« Soit vous acceptez de vous faire brutaliser, soit vous réagissez » : Julius Thomas, et le réveil brutal du Paris Basketball au match 2

Julius Thomas a poussé un coup de gueule à la mi-temps, pour remobiliser ses troupes
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À partir de 5€Essai gratuitLe décor était planté ce jeudi 4 juin à l’Adidas Aréna, pour une rencontre capitale dans l’histoire récente du Paris Basketball. Favoris annoncés après une saison régulière bouclée en tête, les Parisiens se retrouvaient pourtant au bord du précipice choletais, après avoir concédé le Match 1 sur un fil (89-90). Dans une salle qui peinait à faire le plein malgré le décalage de l’horaire, l’enjeu était clair : égaliser pour éviter un voyage sans retour vers la Meilleraie.
Si la première mi-temps a vu les doutes s’installer face à l’agressivité des Maugeois, la seconde période a agi comme une véritable déflagration sous l’impulsion d’un Julius Thomas aux mots crus et d’une adresse enfin retrouvée (100-77).
Paris de « victime » à prédateur
La soirée avait pourtant commencé comme un cauchemar pour le leader de la saison régulière. Menés d’entrée (2-9), les Parisiens semblaient incapables de répondre à l’intensité de Jamuni McNeace et de Gérald Ayayi. À la pause, avec 5 points de retard (45-50) et une adresse famélique de 19 % à 3-points, le technicien parisien bouillait déjà au micro de DAZN : « On se fait taper dessus, alors maintenant, ça suffit ! ».
Dans l’intimité du vestiaire, le discours a été encore plus cinglant. Julius Thomas a révélé avoir placé ses joueurs devant leurs responsabilités : « Je leur ai dit qu’ils se faisaient bousculer (« getting bullied ») et que soit on accepte de se faire bousculer, soit on fait quelque chose pour que ça change. C’est en gros tout ce que j’ai dit ».
Le message a été reçu cinq sur cinq : Paris a infligé un récital en seconde période, porté par un incroyable 10/13 derrière l’arc. Pour le coach, le déclic a été avant tout défensif : « Nous avons complètement changé notre approche défensive par rapport à la première mi-temps, qui n’était pas bonne du tout, surtout le premier quart-temps ».
La profondeur d’effectif, un « avantage comparatif majeur »
Au-delà de l’adresse de Nadir Hifi (19 points), c’est la densité de l’effectif parisien qui a fini par user Cholet. Julius Thomas a pu s’appuyer sur des joueurs d’impact, à l’image de Lamar Stevens, auteur de 13 points et d’une présence physique intimidante, alors qu’il ne figurait pas sur la feuille du match 1. « Lamar a fait une bonne performance aujourd’hui. Il est arrivé avec beaucoup d’énergie et il en a vraiment fait une affaire personnelle. Il a bien fait son travail, surtout en défense », a souligné le coach avec satisfaction.
Cette capacité à faire tourner et à maintenir une intensité constante est, selon lui, la clé de la série : « C’est un avantage comparatif majeur dans mon opinion. Plus la série avance, plus on devrait être capable de les user ». Il a également pu compter sur le retour de son capitaine Sebastian Herrera et la puissance de Mouhamed Faye pour verrouiller la peinture (23-9 dans le dernier quart).
Cap sur l’enfer de la Meilleraie
Malgré ce succès de 23 points, Julius Thomas refuse tout excès de confiance avant le Match 3 prévu ce dimanche à 19h. Il sait que le plus dur reste à faire face à une équipe de CB qu’il tient en haute estime : « Je sais pertinemment que gagner à Cholet va être extrêmement difficile. Ce n’est pas comme si on allait là-bas avec notre profondeur de banc et qu’on allait juste gagner comme ça ».
Le technicien s’attend à retrouver la même hostilité physique qu’en début de match : « Ils nous ont bousculés ici, ils nous sont vraiment rentrés dedans. Nous devrons être bien meilleurs que ce que nous avons été aujourd’hui pour les battre ». Un mot français lui échappe pour décrire le match 3 à venir : « guerre ». Celle-ci est déclarée !
Depuis l’Adidas Aréna, Paris…
























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