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« Ça ne peut pas fonctionner comme ça » : Monaco s’en est sorti contre Strasbourg mais Spanoulis réclame de meilleurs départs

Leaders Cup - L'AS Monaco a frôlé la correctionnelle contre la SIG Strasbourg (90-89) en quarts de finale de la Leaders Cup, ce vendredi 20 février. Après un départ catastrophique (11-27), la Roca Team a renversé la table avec un 33-2 avant de trembler jusqu’au bout. Place désormais à Cholet en demi-finale.
« Ça ne peut pas fonctionner comme ça » : Monaco s’en est sorti contre Strasbourg mais Spanoulis réclame de meilleurs départs

Vassilis Spanoulis s’agace en bord de terrain lors de Monaco – Strasbourg

Crédit photo : Florentin Bruère
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L’AS Monaco s’est qualifiée dans la douleur face à la SIG Strasbourg (90-89) en quarts de finale de la Leaders Cup. Longtemps bousculée, la Roca Team a alterné le très bon et le très inquiétant, au point de voir Marcus Keene manquer de peu le tir de la gagne. Un rebond offensif décisif de Mike James a finalement scellé l’issue d’un match à scénario.

Un 33-2 pour tout renverser… avant de rechuter

Menée 11-27 après une entame jugée trop nonchalante, l’AS Monaco a soudainement changé de visage. Intensité défensive, pression tout-terrain, rythme retrouvé : la Roca Team a infligé un incroyable 33-2 à la SIG pour reprendre totalement le contrôle.

Mais la fin de match a replongé les Monégasques dans leurs travers. Strasbourg est revenu, a même repris l’avantage dans le dernier quart-temps, et n’a échoué que d’un rien, Marcus Keene voyant son tir de la gagne filer à côté. Mike James a capté le rebond offensif décisif, privant les Alsaciens d’une dernière possession.

En quête d’une première Leaders Cup depuis leur triplé 2016-2017-2018, les Monégasques défieront Cholet ce samedi à 18h30.

Spanoulis : « Mentalité, mentalité, c’est tout dans la tête »

Après la rencontre, Vassilis Spanoulis n’a pas masqué son agacement face à l’irrégularité de ses joueurs.

« On n’était pas concentré au début mais on est revenu en jouant un basket incroyable. Le problème, c’est qu’on a joué dans le quatrième quart-temps comme dans le premier. »
Vassilis Spanoulis, coach de l’AS Monaco

Le technicien grec a insisté sur la responsabilité collective : « C’est à propos de nous. Respect à Strasbourg, ils se sont battus, ils ont tout donné, ils n’avaient rien à perdre. Il faut mettre la pression, se battre, défendre. »

Pour lui, tout part de la défense : « Tout dépendait de la défense. Il n’y a aucun joueur qui n’a pas le droit de ne pas défendre. Tout le monde doit être sur la même page si on veut réussir et prendre des titres. »

Et le message est clair sur l’attitude : « Mentalité. Mentalité, c’est tout dans notre tête. (…) Tu ne sais pas si tu vas gagner. Tu dois jouer pour gagner. Ça ne peut pas fonctionner comme ça. »

Cholet dans le viseur, des incertitudes dans la raquette

Demi-finaliste, Monaco devra hausser le curseur face à Cholet, capable de revenir de -17 en quart et adepte du pressing tout-terrain.

« La Leaders Cup est une compétition de surprises. (…) Cholet joue physique. Ils pressent tout terrain. Il faut être prêt », a prévenu Spanoulis.

Côté effectif, Alpha Diallo (épaule) reste incertain, tandis que Kevarrius Hayes, de retour à l’entraînement individuel après sa blessure au visage, pourrait grappiller quelques minutes. « Peut-être qu’on l’aidera pendant quelques minutes. On verra », a indiqué le coach.

En attendant, Daniel Theis, Nikola Mirotic, Jaron Blossomgame, Juhann Begarin et Terry Tarpey ont assuré l’essentiel dans la raquette.

Justement, Terry Tarpey a reconnu l’inconstance chronique de son équipe, rappelant qu’elle existait déjà par le passé et n’était pas liée aux soucis financiers actuels. L’ancien joueur du Mans a aussi salué la qualité de Cholet, tout en glissant que « ce n’était pas facile pour lui de dire du bien de Cholet », clin d’œil à la rivalité régionale.

Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.

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