PRO B

ITW CLÉMENT FRISCH, MVP DU CHAMPIONNAT ESPOIRS '' IL Y A UN AN, SI ON M'AVAIT DIT QUE J'AURAIS ACCOMPLI TOUT CELA, J'AURAIS EU DU MAL À Y CROIRE''

Crédit photo : FIBA

Vice-champion du monde avec l'équipe de France U19 début juillet et MVP du championnat espoirs avec Strasbourg, Clément Frisch a vécu un début d'été empli de succès. A 19 ans, ce joueur polyvalent et mature va lancer sa carrière professionnelle à Denain, en Pro B, la saison prochaine. 

Au crépuscule de sa carrière espoirs et à l'aube d'une première expérience professionnelle, Clément Frisch (2,01 m, 19 ans) a pris part à l'épopée de l'équipe de France U19 (médaille d'argent) au Mondial en Lettonie. Une compétition qu'il a traversée en deux temps : une phase de poule ratée conclue sur un vilain 3/17 aux tirs, dont 1/6 à 3-points, puis des phases finales de qualité, couronnées d'une excellente performance en demi-finales face à la Serbie (14 points à 6/8 aux tirs, 7 rebonds et 2 passes décisives). Parfait joueur de complément, animé d'un sens du collectif aigü, le Strasbourgeois s'est mué dans un rôle de sixième homme de luxe, sans renâcler à la tâche. Arrivé en Alsace à 5 ans, le Bourguignon de naissance est resté fidèle à sa terre d'accueil. Le surclassement en minimes à l'Union Strasbourg Alsace, puis l'arrivée à la SIG Strasbourg à 13 ans. Trois ans dans la pouponnière du Bas-Rhin, ponctuée d'une saison magistrale (18,4 points à 55,5% de réussite aux tirs dont 39% à 3-points, 9 rebonds, 3,2 passes décisives et 1,7 interceptions pour 23,5 d'évaluation en 31 minutes de jeu). Elu meilleur joueur du la saison 2020-2021 championnat espoirs, Clément Frisch a décidé de rejoindre Denain, en Pro B. A un mois du début de la préparation physique, il exprime son impatience à l'idée de rallier le Nord.

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Clément Frisch au Trophée du Futur 2021, à Antibes (photo : Sébastien Grasset)

Deux semaines après la finale de la Coupe du Monde des U19, avez-vous pu vous reposer ? 

Je suis rentré sur Strasbourg. Même si je suis en vacances, je ne décroche pas. Le coach des espoirs organise des entraînements. J'essaie de prendre une heure dans la journée pour aller shooter. 

Vous sortez d'une très belle saison. Entre le titre de meilleur joueur du championnat espoirs avec Strasbourg, la médaille d'argent avec les Bleuets et la signature à Denain, en Pro B. En un an, tout a basculé pour vous. 

C'est une saison très aboutie. Il y a un an, si on m'avait dit que j'aurais accompli tout cela, j'aurais eu du mal à y croire. Même si je reste une personne ambitieuse.

Lors de la phase de poules du Mondial, vous avez peiné à trouver votre rythme. Vous êtes monté en puissance au gré des rencontres. Que vous vous êtes dit avec Frédéric Crapez, le sélectionneur ? 

J'ai eu une discussion avec les coachs au lendemain du premier match contre la Corée-du-Sud (117-48). Ils m'ont assuré que j'avais toute leur confiance, et que notre résultat final dépendait aussi de mon rendement. Le lendemain, face à l'Espagne, malgré mon manque d'adresse (4 points à 2/7 aux tirs), j'ai joué huit minutes dans le dernier quart-temps et la prolongation. J'ai su être efficace, juste et apporter une plus-value à l'équipe. 

Vous terminez sur une bonne note, avec une performance solide en finale face aux Etats-Unis (12 points à 4/8 de réussite aux tirs, 3 rebonds et 2 passes décisives en 32 minutes de jeu). Comment avez-vous vécu ce match ? 

C'était un match très spécial, même s'il n'y avait pas plus d'excitation que cela de jouer les Etats-Unis. Peu importe l'adversaire, on était ultra-motivés de disputer une finale de Coupe du Monde. On joue au basket pour vivre des moments comme ça. C'était le meilleur souvenir de ma carrière. 

Quel est votre parcours depuis vos débuts de basketteur à aujourd'hui ? Quelle est l'influence de votre père ? 

Mon père a toujours été orienté basket. Il a joué à bon niveau jusqu'à 20 ans. Mais il ne m'a jamais imposé ses choix. J'ai un grand-frère, âgé de quatre ans de plus qui a commencé le basket en même que moi, à Strasbourg. Je suis né en Bourgogne. On est arrivé en Alsace, lorsque j'avais 5 ans. Deux ans après, j'ai commencé à jouer dans un club de Strasbourg, qui a fusionné avec l'Union Strasbourg Alsace. Il y a une équipe en minimes France. Frank Nkilitina a joué dans ce club. Durant deux ans, j'ai été surclassé en minimes régions. Quand j'avais 14 ans, je suis rentré à la SIG Strasbourg en minimes France. Deux ans après, je suis rentré au centre de formation. 

''Denain était le projet le plus intéressant''

Le Mondial a mis en lumière votre capacité à jouer sur plusieurs postes. Comment vous qualiferiez-vous en tant que basketteur ? 

Je suis polyvalent. Je joue avec du coeur. Sur le terrain, je peux avoir un rôle de facilitateur et de couteau-suisse. Dans ce Mondial, j'ai essayé d'être le plus juste en attaque, de faire les choix appropriés. 

Quels sont les joueurs qui vous inspirent en France, en Europe et en NBA ? 

Je ne m'intéresse pas trop à la NBA. Je suis l'actualité mais je ne m'inspire pas d'un joueur en particulier. En Europe, j'adorais regarder Gabriel Deck (Oklahoma City) au Real Madrid (2018 à 2021). C'est un joueur polyvalent, capable de jouer 3 et 4. Il peut jouer face et dos au panier. 

Vous êtes passé de 12,7 points à 18,4 points en l'espace d'un an en Espoirs. Sur quels domaines avez-vous travaillé pour être plus productif au scoring ? 

Aucun domaine spécifique. Je travaille beaucoup. J'ai toujours joué avec beaucoup d'activité des deux côtés du terrain. Cette année, cela s'est plus vu. La saison passée, on avait une grosse génération au sein de la SIG. Mon rôle était différent. Mais mon identité n'a jamais changé. 

La saison prochaine, vous découvrirez la Pro B, à Denain. Ce sera votre première expérience professionnelle. Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans ce projet ? 

Très tôt dans la saison, j'avais exprimé mon envie de jouer en Pro B. Je savais que Strasbourg n'allait pas me donner un rôle assez conséquent. Je voulais jouer. Il y avait cette alternative d'être prêté en Pro B. Denain était le projet le plus intéressant. Le coach (Rémy Valin) veut me développer et me faire progresser. 

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Le coach de Denain, Rémy Valin, a toujours été réputé pour responsabiliser des jeunes joueurs (photo : Denain ASC)

"Je tends à jouer vers un poste d'ailier"

Quelle a été la teneur des échanges avec Rémy Valin ? 

Le feeling est bien passé. C'est un coach qui donne sa confiance aux jeunes joueurs. Il m'a montré de l'intérêt. J'intègre son plan de jeu. J'aurai ma chance. C'est à moi de faire ce qu'il faut pour briller.

Entre ailier et ailier-fort, quel poste vous correspond le mieux ? 

Je suis souvent fiché poste 4. C'est un peu réducteur, car en observant mes matchs en espoirs, on voit que je sais faire autre chose que transférer la balle. Je tends à jouer vers un poste d'ailier. J'ai plus d'avenir à ce poste qu'en ailier fort, où je suis plus limité par la taille. 

Même s'il est difficile d'anticiper les minutes auxquelles vous aurez droit, avez-vous eu des garanties de temps de jeu ? 

Un coach qui te garantit des minutes est un menteur. On ne sait jamais comment ça se passe. Il faut constamment prouver que tu as ta place. Pour cela, il va falloir que je sois plus régulier au shoot. 

 

22 juillet 2021 à 19:45
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