PRO B

L'ETOILE DE CHARLEVILLE-MÉZIÈRES CONTRAINTE DE LICENCIER TROIS SALARIÉS

Etoile CharlevilleMézières Luc Torres conf
Crédit photo : Etoile CharlevilleMézières

L'Etoile de Charleville-Mézières est contrainte de se séparer de plusieurs salariés suite à la perte importante de subventions au cours des dernières années.

Bastion du basketball ardennais (10  saisons en Pro B et 5 exercices en Nationale 1 depuis 2003), l'Etoile de Charleville-Mézières (376 licenciés cette saison) est de moins en moins dotée financièrement, à cause de baisses successives de la part des collectivités locales. A tel point que le club est dans l'obligation de se séparer de trois salariés, comme annoncé dans un communiqué :

"L'Etoile qui a perdu plus de 200 000 euros de subventions départementales en l'espace de 3 ans est, aujourd'hui, en péril financier suite à une nouvelle baisse de 78 000 euros du Conseil Départemental. Le club a donc entamé une procédure de licenciement envers trois de ses cinq salariés."

Le président bénévole Luc Torres s'est d'ailleurs exprimé. Et il ne mâche pas ses mots envers le Conseil Général.

"L'Etoile va être dans une situation délicate pour se développer. J'avais signifié ce risque à la collectivité mais je n'ai pas été écouté ni accompagné. J'estime que c'est un manque de reconnaissance et de considération. Depuis trois ans, on a tout de même subi une perte de plus de 200 000 euros. Dans ces conditions, je ne vois pas comment on peut continuer de s'en sortir au niveau qui est le nôtre. J'appelle cela une véritable opération destruction. Il est regrettable qu'on nous impose des choses sans faire un audit de notre situation. La collectivité ne dispose pas d'une feuille de route claire  comme celle par  exemple de la Région Grand Est. Cela nous aurait évité de savoir deux mois avant la fin de la saison à quoi on était réduit pour la prochaine campagne."

Une concurrence avec les Flammes Carolos

Il faut dire que l'Etoile a un concurrent, un autre club de basket, féminin cette fois : les Flammes Carolos qui évoluent dans la même ville et la même salle. Celles-ci évoluent en LFB, la première division féminine, ont fini deuxième de la saison régulière et jouent la finale de Coupe de France dimanche.

"On nous met en permanence en parallèle avec les Flammes Carolos. Le club voisin a prêché et fait un véritable lobbying depuis quatre ans pour inciter à la baisse de nos subventions. Je ne pardonne pas ce type de procédé. Pour moi, la LFB et la Pro B ne sont pas comparables mais personne ne veut l'entendre ainsi. Même si je reconnais les résultats exceptionnels des Flammes, je ne peux m'empêcher de penser que la Pro B est un championnat beaucoup plus élevé où il faut se bagarrer jusqu'à la fin pour laisser deux clubs derrière et se maintenir et où la plupart des rencontres se jouent par un écart minimum. La difficulté d'exister dans une telle compétition est beaucoup plus importante. J'ajouterai que l'impact de l'Etoile à ce niveau est nettement supérieur à celui apporté par le FCBA dans sa propre ligue. La Pro B c'est 18 équipes et 750 000 spectateurs. Contre 12 clubs et 200 000 spectateurs à l'année en LFB. L'Etoile est donc plus représentative pour les Ardennes. C'est la vérité et la réalité du terrain, et ce n’est pas être sexiste que de dire cela. Et il est dommage que nos élus ne prennent pas en cause ces considérations. Voilà pourquoi, je ne comprends pas les propos de Noël Bourgeois qui se félicite d'avoir enfin rétabli la situation entre les deux clubs carolos"

L'une des réponses à cette division entre les deux clubs seraient de mutualiser certaines dépenses.

"Ca fait cinq ans que je le demande et je n'attends que cela, assure Luc Torres. Car je pense qu'il y a des économies d'échelle à faire. C'est d'ailleurs une des premières choses à laquelle je me suis consacré en devenant président de l'Etoile en 2012. A l'époque, j'ai demandé un entretien avec le bureau des Flammes. Celui-ci a duré quinze minutes. On m'a dit que l'Etoile devait s’occuper de la formation et le FCBA du monde professionnel. Et comme cette année-là, on montait en Pro B, la discussion a vite été écourtée. Depuis, on en est malheureusement au même point."

Montée en Pro B en 2014, l'Etoile a réussi à se maintenir au deuxième niveau national depuis malgré une dernière place quasiment systématique au classement de la masse salariale. 18e cette saison avec 6 victoires en 28 matchs, le club est mal parti pour se maintenir à ce niveau. En effet, le premier non relégable à 2 victoires d'avance et il reste 6 journées. Une situation sportive compliquée qui suit la réalité financière.

19 avril 2018 à 14:45
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