ITW Mike James : « Dans nos bons jours, on fait toujours partie des meilleures équipes d’Europe ! »

Mike James a mené Monaco vers une nouvelle finale de Leaders Cup
L’avantage d’une tribune de presse placée sous le panier, c’est qu’on entend tout ce que les joueurs disent. C’est pourquoi on ne vous ré-écrira pas ce que Mike James a lâché juste devant nous lors de son premier and-one du match. Mais disons que l’expression a été fleurie, suggérant que la star monégasque avait à cœur de balayer son non-match de la veille.
« Après le match de Strasbourg, un journaliste m’a demandé si j’étais inquiet pour Mike », a glissé Vassilis Spanoulis. « Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de souci. Je connais très bien Mike et il a vraiment été très bon ce samedi (17 points à 5/10, 7 passes décisives et 2 interceptions), que ce soit par son énergie, son agressivité, sa défense, sa capacité à créer pour lui et pour les autres. »
Après la démonstration collective de Monaco contre Cholet Basket en demi-finale de la Leaders Cup (115-83), on a donc demandé à Mike James s’il voulait s’exprimer. « Ça dépend… C’est à propos de quoi ?! », a-t-il demandé avec le sourire. « C’est juste à propos du match, hein ? » Sous-entendu, pas de ses derniers tweets ou autres. On a donc parlé du match avec lui.
Mike, vous sortez d’une demi-finale réussie…
Oui, on a gagné. On est venus pour ça ! Maintenant, on passe à la suite.
On a ressenti une bonne énergie de votre part depuis le début…
Le match était un peu plus tard qu’hier (18h30, au lieu de 15h30, ndlr). L’échauffement est plus naturel, on a le temps de shooter, ça permet de mieux rentrer dans ses routines. Ça aide beaucoup.
« La Leaders Cup ?
Tous les trophées sont importants »
Que représente la Leaders Cup pour vous ? C’est le dernier trophée qui vous manque en France…
Tous les trophées sont importants. Je veux en gagner le plus possible, ça reste l’objectif chaque saison. Dès qu’on a la chance de remporter un trophée, il faut la saisir, ou du moins essayer du mieux possible.
L’année dernière, votre demi-finale avait déjà été très convaincante mais vous aviez perdu en finale. Comment s’en servir pour le dernier match de dimanche ?
Personnellement, ce n’est vraiment pas dans mon esprit. Je me concentre uniquement sur demain, je le traite comme n’importe quel match. Je vais essayer de jouer du mieux possible, d’être aussi solide que possible. Et j’espère qu’on gagnera !

Si c’est Le Mans, il s’agit d’une équipe qui vous a privé de deux trophées l’an dernier… Comment faire mieux cette saison ?
Depuis que je suis en France, il y a toujours une équipe qui, chaque année, fait un peu office de bête noire, trouve toujours le moyen de nous battre, pour je ne sais quelle raison. La saison dernière, c’était Le Mans. Ça arrive. Apparemment, on a l’air de mieux jouer contre eux cette saison, si jamais ça veut dire quelque chose… On verra qui on affronte en finale et on se concentrera là-dessus.
« Je n’ai aucune idée de ce qui se passe »
Avec le contexte que l’on connaît, comment est l’état d’esprit de l’équipe ?
On veut juste gagner, essayer de rester concentrés le plus possible, si c’est possible. On veut prendre les choses le plus sérieusement possible au jour le jour. Et on verra où ça peut nous mener.
La situation peut-elle créer un sentiment d’urgence pour tout gagner tant qu’il est encore temps ?
Je ne sais pas. Peut-être ! En ce moment, sur les trois – quatre derniers mois, chacun connait ses hauts et ses bas. Chacun gère ça à sa façon. À nous de faire en sorte que nos moments de bas soient les plus courts possible pour rester soudés un maximum.

Certains joueurs, comme Nadir Hifi, ont exprimé leur admiration face à la façon dont vous gérez collectivement la situation, que vous puissiez continuer à gagner malgré le contexte…
Mais en fait, je pense qu’on est toujours une très bonne équipe, peu importe les circonstances. Dans nos bons jours, on fait partie des meilleures équipes d’Europe ! Alors oui, parfois ça n’en a pas l’air, quelqu’en soit la raison. Mais ça arrive… Toutes les équipes connaissent des hauts et des bas. Je n’ai jamais vu un premier de la saison régulière en EuroLeague tout gagner ! Donc que peut-on faire ?
Votre président Aleksej Fedorychev est présent à la Leaders Cup. Avez-vous pu discuter avec lui ces derniers jours ?
Je n’ai aucune idée de ce qui se passe. J’essaye de rester en dehors de ça, ce ne sont pas mes affaires !
Propos recueillis à l’Arena Futuroscope

























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