NM2

LAURENT SCIARRA : "J’AI TOUJOURS GARDÉ UN RETOUR À HYÈRES DANS UN COIN DE MA TÊTE"

Laurent Sciarra
Crédit photo : Vincent Janiaud

Le costume d’entraîneur ? Cela faisait quatre ans et demi que Laurent Sciarra ne l’avait pas porté. Pour son grand retour, le coach de 48 ans retrouve sa maison, du côté de Hyères-Toulon. De son arrivée à sa prise de fonction en passant par les objectifs du club, il s’est confié à nos confrères de Var-Matin.

« Ton club de coeur annonce qu’il a de l’ambition, tu ne peux pas faire comme si ça ne t’intéresse pas ! » Comme le rapporte Guillaume Rathelot, de Var-Matin, Laurent Sciarra n’a pas hésité longtemps avant d’accepter la proposition faite par William Dumas, manager général du Hyères-Toulon Var Basjet (HTV). Du moins, en apparence. En effet, l’ancien entraîneur de Vichy, Rouen ou encore Évreux avait déjà été sollicité lors des précédentes saisons, sans succès. Pour lui, il était impossible d’entraîner en Nationale 3, ni même en Nationale 2, notamment en raison de la pandémie. 

Mais une fois ces difficultés passées, voilà que l’entraîneur en place, à savoir Vincent Chetail, décide de donner sa démission, lui qui souhaite se consacrer uniquement à son poste de CTS. Dans la tête de William Dumas, « c’est une évidence », comme il l’a récemment confié dans les colonnes du quotidien varois. Un seul nom lui vient à l’esprit, celui de Laurent Sciarra : « Beaucoup de monde a essayé de le faire sortir de sa retraite... Parce que quand tu es passionné comme lui, ta place, c’est sur un banc, pas sur ton canapé ! »

Après l’accord, une prise de fonction express

En contact depuis que le club s'est recentré sur sa formation évoluant en NM3, en 2018, les deux hommes sont enfin parvenus à concrétiser ce qu’ils désiraient depuis bien longtemps. À en croire le manager du HTV, « ça s’est fait très vite », lui qui s’est empressé d’envoyer un message à Laurent Sciarra, lui demandant : « Tu ne penses pas que c’est le moment ? » Et tout devait se faire extrêmement rapidement, à l’image de cet accord, puisque le championnat reprend dans quelques jours à peine.

« Les joueurs ne me connaissent qu’au travers de mes déclarations ou mes coups de sang, mais ils ne savent pas qui je suis ni comment je fonctionne… » Conscient de l’urgence dans laquelle il se trouve, Laurent Sciarra compte s’appuyer sur ce qui a été fait précédemment pour permettre à son équipe d’afficher le meilleur visage possible sur les parquets, tout en mettant évidemment quelques formes de jeu à sa sauce.

Un Laurent Sciarra assagi...

Depuis qu'il a raccroché les baskets, le meilleur marqueur de la finale olympique 2000 est davantage connu pour ses coups de sang que pour ses faits d'armes réalisées lors de ses trois passages en Pro B. Il avoue volontiers avoir profité de ces quatre années plus ou moins loin des parquets pour se poser des questions sur sa légitimité à occuper un tel poste. Au final, quand on lui demande s’il pense avoir évoluer, il répond : « J’ai ma personnalité. Il faut arrêter de me décrire comme quelqu’un avec du caractère, ceci, cela. Je peux aussi avoir de l’empathie et des sentiments comme tout le monde. […] Quand t’es meneur de jeu, déjà, t’es un peu fou, mais quand t’es coach, tu le deviens vite. Je vais diminuer cette part de folie qui est en moi, mais je ne vais pas me réinventer ! Je vais faire en sorte d’apprendre de ces quatre années un peu tranquilles. »

Motivé par ce qui l’anime au quotidien, à savoir sa passion pour le basket, Laurent Sciarra peut également compter sur la confiance de ses supérieurs, à commencer par William Dumas. « On peut tout lui reprocher sauf de ne pas connaître le basket... C’est quelqu’un de très exigeant et il veut que ses joueurs le soient aussi. Il est resté quatre ans sans banc et il a eu le temps de mettre de l’eau dans son vin. Et si on le fait venir, ce n’est pas pour ses vues sur Youtube mais bien pour faire monter l’équipe en N1. »

...pour un objectif relevé ?

Car oui, les dirigeants du HTV ne s’en cachent pas, l’objectif est clair : accéder à la Nationale 1. S’il dit savoir à quel niveau s’attendre, à tel point qu’il dit être prêt à s’adapter, à faire preuve de plus de calme et de simplicité et à prendre sur lui, Laurent Sciarra ne veut pas jouer à reculons : « J’ai un minimum d’exigence. Et si on joue la montée, il ne faut pas se cacher, c’est tout ! Il n’y a rien d’anormal ! »

Pour cela, le club du président Gilles Garcia peut compte sur un budget de 800 000 euros, sur des recrues taillées pour l'objectif (Raphaël Wilson, Pierrick Moukenga et Daouda Condé) et un effectif plus qu'intéressant sur le papier (Cliff Colimon, Nemanja Stankovic, Samba Dia, Mourad Benkloua...). Pour autant, malgré un recrutement qu’il qualifie « de qualité », le Niçois rappelle qu'il ne faudra pas non plus s’imaginer marcher sur la division : « C’est très difficile de monter de N2 à N1. Le gap est moins important entre la N1 et la Pro B. Tout le monde rêve de gagner de 25 points mais en N2, il faudra parfois « chicailler » pour gagner. » 

En bref, Laurent Sciarra semble prêt à surmonter toutes les difficultés, sportives comme comportementales, pour aller chercher à la montée.

06 septembre 2021 à 08:30
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