La JL Bourg n’ira pas en EuroLeague : « On doit privilégier la raison sur la passion »

La JL Bourg a décliné l’invitation de l’EuroLeague de Dejan Bodiroga
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À partir de 5€Essai gratuit« Quand on est chef de famille, on ne peut pas mettre sa famille en danger ». Le président Julien Desbottes l’a annoncé ce vendredi 29 mai, la JL Bourg ne jouera pas en EuroLeague en 2026-2027. Plus d’un mois après avoir remporté l’EuroCup, et donc gagné le droit d’évoluer dans la meilleure compétition européen la saison prochaine, le club a tranché. « Nous ne ferons pas l’EuroLeague l’année prochaine, nous ferons l’EuroCup », a acté l’expert-comptable de formation.
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🔴⚪️ Depuis plusieurs semaines, la JL Bourg évaluait la possibilité d’évoluer en EuroLeague pour la saison 2026–2027, en tant que champion d’EuroCup 2026.
Lire le communiqué complet 🔗 https://t.co/7atgSx3wVI pic.twitter.com/DLBTCZ4wqQ
— JL Bourg Basket (@JLBourgBasket) May 29, 2026
« Pourquoi être kamikaze ? »
Pour Julien Desbottes, la réflexion a dépassé la simple question du budget ou de la salle. « C’était un rêve absolu », reconnaît-il. Mais le président estime que les contraintes de l’EuroLeague auraient placé le club dans une situation trop risquée.
« Pourquoi être kamikaze ? Je ne vois pas pourquoi se mettre en danger si ce n’est prendre le risque absolu de se retrouver dans un an avec des finances potentiellement détériorées. »
La nécessité d’augmenter fortement la masse salariale, la multiplication des déplacements, l’enchaînement potentiel de près de 80 matches et les charges supplémentaires ont conduit les dirigeants à considérer que l’écart restait trop important. « Ce n’est pas le même monde. Il faut savoir qui on est et qui on n’est pas. »
Le refus d’une délocalisation ou d’une solution provisoire
La question de l’infrastructure a également été étudiée. La JL Bourg n’a pas souhaité délocaliser ses rencontres à l’Astroballe de Villeurbanne ou au Colisée de Chalon-sur-Saône, estimant que l’EuroLeague devait se jouer à Bourg-en-Bresse ou ne pas se jouer du tout.
Le club a également exploré l’hypothèse d’une extension temporaire d’Ekinox afin de répondre aux critères de capacité. Mais la complexité du projet, son coût et son caractère provisoire se sont ajoutés aux autres obstacles déjà identifiés.
Julien Desbottes a rappelé que les aménagements envisagés auraient profondément modifié l’utilisation du lieu et impacté les autres activités accueillies dans la salle.
Un modèle économique assumé
Depuis plusieurs années, la JL Bourg s’est développée grâce à un réseau dense de partenaires plutôt qu’à l’apport massif d’un investisseur unique. Un modèle plus exigeant mais que Julien Desbottes revendique pleinement.
« Les investisseurs attendent un retour sur investissement. Sinon, ça ne s’appelle pas un investisseur, ça s’appelle un mécène. »
Le dirigeant ne critique pas les autres modèles présents dans le basket européen, mais rappelle que la force de la JL Bourg réside dans sa capacité à construire progressivement sans dépendre d’une fortune individuelle. « La JL, ce n’est pas un jouet. »
Le risque de repartir en arrière
Au-delà des finances, le président burgien s’est également interrogé sur les conséquences sportives d’une saison compliquée en EuroLeague.
Les difficultés rencontrées par plusieurs clubs français cette saison dans la compétition ont nourri sa réflexion. « On ne peut que regarder cela de manière très attentive. »
Selon lui, une saison terminée aux dernières places de l’EuroLeague, sans qualification pour les playoffs de Betclic ELITE, aurait même pu priver la JL Bourg de compétition européenne l’année suivante.
« Je ne peux pas détruire ce qu’on a essayé de construire pas à pas. »
Une ambition intacte en EuroCup
Pour autant, Bourg ne compte pas ralentir son développement. « Nous ne ferons pas l’EuroLeague l’année prochaine, nous ferons l’EuroCup », a confirmé Julien Desbottes.
Le club espère désormais décrocher une licence pluriannuelle (3+2 ?) dans une EuroCup qui devrait se renforcer. Et l’ambition reste la même : continuer à jouer les premiers rôles. « On va continuer d’être ambitieux. On va continuer d’être des chasseurs. » Avec une base d’effectif reconduite et des recrues de renom, comme le prospect Nathan Soliman et l’international français Lionel Gaudoux.





























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