PRO B

ITW TIMOTHÉ VERGIAT, UNE PREMIÈRE SAISON EN PRO B RÉUSSIE : "GLOBALEMENT PLUS QUE POSITIF"

Timothé Vergiat Souffelweyersheim 201920 Sébastien Grasset
Crédit photo : Sébastien Grasset

Pour démarrer sa carrière en Pro B, Timothé Vergiat s’est tourné vers Souffelweyersheim. Une première saison où le jeune meneur a pu s’épanouir sous les ordres de Stéphane Eberlin.

« Je viens d’une famille de basketteurs, et c’était dans la logique des choses que je commence par ce sport. Je fréquentais les salles dès mon plus jeune âge et pendant les temps-morts, mes parents me retrouvaient toujours en train de shooter sur le parquet ».  Dans la région de Roanne d’où Timothé Vergiat (1,88 m, 22 ans) est originaire, son talent pointait déjà le bout de son nez très jeune, au point de le voir rapidement quitter son cocon familial. Le premier grand départ se faisait vers Lyon et son pôle espoirs pour les catégories minimes, avant le Centre Fédéral deux ans plus tard : « Quitter mes proches, aussi jeune, m’a fait grandir et évoluer plus vite. J’ai pu me forger mon caractère. Niveau basket, ce furent des années très enrichissantes, j’ai connu de nouvelles choses et j’ai pu découvrir les équipes de France jeunes ». Pourtant, porter le maillot bleu n’était pas un objectif au départ. Etape par étape, ses performances au sein de l’INSEP l’en rapprochaient au point d’intégrer les U16 et les U18 pour des championnats d’Europe à chaque fois conclus une médaille d’or autour du cou : « Nous avions une génération dorée avec Frank Ntilikina, Baptiste Tchouaffé, Adam Mokoka, Killian Tillie et tellement d’autres. Sekou Doumbouya était venu nous prêter main forte en 2018 en Turquie. Aujourd’hui, certains d’entre eux jouent en NBA, cela prouve le niveau. Ces deux campagnes resteront toujours gravées comme de très bons souvenirs, surtout en 2014 avec les U16 où nous avions passé tout l’été ensemble ».

La saison de son second titre aves les Bleuets, Timothé terminait sa formation avec les Espoirs de Hyères-Toulon. Sachant son avenir bouché dans le club varois, il décidait de monter quelques centaines de kilomètres plus au nord pour démarrer sa carrière avec Boulogne-sur-Mer. Un vrai choix pour jouer, avoir des minutes et progresser : « C’est à Boulogne que j’ai signé mon premier contrat professionnel. Au HTV, je savais que je n’allais pas rester après mes saisons espoirs. J’ai fait le choix d’aller chercher des minutes ailleurs, en Pro B ou en N1. Le SOMB est un club bien structuré et c’était ma meilleure option. J’y ai joué deux ans et ces deux saisons étaient très belles. Nous avons manqué deux fois la montée de peu et si aujourd’hui je devais refaire ce choix, je le referai sans hésiter. Mon départ a été difficile, j’avais mes habitudes, avec les supporters et les gens du club. Ce n’était pas forcément un choix du cœur mais je souhaitais monter d’un niveau et j’ai pris la décision d’aller à Souffel’ ».

A Boulogne, sa première rencontre marquante avec Souffel’

Alors que le club alsacien allait devenir sa nouvelle maison pour deux ans (il reste un an de contrat à Timothé à ce jour), les premières rencontres ne se passaient pas comme prévu : « Le buzzer beater d’Antony Labanca lors de la première journée en N1, je m’en souviens. On en reparle encore aujourd’hui et on en rigole, même si sur le coup, ce n’était pas pareil. Cette défaite nous avait fait mal, alors qu’eux, on connaît la suite ».

Et sans cela, qui sait la suite qu’aurait eu le parcours des deux équipes ? Souffel’ profitait de ce succès pour démarrer une saison historique et la double confrontation entre le SOMB et le BCS a sans doute dû influer sur le choix de recruter le jeune meneur à l’intersaison. En tout cas, le projet présenté par Stéphane Eberlin et Christophe Ruqueboeuche collait parfaitement avec les ambitions de Timothé : « En montant de division, je souhaitais garder des responsabilités. Le coach avait déjà démontré ses qualités avec les jeunes joueurs en leur donnant un vrai temps de jeu. J’espérais passer un cap et je pense que c’est le cas. Je devais au départ être la doublure d’Oumarou Sylla et avoir 15, 20 minutes de jeu en sortie de banc, dans un rôle d’energizer. Mais Oumarou s’est vite blessé et que ce soit Mehdy Ngouama ou Juwan Staten par la suite, ils n’ont fait que quelques matchs. Je me suis retrouvé seul meneur sur la fin et toutes ces situations m’ont fait évoluer dans des contextes bien différents ».

Avec presque 22 minutes de jeu par match, Timothé affichait 8,4 points à 39,7% de réussite aux tirs et 2,6 passes décisives de moyenne. Après 23 journées, Souffel’ avait qui plus est quasiment acquis son maintien avec douze succès au compteur (onze défaites). Inscrivant 17 points face à Paris et Blois par exemple, cette première saison en Pro B a été positive pour lui : « Je suis content de mon choix. J’étais venu pour jouer et ce fut le cas, avec plus de 20 minutes en moyenne. Collectivement, elle était au-delà de nos espérances, nous étions même en course pour les playoffs. J’ai pris du plaisir, dans un bon groupe et bien que j’aie un peu manqué de régularité, c’était globalement plus que positif ».

Individuellement, il a également pu progresser sur son jeu au poste 1 et espère poursuivre dans cette voie la saison prochaine : « A Boulogne, je jouais beaucoup au poste 2. Cette année, j’ai donc beaucoup du apprendre à placer mon équipe, devenir un patron. J’ai envie d’améliorer ma capacité à jouer meneur, même si j’espère garder ce côté feu-follet que je pouvais avoir au poste 2, ça me permet de varier. Pour l’an prochain, le contexte à Souffel’ est parfait pour continuer à progresser et passer un cap. J’ai la confiance du coach et surtout, je sais ce que j’ai ici ».

S’il n’exclut pas une aventure à l’international plus tard, « mais pas avant d’avoir atteint le plus haut niveau national », Timothé pourrait redécouvrir le maillot bleu à travers le 3x3, une discipline d’extérieur qui pourrait peut-être même redémarrer avant le 5x5 : « J’ai découvert le 3x3 à l’INSEP. J’ai fait mes premières compétitions U18, le championnat du monde, où nous avons décroché le bronze. J’aime bien l’ambiance, l’atmosphère et c’est un bon moyen d’allier plaisir et développement pendant l’été. Et ça maintient en forme. Il y avait d’ailleurs ce projet de monter une équipe 3x3 cet été avec des joueurs qui ont pris part à la U23 Nation League et la collaboration de mon agent, mais ce sera sans doute remis à l’année prochaine ».

Histoire de revenir encore plus fort après une nouvelle année en Pro B.

09 mai 2020 à 14:30
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