travail pour les dirigeants dans le mois à venir parce qu'administrativement le cahier des charges est assez important. Ils vont le faire sans problèmes. Il va falloir qu'on voit avec nos partenaires, avec la mairie pour pouvoir augmenter ce budget. Parce que c'est bien de monter en Pro B mais il faut maintenant s'y maintenir. Ce soir (mardi), c'est secondaire. La place est à la fête avec cette équipe, on verra plus tard pour le reste. La Pro B, c'est une autre dimension, notamment sur le côté administratif mais on arrivera à le faire. C'est un club sain, où tout le monde sait ce qu'il a à faire, c'est un club qui est en train de grandir et qui va forcément grandir avec la Pro B. On a une structure sportive, un staff sportif et médical qui est déjà plus que solide pour de la Nationale 1.

Le programme est maintenant à la fête ? Un peu de vacances avant de se mettre au recrutement ?

Le programme, c'est de faire la fête. Je pense qu'on va faire le recrutement pendant les vacances. On a pris pas mal de retard aujourd'hui mais on va faire ça sur le transat. On va prendre le temps, on va se poser calmement. On a déjà regardé mais pas complètement parce que ça porte la poisse. On va déjà se concentrer sur ceux que l'on a chez nous, voir sur quel type de projet on va partir, quelle continuité on va donner à l'équipe puis ensuite on fera du recrutement, c'est à dire de rajouter des plus-values au groupe par rapport à ce qu'on souhaite faire.

À Lorient,

 

14 juin 2018 à 17:25
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