Pierric Poupet « n’a pas reconnu son équipe » contre Kaunas, Paris perd avec un Hifi cadenassé

Les mines déconfites de Pierric Poupet et Nadir Hifi
ASVEL 77-96 Zalgiris Kaunas
Le Zalgiris Kaunas est décidément un adversaire qui ne réussit pas du tout à l’ASVEL. À l’aller en Lituanie, les Villeurbannais avaient perdu de… 37 points, leur pire match de la saison. Cette fois à l’Astroballe, ils n’en sont pas passés loin. L’écart avait en effet atteint les 29 points dans le dernier quart-temps, avant les joueurs du fond de la rotation n’arrivent à redresser la barre pour rendre le score final légèrement plus acceptable (77-96). Mais même Pierric Poupet l’a reconnu en interview d’après-match auprès de l’EuroLeague TV : « Je ne sais pas trop comment on a réussi à ne pas perdre de 40 points, parce qu’il y avait un gros écart entre les deux équipes aujourd’hui. »
Le coach villeurbannais a déploré « ne pas reconnaître son équipe aujourd’hui, peut-être pour la première fois de la saison » après un match où ses joueurs se sont fait impacter physiquement. « Je pense qu’on n’est pas venus prêts à jouer un match d’intensité EuroLeague. Donc forcément tu te fais gifler. » Un constat partagé par leurs adversaires lituaniens, par la voix de leur MVP Moses Wright : « On a joué plus physique qu’eux, je crois qu’on a eu 4 interceptions sur les 5 premières minutes, et après on a continué sur cette lancée. » Avec leur pivot américain et un Sylvain Francisco encore une fois déterminé contre une équipe française (20 points et 27 d’évaluation), le Zalgiris a dominé son sujet.
Il faut dire que manquait aussi à l’appel Glynn Watson Jr, principal créateur offensif depuis le départ de Nando de Colo. Thomas Heurtel a donc pris le relais et réussi son meilleur match sous ses nouvelles couleurs, marquant 21 points et réussissait 6 passes décisives pour 24 d’évaluation. Edwin Jackson a aussi marqué 13 points en 21 minutes. Mais c’est de l’autre côté du terrain que le bât a blessé, avec une identité de combattant que l’on n’a pas retrouvé. D’où les commentaires de Pierric Poupet.
Cette fois, il n’y a même pas eu de money-time, ce qui a au moins permis de donner des minutes à ceux qui ont moins l’occasion de jouer en EuroLeague d’habitude (Adam Atamna, Bodian Massa ou Paul Eboua). Les Lituaniens ont lâché les chevaux et sont même permis un moulin à vent en contre-attaque, très rare en EuroLeague. Ils se placent en 9e position, pendant que l’ASVEL est la lanterne rouge de l’EuroLeague.
Sylvain Francisco lays it off to Azuolas Tubelis who just loves flying today…✈️
(Presented by: Go3) pic.twitter.com/2fA2gSfz7w
— BC Zalgiris Kaunas (@bczalgiris) January 20, 2026
VALENCE 98-84 PARIS
La tâche était compliquée pour Paris (17e), en déplacement du côté de Valence (4e), l’une des meilleures équipes d’EuroLeague cette saison. Encore plus quand cette équipe valenciane n’a perdu que 2 fois en 12 matchs à domicile cette saison, contre… Monaco et le leader actuel, l’Hapoël Tel-Aviv. La Roig Arena est une arène particulièrement dure à prendre, notamment car l’équipe est la 3e meilleure défense d’EuroLeague.
Et ce soir, ils l’ont prouvé en cadenassant le meilleur marqueur de l’EuroLeague, Nadir Hifi. Le combo-guard parisien n’a marqué que 8 petits points à 3/9 aux tirs, soit sa plus faible marque de la saison. « On a bien défendu Nadir qui est un de mes meilleurs joueurs d’Europe, on doit être contents de ça » a apprécié le coach valencian après la rencontre. Avec son -25 de plus/minus, son coach n’a pas voulu le faire jouer plus que 17 minutes.
Les Valencians ont pris un écart d’une dizaine de points dans le premier quart-temps et ne l’ont jamais quitté. Ils avaient sûrement à cœur de prendre leur revanche du match aller, perdu 90-86 dans la capitale française. L’écart est même monté jusqu’à 20 dans le dernier quart, avant que les remplaçants parisiens sous l’impulsion de la triplette Robinson-Morgan-Dokossi ne le réduisent. Mais sur l’ensemble du match, toutes les statistiques collectives sont en la faveur de Valence.
Francesco Tabellini a reconnu volontiers la supériorité de ses adversaires ce soir : « Je pense que ce soir, nos adversaires étaient incroyables, ils ont réussi une superbe performance dès le début du match. On n’a pas réussi à égaler leur intensité, et offensivement on a commencé à s’écrouler… Félicitations à nos adversaires pour leur match impressionnant. »
Dokossi with the slam!@ParisBasketball #MotorolaMagicMoment pic.twitter.com/aA34FFI9JN
— EuroLeague (@EuroLeague) January 20, 2026


























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