PRO B

ITW VINCENT VENT : "SOUFFEL’ A ÉTÉ L’ENDROIT PARFAIT POUR ME LANCER"

Vincent Vent Souffelweyershein 201920 Sébastien Grasset 1
Crédit photo : Sébastien Grasset

De son parcours atypique, Vincent Vent a fini par rejoindre le BC Souffelweyersheim en prêt l’année dernière. En Alsace, il était parti pour connaître une vraie saison pleine. Désormais, il se tourne vers le prochain exercice qu’il espère disputer dans une formation du haut de tableau de Pro B.

Durant son enfance, rien ne le prédestinait au basket. Fils de boxeur, il inscrivait ses premiers paniers sur le tard, au moment d’entrer au lycée. Logiquement, Vincent avait beaucoup à rattraper sur les autres joueurs et ne se voyait alors pas encore entamer une carrière professionnelle. Ce « retard », il le comblait lors de son passage en Espagne en 2016. Sur les conseils de Sébastien Sako, il intégrait cette académie où le basket devenait une religion : « A cette époque, j’avais trois entraînements par jour. Après coup, j’ai eu l’impression que cette année a compté pour deux tant j’ai progressé techniquement, tactiquement et physiquement ».  Auparavant, Vincent n’avait pas suivi le cursus traditionnel avec un centre de formation. Lui a préféré s’exiler vers les Etats-Unis une fois son bac en poche. Une décision qu’il assume pleinement : « C’était un choix de vie. J’avais des opportunités pour intégrer un centre de formation mais j’ai préféré rejoindre les Etats-Unis. Je voulais découvrir de nouvelles cultures, un nouveau style de vie ».

C’est pourtant dans l’optique de sa future carrière que Vincent a choisi de rentrer en France en 2017, une fois son épisode espagnol terminé : « Je n’avais joué que trois ans en France. Je n’étais donc pas considéré comme un JFL ». Il entreprit alors plusieurs essais dans différents clubs de l’Hexagone. La proposition d’Orléans est arrivée quelques semaines plus tard, alors que le pivot occupait un job d’été au sein d’un entrepôt : « Thomas Drouot m’appelle alors pour me proposer un essai. Je n’étais pas forcément partant au départ mais après réflexion, je me suis convaincu que ça pouvait être une bonne expérience. Je pouvais me mesurer au monde professionnel et voir autre chose que mon job d’été. Tout s’est bien passé et on connait la suite ». La préparation d’avant-saison battait alors son plein et Vincent devait rapidement s’intégrer au groupe : « Au départ, j’évoluais avec la réserve et j’étais partenaire d’entraînement avec l’équipe professionnelle. Puis, petit à petit, j’ai effectué des déplacements avec eux et j’ai connu mon premier match ». La saison suivante, ce fut 24 nouvelles rencontres en Pro B qui complétaient ses statistiques (4 minutes de moyenne, 0,6 point) et surtout, une accession en Jeep Elite. Malgré cela, Vincent voyait ses possibilités d’évoluer dans l’élite être très minces et le choix de se faire prêter germer, presque naturellement : « Cette décision a été prise communément avec le club et Souffelweyersheim semblait être le club parfait pour me lancer ».

À Evreux, le lancement de sa saison

Avec le BCS, il disputait 22 rencontres en championnat : 15 minutes de moyenne, ponctuées par 7,6 points (52,6% de réussite) et 4,1 rebonds pour une évaluation de 8,6. Une première saison pleine, qu’il juge plutôt mi-figue mi-raisin : « Collectivement, c’était fort. Nous avons prouvé à tout le monde que nous pouvions faire mieux que ce que les gens nous prédisaient. Du maintien, nous nous sommes retrouvés à jouer pour les playoffs. Par contre individuellement, je sais que je peux faire encore mieux ». Et quant à son choix de rejoindre l’Alsace, il en semble plutôt satisfait : « Stéphane Eberlin m’avait appelé cet été et présenté le projet. Tout ce qui m’a été dit a été tenu. Il avait été clair : si je travaille à l’entraînement, j’aurais du temps de jeu et cette chance, j’ai su la saisir. J’ai obtenu les responsabilités qui m’ont été annoncées ». Un match en particulier a marqué la saison de Vincent, celui à Evreux lors de la cinquième journée (14 points à 50%, 8 rebonds) : « Cette rencontre m’a lancé. L’équipe était dans une bonne dynamique et moi, j’ai pu poser ma patte sur ce match. J’ai pris beaucoup de confiance et il m’a prouvé que mon travail, fourni quotidiennement, pouvait payer ».

La suite, Vincent s’y projette aussi. Sur son poste tout d’abord. Intérieur de 2,06 m, il semble s’épanouir comme pivot : « C’est là où je m’y sens le plus à l’aise et pour l’instant, je veux durablement m’installer à ce poste. A l’avenir, je ne me ferme pourtant pas de portes pour développer d’autres facettes de mon jeu ». Quant à son futur club, Vincent l’espère toujours en Pro B et capable de défendre ses chances dans le haut du tableau : « Je me vois encore en Pro B, dans une équipe visant le haut du classement. J’aspire à garder des vraies responsabilités pour prendre de l’expérience. Ensuite seulement je voudrais aller en Jeep Elite. Mais là, c’est pareil. Aller en Jeep ELITE pour cirer le banc, non. J’aurais envie d’y avoir un vrai rôle, pourquoi pas d’ici deux ans ».

D’ici là, il devrait avoir rattraper le retard accumulé en début de carrière et pourquoi pas, prendre même un temps d’avance sur d’autres.

05 juin 2020 à 08:32
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