L’AS Monaco échoue au pied du Final Four : fin d’une première saison fantastique en EuroLeague

Les hommes de Sasa Obradovic peuvent nourrir des regrets, eux qui ont compté jusqu’à 11 points d’avance dans le second quart-temps (30-41, 17e minute) et ont bataillé jusqu’à la fin, les yeux dans les yeux avec les Grecs. La Roca Team avait pourtant mis l’intensité nécessaire dès le départ, mais les locaux, même distancés, n’ont jamais lâché. Appliqués en seconde mi-temps, avec une seule perte de balle, Kostas Sloùkas et les siens ont pu compter sur le soutien indéfectible de leur bouillant public et un money-time mieux géré. C’est Tyler Dorsey, par une banderille à 3 points, qui scellait le sort du match à 1’40 de la fin. La salle était envahie alors même qu’il restait 9 secondes à jouer, donnant lieu à des scènes de liesses surréalistes, colorées d’innombrables fumigènes rouges.

Haute intensité

Au sortir de la première mi-temps, Monaco avait pourtant creusé un petit écart (41-48). Paris Lee, entré en cours de jeu, avait dynamisé une rencontre jusqu’ici un peu hachée, par les fautes et sûrement par l’enjeu. Le meneur plantait trois flèches derrière l’arc et allait chercher un and-one dans le trafic. Bien secondé par Yakuba Ouattara, parfait assassin silencieux sanctionnant en bout de chaîne (4 sur 5 à 3 pts en première période). Côté grec, Kostas Papanikolaou, qui promettait avant la confrontation de jouer “avec le couteau entre les dents”, apportait un impact immédiat à son entrée en jeu. Hargneux et un brin chambreur, il fut auteur d’un contre monumental sur Bacon. Tandis que le leader du Pirée, Sloùkas, avec 0 point et trois turnovers, semblait endormi, et Mustapha Fall était trop peu servi à l’intérieur.

Le réveil de Sloùkas

Au sortir des vestiaires, Le Pirée montait d’un ton défensivement. Le meneur Thomas Walkup, discret jusqu’alors, lançait le run qui permettait aux locaux de recoller à hauteur (25’, 55-55) : trois points ouvert, un drive bien trop facile et une interception sur Danilo Andjusic. Monaco ne paniquait pas, et allait chercher ses points sur la ligne (15/16 dans l’exercice), à un moment où l’adresse les fuyait. La rencontre allait se jouer dans les dernières minutes, les deux équipes se tenant à un ou deux points dès lors. À deux minutes du terme, Sloùkas, qui commençait déjà à attirer les ballons à lui et prendre ses responsabilités, plantait une flèche derrière l’arc pour donner un avantage conséquent à son équipe (38’, 89-83). Derrière un trois points miraculeux en soliste de Mike James pour maintenir l’espoir (24 pts, à 2/10 à 3pts), Tyler Dorsey lui répondait du tac au tac avec un shoot primé et se permettait de chambrer son vis-à-vis en haranguant la foule. A raison puisqu’après une nouvelle tentative soliste de Mike James, harcelé par une solide défense de l’Olympiakos, la victoire était scellée.

À deux doigts de l’Olympe…

La belle épopée de la Roca Team s’arrête donc aux portes du Final Four. Une performance déjà majuscule dans une compétition que Monaco disputait pour la première fois de son histoire, alors que l’Olympiakos retrouve le dernier carré qu’il n’avait pas atteint depuis cinq ans. Privée d’Alpha Diallo lors de ses trois dernières sorties, l’ASM pourra nourrir des sentiments mêlés de regrets et de fierté : déception d’être passée si près d’un accomplissement ahurissant, simplement vaincu par l’expérience héllène, mais satisfaction d’avoir renversé une situation quasiment desespérée en décembre pour placer avec fracat la Principauté sur la carte du basket continental. L’histoire européenne de l’AS Monaco ne fait que commencer !

Par Simon Virot (texte et vidéos), au Pirée,

par

Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

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