PRO B

LANCÉ DANS SA QUÊTE DE JEEP ÉLITE, FOS-PROVENCE STOPPE LA SÉRIE DE GRIES-OBERHOFFEN

Crédit photo : Christophe Canet

Venue en Provence avec l'espoir de réaliser un nouveau coup pour une septième victoire consécutive, l'équipe de Gries-Oberhoffen a vite déchanté et s'est inclinée 61-87 face au leader fosséen. Parfaitement relancés depuis leur trou d'air de la mi-mai (deux défaites), les BYers ont plus que jamais la Jeep ÉLITE dans le viseur.

« Faites vite avec vos questions car on regarde la prolongation de Souffel - Nancy là », rigolait Édouard Choquet en entrant en conférence de presse, laissant William Raffa seul devant LNB TV, avant de sourire devant le poing serré du directeur général fosséen, venu l'informer du revers du SLUC en prolongation. Le symbole d'une fin de saison palpitante où les BYers mènent une course effrenée vers la Jeep ÉLITE, les yeux tournés vers tous les autres parquets de Pro B. « Je demande aux joueurs de ne pas se préoccuper des résultats de nos concurrents directs », plaidait pourtant Rémi Giuitta. « On sait qu'on n'aura pas de calculs à faire et qu'on n'aura pas besoin de passer notre temps sur l'application LNB si l'on gagne tous nos matchs. »

Sur le papier, celui-ci était d'ailleurs particulièrement piégeux avec la réception de l'équipe en forme du championnat, Gries-Oberhoffen, et sa série de six victoires de rang. Mais sous le soleil du Sud, malgré les efforts de Louis Cassier (16 points à 6/13 et 4 rebonds), les Bas-Rhinois n'ont su montrer aucune de leurs belles promesses printanières, bien trop sous-dimensionnés face à une équipe méditérranéenne possédée, peut-être également émoussés après avoir traversé la France en bus ces cinq derniers jours (Gries - Denain - Gries - Fos, soit 1 800 kilomètres, depuis jeudi). » On avait l'impression de voir des U18 contre des seniors », regrettait l'entraîneur Ludovic Pouillart. « On n'avait pas la fraîcheur mentale et physique pour rivaliser. Il nous manquait des jambes. On n'a été que l'ombre de nous-mêmes. » À l'image de l'excellent Filip Adamovic, forcé à sa moins bonne performance tricolore (9 points à 2/8 et 6 balles perdues), on plaidera la théorie de l'accident pour le BCGO.

Les BYers "maîtres de leur destin"

Mais à vrai dire, de match, il n'y eut pas, tant Fos-Provence a survolé les débats (87-61). Les coéquipiers du maestro Jamar Diggs (19 points à 6/9 et 6 passes décisives pour 27 d'évaluation en 26 minutes) se sont rendus les choses faciles en accumulant les points sur seconde chance en première mi-temps (24, grâce à 13 rebonds offensifs !), en développant un formidable jeu collectif et en affichant une vraie cohérence défensive. « Je suis très satisfait du contenu », appréciait Rémi Giuitta. « Nous avons été très sérieux dans notre approche car nous craignions beaucoup cette rencontre. Ça fait du bien de ne pas avoir de stress dans le money-time, cela faisait longtemps. » De fait, l'écart a rapidement pris de trop larges proportions (48-26, 19e minute puis 65-38, 27e minute) et les BYers ont eu le mérite de s'éviter des frayeurs inutiles grâce à un engagement constant, à l'image de cette action à +21 où Jonathan Augustin-Fairell s'est jeté par terre pour récupérer un ballon, et une  adresse intéresse à longue distance (12/28, dont 9/16 pour le duo Diggs - McClain).

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Encore 18 points pour l'élégant Kevin McClain (photo : Christophe Canet)

Avec l'ajout de cinq bannières, commémorant ses quatre accessions de la NM3 à la Jeep ÉLITE (2002, 2006, 2009 et 2018) et son sacre lors de la Leaders Cup Pro B de cette saison, Fos-Provence s'attache à célébrer son passé au sein d'une Halle Parsemain qui sera prochainement agrandie à 2 300 places via la construction d'une quatrième tribune (calendrier encore non acté). Mais c'est surtout vers le futur que le club bucco-rhodanien peut commencer à regarder les yeux gourmands. Leader de Pro B avec seulement cinq rencontres restantes à disputer, les BYers ne peuvent plus se cacher : la Jeep ÉLITE est dans toutes les têtes. « Nous avons retrouvé du liant collectif grâce à notre victoire à Paris mais il ne faut surtout pas s'enflammer. Il reste encore beaucoup de matchs et énormément d'incertitudes dans ce championnat », s'attachait pourtant à dédramatiser Rémi Giuitta, réfutant l'idée d'une pression accrue sur son équipe. Mais pourtant, désormais, cette victoire contre Gries-Oberhoffen vaut presque autant que la défaite de Nancy à Souffelweyersheim. Le SLUC - comme Saint-Quentin, Quimper et Blois - reste pourtant pleinement dans la course mais au moins, Fos-Provence est là où il voulait être : en tête de la meute à l'approche des trois dernières semaines. « Nous sommes maîtres de notre destin », soulignait Rémi Giuitta. Le sprint final est lancé.

À Fos-sur-Mer,

25 mai 2021 à 21:36
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