Evan Fournier et l’Olympiakos remportent l’EuroLeague, trois Français champions d’Europe !

Evan Fournier et l’Olympiakos sont champions d’Europe !
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À partir de 5€Essai gratuitJamais le Telekom Center n’avait autant fait corps avec cinq joueurs habillés de rouge et blanc. Jamais il n’avait autant vibré pour l’autre club du Pirée, autant conspué l’adversaire de celui qui revêt traditionnellement la cape de l’ennemi. Ce dimanche, tout était différent : tout le Pirée sautait, chantait, hurlait pour l’Olympiakos, pour lui permettre d’accrocher une quatrième étoile à son palmarès, synonyme de quatrième sacre en EuroLeague, en terrassant le Real Madrid (92-85).
Evan Fournier était déjà vénéré sur les bords du Pirée, qu’en sera-t-il demain ? Car ce succès en finale, chez lui à Athènes, l’Olympiakos le doit en grande partie à son arrière français, celui-là même que les supporters adulent depuis son arrivée en 2024. L’enfant de Charenton, auteur de 20 points et élu MVP, s’octroie ainsi son premier titre international, et offre leur premier sacre d’EuroLeague à ses compatriotes Frank Ntilikina et Moustapha Fall – pas entrés en finale.
WE ARE EUROPEAN CHAMPIONS!!! 🔴⚪🏆#OlympiacosBC #EuropeanChampions #WeAreOlympiacos #TogetherWeFight #Champions pic.twitter.com/1y5fs2pteM
— Olympiacos B.C. (@Olympiacos_BC) May 24, 2026
Le Real rapidement devant
Voilà 13 ans que ce trophée échappait à l’Olympiakos. Le souvenir douloureux de la dernière finale, perdue au bout du bout contre le Real Madrid en 2023, est désormais bien loin derrière, tant la rencontre de ce dimanche a été, à son tour, épique. L’écart a rapidement dépassé 10 points – en faveur du Real Madrid – puis s’est peu à peu tassé pour offrir un combat de toutes les possessions : à la pause, les Grecs avaient déjà gommé leur retard et même pris les devants (46-44).
Il a en effet vite fallu réagir pour les hommes de Georgios Bartzokas, cueillis à froid par… Trey Lyles. Au coeur d’un secteur intérieur dépeuplé (Walter Tavares, Alex Len et Usman Garuba blessés), le poste 4 polyvalent s’est amusé à étirer la défense grecque et à se faufiler dans la raquette. Résultat : 13 points pour le Canadien dans le 1er quart-temps, 21 à la pause (24 au final).
Fournier en détonateur
Le club du Pirée a fini par réagir, grâce à un Alec Peters très propre (16 points à 5/6) et à l’entrée d’un Evan Fournier au rendez-vous. L’arrière tricolore a servi de détonateur en inscrivant 11 pions dans le 2e quart-temps, et a propulsé les siens en tête pour la première fois, profitant de l’euphorie générale pour haranguer une foule déjà en transe (38-36, 18e).
L’ancien du Magic avait tout de même des choses à redire, au micro de l’EuroLeague : « 46 points encaissés en première mi-temps, c’est bien trop ». Son message a été entendu dès le retour des vestiaires : les duels se sont musclés et le mano a mano espéré entre les deux géants a pu démarrer. Feu vert sur la seule frasque de la soirée de Théo Maledon (8 points), puis une bombe longue distance d’un Sasha Vezenkov étrangement timide (73-71, 36e).
Quatrième titre d’EuroLeague pour l’Olympiakos
Le festival offensif, de part et d’autre, a maintenu l’écart à quelques unités. Pas loin, d’ailleurs, de réveiller les vieux démons de l’Olympiakos, encore plus quand le club du Pirée, jusque-là parfait dans le money-time, relançait le Real alors que l’écart semblait enfin fait (5-0, 88-85, 40e).
I @EvanFourmizz is money tonight! @Moto #MotorolaMagicMoment I @Olympiacos_BC pic.twitter.com/r27R8gK2Hq
— EuroLeague (@EuroLeague) May 24, 2026
D’un côté, quelques balles perdues largement évitables, étourderies sans doute liées à la fatigue. Mais de l’autre, du sang froid sur la ligne des lancers dans les moments cruciaux, tant pour Thomas Walkup que pour les deux hommes de la soirée, Peters et Fournier (11 points sur la ligne dans les 5 dernières minutes), qui ont permis de finaliser le succès.
Voilà qui vient concrétiser la domination – presque – sans partage de l’Olympiakos sur la saison 2025/26 de l’EuroLeague, premier de saison régulière (26 victoires – 12 défaites) et sacré – devenant la première équipe titré en étant numéro 1 au classement. Le club historique du Pirée décroche ce trophée pour la quatrième fois de son histoire, après 1997, 2012 et 2013. Sur le parquet du rival, paraît-il, mais surtout, ce dimanche, dans un volcan entièrement acquis à sa cause.
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