Victor Wembanyama en état de grâce : « Le temps s’est arrêté » lors de son match historique à Oklahoma City

Victor Wembanyama a dominé OKC lors du match 1 des finales de conférence
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À partir de 5€Essai gratuitVictor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) continue de repousser les limites. Pour son premier match de finale de conférence NBA, l’intérieur français a porté les San Antonio Spurs vers une victoire folle après double prolongation sur le parquet d’Oklahoma City (122-115), avec une ligne statistique irréelle : 41 points, 24 rebonds et 3 contres en 49 minutes.
Une performance qui a immédiatement déclenché une avalanche de réactions. Sur First Team, Erwan Abautret et Thomas Dufant ont livré un débrief passionné, parfois incrédule, devant l’ampleur du récital du Français.
« Le temps s’est arrêté »
Le moment qui a définitivement fait basculer la rencontre reste ce tir monumental inscrit par Wembanyama dans la première prolongation. Un 3-points pris à plus de 12 mètres, dans le rythme, face à une défense déjà épuisée.
« Quand on le voit se stopper… on le connaît, on se dit : “Oh, il va le prendre le coquin.” Et s’il ne le met pas, c’est un mauvais tir. Mais il l’a mis. Il était touché par la grâce », lâche Thomas Dufant.
Erwan Abautret ajoute : « Le temps s’est arrêté. Vraiment. À ce moment-là, il n’y avait plus personne qui parlait. Ça n’avait plus aucun sens. »
Les deux analystes ont même comparé cette action au fameux tir de Stephen Curry à Oklahoma City en 2016. Sauf qu’ici, le contexte était celui d’un match de finale de conférence.
« C’est le meilleur joueur du monde »
Au-delà du tir, c’est surtout la domination globale de Wembanyama qui impressionne. Process Corporation, dans son analyse vidéo (voir ci-dessous), insiste notamment sur son impact défensif permanent.
Le Thunder a multiplié les ajustements défensifs en utilisant des joueurs plus petits sur lui, comme Alex Caruso ou Jalen Williams (1,96 m, 25 ans). Sans succès.
« Ils les ont châtiés près du panier », résume Thomas Dufant. « Sur les passes lobées, sur les rolls, sur les rebonds offensifs… ils les ont massacrés là-dessus. »
Face à Chet Holmgren, Wembanyama a alterné jeu poste bas, attaque extérieure et domination athlétique. Un casse-tête tactique total pour Oklahoma City.
Stephen Castle, lui aussi énorme malgré ses 11 pertes de balle, n’a d’ailleurs pas hésité à lâcher après la rencontre : « C’est plus simple quand tu as le meilleur joueur du monde dans ton équipe. »
Le contraste avec Holmgren a sauté aux yeux des observateurs. Alors que Wembanyama a accepté tous les duels physiques pendant 49 minutes, Holmgren a terminé avec seulement 8 points et 7 tirs tentés.
« Victor s’est fait mal. Il a accepté le combat. Chet est resté dans sa zone de confort », analyse encore Dufant.
Des Spurs déjà prêts pour le titre ?
Ce qui frappe également les observateurs, c’est la maturité des Spurs malgré leur jeunesse. Sans De’Aaron Fox (1,90 m, 28 ans), absent sur blessure, San Antonio a pourtant affiché une sérénité impressionnante dans les moments chauds.
« J’ai vu une équipe qui joue clairement pour être championne », affirme Erwan Abautret.
Le duo Stephen Castle – Dylan Harper a aussi reçu de nombreux éloges. Les deux jeunes extérieurs ont cumulé 41 points et surtout imposé une énorme pression défensive tout au long de la rencontre.
Mais évidemment, tout tourne aujourd’hui autour de Wembanyama. Même ses réponses d’après-match entretiennent déjà sa légende.
Interrogé sur le fait de savoir s’il se considère désormais comme le meilleur joueur du monde, le Français a répondu avec calme : « Je ressens de la fatigue. »
Une réponse froide après une nuit brûlante.
L’analyse tactique de Process Corporation : la défense des Spurs au cœur du chantier
En parallèle du débrief de First Team, la chaîne Process Corporation s’est davantage attardée sur les aspects technico-tactiques de cette première manche. Leur constat rejoint celui observé pendant la rencontre : les Spurs ont complètement perturbé les habitudes offensives du Thunder grâce à leur discipline défensive autour de Victor Wembanyama.
La vidéo insiste notamment sur la protection du cercle du Français, pas seulement via les contres mais surtout par la dissuasion permanente qu’il impose. Oklahoma City a régulièrement refusé des lay-ups ou modifié ses angles d’attaque pour éviter sa présence dans la raquette. Un impact invisible dans les statistiques mais central dans le match.
Process Corporation souligne aussi le plan défensif mis en place sur Shai Gilgeous-Alexander. Les Spurs ont multiplié les aides précoces pour empêcher le MVP de rentrer dans la peinture, quitte à concéder davantage de tirs extérieurs aux role players du Thunder. Une stratégie qui a permis à Alex Caruso de prendre feu à 3-points, mais qui a globalement empêché Oklahoma City de retrouver son jeu de drive habituel.
Autre élément analysé : l’utilisation défensive du Thunder sur Wembanyama. Mark Daigneault a souvent choisi de défendre avec des joueurs plus petits pour essayer de gêner ses déplacements loin du cercle. Mais les Spurs ont immédiatement puni ce choix en servant Wembanyama près du panier, sur des situations de post-up, des rolls ou des passes lobées.
Quand Chet Holmgren défendait directement sur lui, Wembanyama changeait complètement de registre en attaquant davantage face au panier et depuis l’extérieur. Une capacité d’adaptation qui, selon Process Corporation, transforme déjà le Français en casse-tête tactique presque insoluble sur une série longue.
























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