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ITW Thomas Pennellier, jeune assistant-coach français à l’étranger : « J’ai beaucoup de chance car le coach délègue beaucoup »

Ancien coach U18 du Paris Basketball et artisan de la montée de Massy en Nationale 2, Thomas Pennellier est aujourd’hui assistant coach à Bonn. À seulement 25 ans, le technicien français revient sur sa première partie de saison en Allemagne, son passage fondateur à Paris et ses ambitions futures.
ITW Thomas Pennellier, jeune assistant-coach français à l’étranger : « J’ai beaucoup de chance car le coach délègue beaucoup »

Thomas Pennellier dans le dos de Marko Stankovic, qu’il assiste à Bonn

Crédit photo : Telekom Baskets Bonn

Après une saison 2024-2025 particulièrement dense, conclue par une 3e place au championnat de France U18 avec le Paris Basketball et une montée en Nationale 2 avec Massy, Thomas Pennellier a quitté la région parisienne pour franchir une nouvelle étape. Désormais assistant coach de Bonn, il s’est confié longuement sur ce nouveau défi, sans jamais renier ce qui a construit son identité d’entraîneur.

Un début de saison en progression à Bonn

Quatre mois après la première journée, le bilan est jugé encourageant par le jeune coach français, malgré un contexte initial délicat : « Un bilan plutôt positif. On avait mal démarré, notamment avec une présaison compliquée avec des blessures. Zachery Cooks, notre meneur titulaire, est arrivé blessé. On a mis du temps à trouver notre équilibre, mais on a créé une identité défensive. »

Cette progression se traduit dans les chiffres : « On est la 3e meilleure défense du championnat allemand (en defensive rating) derrière le Bayern et Ulm, et on est en phase avec nos objectifs : être Top 6 pour retrouver les playoffs et jouer une coupe d’Europe, ce qui est important pour le club. »

Une opportunité née presque par surprise

Le contact avec Bonn s’est fait alors que l’ancien coach de Noisy-Bailly était encore pleinement investi dans son rôle à Paris : « On est en janvier ou février, je suis en déplacement à Challans avec les U18, et je reçois un message du coach Stankovic. C’est un ancien assistant de Tuomas Iisalo, le seul qui n’avait pas fait le chemin Bonn-Paris. »

Le discours fait mouche immédiatement : « Il m’a dit qu’il avait entendu beaucoup de bien de moi, qu’il suivait ce que je faisais avec les U18 et en N3 avec Massy. Il m’a dit qu’il voulait que je le rejoigne car on a des idées semblables. Je suis allé faire la visite des infrastructures du club en avril, j’ai été bien reçu, et ils m’ont fait une proposition inrefusable. Paris m’avait aussi proposé des choses, mais selon moi, ce n’était pas un rôle qui me permettrait d’évoluer comme je le voulais. »

Un rôle clé au sein du staff

Au Telekom Baskets Bonn, Thomas Pennellier occupe une fonction centrale dans la préparation des matchs : « Je suis responsable du scouting. Je regroupe des infos sur les adversaires, que ce soit collectivement ou individuellement. »

Le natif des Yvelines insiste aussi sur la confiance accordée par le staff : « J’ai beaucoup de chance car le coach délègue beaucoup. Il prend nos avis pendant les entraînements et les matchs, et on est tous sur la même longueur d’onde avec les coachs. »

Basket allemand et basket français : deux visions

Le regard du technicien sur les différences entre les deux championnats est sans détour : « Le championnat français est très physique. Ici, chaque coach a sa philosophie, le jeu est plus rapide et les idées de jeu sont diverses. »

Il cite même des exemples précis : « Je pense à une équipe comme Heidelberg qui n’attaque quasiment pas en pick and roll par exemple. »

Sur la formation, le constat est clair : « Le niveau des joueurs formés localement est moins fort qu’en France, c’est pour ça que de plus en plus de joueurs allemands viennent jouer en France. » Comme a pu le faire Michael Kessens, de retour dans l’effectif de Bonn cette saison.

Le Paris Basketball, une école de vie

Le passage au Paris Basketball reste central dans son parcours : « Paris c’est la maison, ça a été mon école. C’est la première structure qui m’a donné ma chance alors que je n’avais que 19 ans. J’y ai découvert la formation, j’ai monté les échelons jusqu’à coach U18 et assistant U21, et j’ai vécu deux ans avec le groupe pro. Je n’ai jamais été joueur pro, mais j’ai pris du galon. C’est comme si j’avais pris 7 ou 8 ans d’expérience avec des coachs comme Tuomas Iisalo. »

Les souvenirs restent marquants : « J’ai vécu beaucoup d’émotions, je pense à la victoire en EuroCup à Bourg, l’aventure l’an passé avec les U18 où on a fini 3e France. Je me souviendrai de cette génération toute ma vie. »

Mohamed Diawara, une évidence

Parmi tous les jeunes qu’il a coachés, un nom revient immédiatement :

« Si je devais en garder un seul, je dirais Mo (Mohamed Diawara). Ça a été un bonheur de bosser avec lui. Il s’entraînait toute la semaine avec les pros, et même quand il redescendait pour le dernier entraînement de la semaine en Espoirs, il prenait ça avec sérieux. C’est un professionnel, il pouvait jouer de 1 à 5, il est gentil, et même aujourd’hui quand je lui envoie un message, il prend le temps de répondre. C’est une personne en or. »

Un vestiaire plus âgé, mais pas un problème

À Bonn, le contexte est différent. Le jeune homme, habitué aux vestiaires jeunes voit son habitude changée, le club allemand ne compte aucun joueur en dessous des 24 ans. Difficile de s’adapter ? : « Oui et non. Oui mais pas spécialement pour l’âge. En France, je coachais en français. Ici, c’est en anglais, c’est plus compliqué, surtout au début. »

Mais la confiance reste intacte : « J’ai confiance en ce que je sais, ce que j’enseigne, et puis je les engueule comme mes U18 à Paris (rires). Non car j’ai déjà de l’expérience avec des joueurs plus âgés. Avec Massy en N3 notamment. Je pense à des joueurs comme Damien Mailleux, c’est un ancien joueur pro qui avait 43 ans la saison passée. L’âge ce n’est pas important. Ce qui compte, c’est la personnalité, la mentalité et savoir être polyvalent. »

Objectifs sportifs et ambitions personnelles

Pour la suite de la saison, le cap est clair : « On est éliminés de la coupe d’Allemagne, donc il ne nous reste que le championnat. On va s’appuyer là-dessus pour essayer de sécuriser un Top 6, pour ne pas jouer le play-in, faire du mieux possible, et ramener cette équipe en coupe d’Europe. »

À plus long terme, le projet est aussi très structuré avec un probable retour dans le championnat de France dès 2026-2027, afin d’obtenir le plus haut diplôme d’entraîneur de basket, nécessaire pour franchir un cap : « Ma grande priorité, c’est de monter en compétence. Aujourd’hui j’ai le DEFB, qui me permet de coacher en France jusqu’en U18 ou en N2. Mon objectif c’est de passer le DEPB (diplôme entraineur professionnel de basket) et c’est sûrement lié à un retour en France. »

Sans jamais perdre l’ADN qu’il a connu à Paris : « Je vais continuer à perfectionner cette philosophie Iisalo et partager, apprendre de beaucoup de joueurs et de coachs. J’aime l’ambition, et c’est aussi pour ça que j’ai rejoint Bonn. »

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