NM1

VINCENT LAVANDIER : "DEMOND WATT ? ON EST ORPHELINS DE LUI"

Crédit photo : François Pietrzak

Chaque semaine, les entraîneurs de Nationale 1 feront un point sur la situation actuelle, les ambitions de leur équipe et leur vision du championnat. Aujourd'hui, Vincent Lavandier, le coach d'Angers, s'exprime.

Tout d'abord, pour revenir sur le match de vendredi, vous êtes tombés sur une grosse équipe de Tarbes-Lourdes avec ses deux dernières recrues. Vous attendiez-vous à cela ?  

Je ne suis pas étonné par rapport à ce qu’à pu produire Tarbes. Désormais, ils ont une équipe entière capable de jouer. Les deux derniers lituaniens recrutés, Rokas (Uzas) les connaissait donc je savais que c’était de très bon joueurs. Puis avec Xane D'Almeida et Ludo Vaty, ça fait un gros roster. Pour moi le plus gros de Nationale 1 avec Quimper aujourd’hui. Ils ont en plus eu dix jours pour préparer le match. Ils ont changé leur défense et fait des ajustements offensivement avec des nouveaux joueurs plus performants. Je ne suis donc pas surpris du tout.

Vous jouiez aussi sans Stephen Nwaukoni, touché au gros orteil face à Vitré. Vous êtes véritablement maudits avec les blessures depuis le début de saison...

Oui et c'est difficilement contrôlable car ce ne sont que des blessures liées à des coups sur des situations de jeu. Comme Stephen à Vitré. Ce sont des facteurs qu'on ne peut pas maîtriser et il faut faire avec. Il y a une grosse perte mentale pour les joueurs de toujours devoir réajuster les choses, intégrer un nouveau joueur... C'est usant.

L'absence qui vous fait tout de même le plus mal, c'est peut-être celle de Demond Watt, out jusqu'à la fin de saison ? Avec lui, c'est 5 victoires pour 1 défaite.

De Demond, les joueurs en parlent encore. C’était un socle important de l’effectif par rapport à son jeu et surtout ses qualités humaines. Il était parfait dans l’équipe. On est orphelin de lui même s'il est resté avec nous puisqu'il s'est fait opérer à Angers. On arrive à avancer malgré tout.

Et David Samuels, recruté fin octobre, qu'en est-il ?

Il est arrivé dans un moment où A'uston Calhoun et Maxime Djo Ebala étaient blessés. Et comme ils sont revenus, David Samuels est sorti du groupe. 

 Malgré tout, après quatorze journées, le bilan est de sept victoires pour sept défaites. Satisfaisant ?

Le bilan est positif dans l'absolu même si on peut toujours avoir des regrets sur certains matchs comme contre Rueil où on ne doit pas aller en prolongation. Après, on va aussi gagner à Vitré qui était invaincu dans sa salle. Sans les aléas, on aurait pu être mieux. Mais ils font partie d'une saison et on fait avec. On est dans le même registre que l'an dernier donc on est pas si mal. Ce qui est intéressant, c'est que l'équipe a fourni beaucoup d’efforts jusque-là et on pourrait en profiter sur le 2e partie de championnat car les joueurs ont montré qu'ils pouvaient se surpasser et ça créé forcément de la force de caractère.

Quel est l'objectif finalement de cette saison ? 

Il est de se qualifier pour les playoffs. L’an dernier on l’avait fait. Cette année, la 9e place est en plus playoffable donc c'est l'objectif du club. Ce qui serait déjà un exploit puisque le cas de la Nationale 1 est particulier. Le niveau augmente de façon astronomique et tout le monde veut faire les playoffs.

Comment abordez-vous le match de samedi face à Andrézieux, une équipe qui voyage moins bien qu'elle ne reçoit ?

Andrézieux est une équipe compliquée à appréhender. Ils jouent très bien au basket et ont d'ailleurs un peu les mêmes volontés que nous. Ils ont été capables d’aller battre Lorient et Gries chez eux puis de prendre des éclats à Rennes et Quimper. Ce ne sera pas un match facile. Après on a rempli notre contrat sur les deux derniers matchs en n'en gagnant un sur deux entre Vitré et Tarbes. Maintenant, il faut enchaîner. A’uston va aussi se remettre dans le rythme de compétition cette semaine avec davantage de jeu collectif. C'est important.

Pour finir, une question débat : que pensez-vous de la non-limitation du nombre de contrats par club sur une saison en Nationale 1 ? 

C'est mon grand désespoir... La Nationale 1, quoi qu'on en dise, est une division professionnelle avec des staffs techniques et des clubs de plus en plus professionnels. Une convention collective serait la bienvenue. Si on veut une évolution structurelle, politique et sportive de la Nationale 1, la convention collective devra être étudiée.

06 décembre 2016 à 17:50
TAG
DID YOU LIKE IT ?
0 PARTAGE
Facebook share
0 COMMENTAIRE

BeBasket

Dites byebye à la publicité et encouragez le travail effectué sur la couverture quotidienne du basket Français !

À partir de 5 € !
QUI A ÉCRIT CE PAPIER ?
DONOVAN GOUGEON
Je ne vais jamais au-delà de la ligne à 3 points, on m'a dit que ça valait moins de points.
Donovan Gougeon
VOUS EN PENSEZ QUOI ?
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
TOUTE L'ACTU
<
1
/
5
>
Coaching

Nous avons détecté que vous utilisez un adblocker ou bloqueur de publicités

AdBlock

Soutenez-nous en désactivant votre bloqueur de publicités pour continuer à profiter d’une information de qualité.

Nous vous invitons à retirer BeBasket de la liste des sites bloqués et à recharger la page pour poursuivre votre navigation.