PRO B

RELÉGUÉ, FOS-PROVENCE VEUT RETROUVER SES VALEURS

Crédit photo : Sébastien Grasset

Après un aller-retour express en Jeep ÉLITE, marqué par une certaine instabilité sportive, le club des Bouches-du-Rhône voudra recouvrer son identité à l'étage inférieur.

Après un mois de silence médiatique où Rémi Giuitta tentait de se remettre d'une saison éprouvante pendant que le club continuait à rêver secrètement d'un repêchage en cas d'accession de Saint-Chamond ou de Gries-Oberhoffen, Fos-Provence a organisé sa grande conférence de presse d'intersaison la semaine dernière. À cette occasion fut notamment annoncée l'arrivée de William Raffa, directeur régional de Go Sport, au poste de directeur général du club. Un renfort censé permettre à Rémi Giuitta de se concentrer uniquement sur l'aspect sportif.

Rémi Giuitta, justement. Habitué à l'excellence depuis son arrivée sur le banc fosséen en Nationale 2 en 2004, le cerveau des BYers a très mal vécu la relégation de son équipe en Pro B, son premier vrai échec à la tête de Fos-sur-Mer. À tel point qu'il a longuement hésité sur la suite à donner à son avenir, avant d'opter pour la stabilité, rassuré par les garanties données par son président Jean-Pierre Barnès. Avant de se projeter vers ce retour en seconde division, Rémi Giuitta a jeté un dernier coup d'œil dans le rétroviseur, vers une saison extrêmement délicate mais riche en enseignements.

« À titre personnel, la saison a été frustrante, décevante et mentalement très difficile. Ce n’est pas prétentieux, mais je n’ai pas habitué du tout à perdre autant dans une saison. On s’y attendait, on savait que ça allait être le cas, mais en tout cas… Pour ma part depuis 15 ans, j’ai eu la chance d’avoir des bilans très positifs tout le temps. Ça a été pour moi presque comme un nouveau métier. Coacher une équipe qui joue les premiers rôles et une qui doit gagner le dernier match de la saison pour se sauver, ce n’est pas du tout le même métier. J’espère que ça me fera aussi grandir. C’était une année un peu chaotique sur le plan sportif, du fait que que ce qui a fait notre force pendant toutes ces années, ça a été la cohésion, d’avoir des joueurs battants, vaillants, engagés, toutes ces valeurs qui nous ont permis de se construire qu’on a eu du mal à retrouver. Par manque de chance en début de saison, on s’est rapidement retrouvés avec des absences de joueurs importants, ce qui a un peu anéanti notre dynamique collective de la fin de saison précédente, avec le même groupe puisque 9 joueurs sur 10 avaient été reconduits. Il a tout de suite fallu intégrer de nouveaux joueurs à cause des blessures. Au final, cette dynamique n’a pas du tout été un élan pour la suite puisqu’on a attaqué la saison à zéro victoire pour six défaites, ce qui n’était pas dans mes plans, alors que j’espérais deux trois victoires au démarrage. Les déboires ont continué ensuite avec des suspensions, à nouveau des blessures et de la gestion d’egos aussi. C’est une réalité, mais je ne m’y attendais pas à ce point là. »

De l'équipe qui a dit adieu à la Jeep ÉLITE au Palais des Sports de Marseille face au futur champion villeurbannais le 18 mai dernier, il ne restera presque plus rien à la rentrée. Seul Édouard Choquet a prolongé son contrat (jusqu'en 2021), tandis qu'Allan Dokossi intégèrera réellement l'effectif professionnel. Parsemain retrouvera deux figures bien connues, de retour de prêts : Sullivan Hernandez, en délicatesse à Aix-Maurienne, et Bodian Massa, vraie sensation de la saison avec Saint-Chamond. Lui aussi en provenance du SCBVG, Lucas Hergott est la première recrue des BYers.

Plus qu'une remontée immédiate, une perspective rendue d'autant plus floue par le passage de la Jeep ÉLITE à 16 clubs l'an prochain, Fos-Provence espère surtout retrouver son identité en 2019/20. Cet intermède au plus haut niveau a permis d'attirer de nombreux curieux à Parsemain mais l'image renvoyée par l'équipe provençale n'a pas toujours été digne des valeurs habituellement véhiculées par les BYers. Alors il s'agira de retrouver les bases, de reconstruire avec des jeunes pour ensuite ambitionner un retour en Jeep ÉLITE.

« C’est très difficile de trouver des joueurs disponibles qui correspondent à notre âme de club. Ce que je peux vous garantir, c’est qu’on a envie de faire une équipe qui va retransmettre beaucoup de valeurs, qu’on va récupérer aussi des jeunes joueurs à potentiel qu’on va essayer de continuer à développer pour que ce soit peut-être eux qui nous amènent à l’étage supérieur le plus tôt possible. Et qu’on renforcera quand même le groupe avec des joueurs plus expérimentés. [...] On va jouer tous les matchs pour les gagner, comme on l’a fait en Pro B pendant 9 ans, sans pour autant dire qu’on allait jouer la montée. On va d’abord rentrer dans les rangs de Pro B. L’an prochain, il n’y aura pas de montée directe, celui qui montera passera par les layoffs. L’objectif est d’être dans ce top 8. Ensuite, on a vécu tellement d’aventures en playoffs où on était favoris en étant deuxièmes, où tout le monde nous voyait passer mais on n’a pas réussi à le faire. Et l’année où on a été quatrièmes mais qu’on a fini sur une meilleure dynamique, c’est là qu’on a réussi à gagner des matchs à l’extérieur, comme à Roanne alors qu’on n’était pas favoris. Si on pouvait ensuite revivre une aventure en Jeep ÉLITE, ce serait avec grand plaisir, forcément, surtout en ayant progressé d’ici là. »

 

26 juin 2019 à 21:41
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