NM2

LA VOGESIA HOLTZHEIM NE CACHE PLUS SES AMBITIONS

Crédit photo : Vogesia Holtzheim Basket

La Vogesia Holtzheim s'annonce très ambitieuse pour la saison 2020/21.

Par Emmanuel Humbert,

Le club du président Michel Nopper, après un exercice 2019/20 épatant, a recruté « du lourd » et surtout du local pour sa 4e saison en NM 2. Son coach, Patrice Kœnig, le zen master alsacien, ne cache (presque) pas son envie de faire de Holtzheim un nouveau Souffel ou Gries-Oberhoffen :« le club est ambitieux ». Ca tombe bien, Kœnig aussi. Même s'il l'avoue du bout des lèvres.

C'était le dernier match avant le confinement. Dans l'antre du WOSB, à Otterswiller, la Vogésia venait de subir une cruelle défaite et de perdre son sniper Drazen Klaric victime d'une grave blessure. Malgré tout, les Holtzheimois ont longtemps fait transpirer les supporters du leader et tenu le score, répondant à tous les défis des joueurs de François Ladenburger. Cependant, dès la fin du match, Patrice Kœnig, le staff comme les joueurs, cochaient la date du 28 mars. Pourquoi ? Parce que c'était la date de la venue de Lons-le-Saunier, dauphin du leader, à la salle de la Bruche. Les « Bleu et Blanc » espéraient bien réaliser un beau coup à la maison. Et surprendre tous les commentateurs et amateurs du basket dans le Grand Est en accrochant des playoffs inattendus. « L'objectif du début de saison, fixé par le président, c'était de terminer dans le Top 5. On l'a atteint et les PO n'étaient vraiment pas loin. On aurait pu les accrocher : toute l'équipe était focalisée sur cet objectif », commente avec le recul Patrice Kœnig. « On est encore un tout jeune club en Nationale 2. Et je crois que c'est vraiment une belle performance », poursuit le technicien. Un technicien qui refuse obstinément de mettre en avant un joueur plus qu'un autre dans cette réussite qu'il ne voit que « collective ! C'est celle d'un bon groupe avec un super état d'esprit sur le parquet et en-dehors ».

« Modestie et travail »

Pas même la réussite de Patrice Kœnig ? On a du mal à faire admettre à l'ancien ailier-fort de LNB (six saisons entre Mulhouse, Rueil et la SIG où il accroche un titre de champion de France Pro B) qu'il n'est pas ''pour rien'' dans la réussite de son équipe. « Je crois à deux valeurs : le travail et la modestie. Cela permet de jouer les matchs les uns après les autres, de les jouer pour les gagner sans se metttre la pression puisqu'on a travaillé pour les gagner. C'est mon credo et c'est celui que j'ai tenté de transmettre aux joueurs ». Un goût pour la modestie que Kœnig a cultivé dès ses premiers dribbles. « J'ai commencé le basket assez tard : à 16 ans. Forcément, ça rend modeste et travailleur. Je suis chanceux d'avoir eu cette carrière ».

Un état d'esprit et une réussite au coaching qui n'étonne pas Jamel Benabid, son ancien entraîneur au FC Muhouse en Pro B : « Patrice était l'exemple même du joueur sans problème, charmant, bosseur. Quand il était à Mulhouse, il avait 20 ou 21 ans je crois et il était encore en plein apprentissage. Je voyais bien qu'il était engagé, qu'il avait la volonté de réussir, l'envie d'avancer. Et je ne suis absolument pas surpris par ses bons résultats dans le coaching au CCRB ou à la Vogésia. Je me souviens parfaitement qu'il s'intéressait déjà beaucoup au jeu à l'époque : il était curieux, venait poser des questions... C'est un joueur qui ne m'a laissé que de bons souvenirs ».

A l'issue de sa première saison, des bons souvenirs, il en a déjà sûrement laissés sur les bords de la Bruche ou à la terrasse du Don Camillo au cœur de ce gros bourg de 3 500 habitants. « Je crois qu'en début de saison, personne n'aurait parié voir la Vogésia sur le podium », confie un connaisseur du basket alsacien. Impression confirmée par Jamel Benabid qui n'imaginait pas non plus une saison si aboutie. Il y avait pourtant des signes : 4 ans à la tête du pôle Espoirs du Nord-Pas-de-Calais, terre de basket s'il en est, 6 ans au même poste en Alsace avant de rejoindre le centre de formation du CCRB et d'emmener sa jeune classe vers un premier tableau final du Trophée du Futur et une défaite très honorable face au futur finaliste. Une forme de remerciements en feu d'artifice après cinq années passées au cœur de la Champagne. Autant de preuves que Kœnig a l'expérience du management des groupes et un sacré bagage basket.

« Se renforcer avec des joueurs locaux »

Après ce premier exercice « dont je suis très très content, j'avoue », l'objectif était de se renforcer avec des joueurs pouvant apporter de « l'expérience, du leadership et une petite touche de scoring qui nous manquait ». Mais le petit plus que cherchait Patric Kœnig, c'était des joueurs ayant un attachement viscéral à la région, qui ne viendraient pas pour ''une saison et puis s'en vont''. L'objectif semble avoir été atteint au-delà des espérances du coach. « Sur les onze joueurs du groupe, j'en ai douze qui sont Alsaciens ou avec de très fortes attaches avec l'Alsace. Et on a réussi à faire revenir des joueurs avec des profils intéressants », détaille-t-il avec gourmandise. « Je ne suis pas contre le tir en première intention, mais j'aime bien que le jeu soit construit et que les grands touchent aussi la balle ».

Dans cette optique, on comprend parfaitement le choix de la recrue à la mène. David Weber, qui retrouve son Alsace natale, est un meneur à l'ancienne, réputé pour son QI basket. Formé à la SIG, la saison dernière au GET Vosges, et passé par Le Portel (Pro B) ou Souffel alors en N, il a connu nombre de campagnes en N2 avec La Charité, Calais, Besançon ou Berck, souvent jusqu'aux PO, parfois jusqu'à la montée. Gros défenseur, habituel relais de ses coachs sur le terrain, il apportera son expérience et son leadership à l'équipe. Toujours sur les lignes extérieures, Patrice Kœnig a réussi un très joli coup en faisaint venir en banlieu de Strasbourg Yohan Benfatah. L'artilleur de Maubeuge arrive lui aussi dans une région où il a de fortes attaches par sa compagne. Artisan des excellentes saisons de Besançon, ou des Sables d'Olonnes, il était la saison dernière l'un des meilleurs marqueurs et défenseurs de l'US Maubeuge.

Ajoutez à l'intérieur, les 204 cm de l'ancien pivot de Kaysersberg (N1 ; 10 pts et 4,8 rb la saison dernière) David Acker et les 207 cm du très polyvalent ailier-fort du WOSB Dzenan Kurtic, sans oublier quelques espoirs de la SIG et du club, et vous avez un groupe qui a toutes les caractéristiques d'une équipe cherchant à accrocher les playoffs. « On a un très bel outil de travail, un public fidèle et un président qui a de l'ambition pour le club », résume Patric Kœnig. Une petite musique que l'on a déjà entendu les saisons passées du côté de la salle des Sept Arpents ou de l'Espace sport La forêt... Les adversaires sont prévenus.

L'effectif 2020/21 :

  • Poste 1 : Cuneyt Cayir ; David Weber (Get Vosges); Antoine Marx (SIG Strasbourg)
  • Poste 2 : Yohan Benfatah (US Maubeuge) ; Dylan De Amorin
  • Poste 3 : Artur Alaminos-Banos
  • Poste 4 : Matthieu Spitz ; Dzenan Kurtic (WOSB) ; Thomas Belo
  • Poste 5 : David Acker (Kaysersberg ABCA) ; Roman Machowiak
  • Coach : Patrice Koenig ; Assistant : Jean-Lou Vuillaume.
28 juin 2020 à 13:08
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