[Analyse] La bonne attaque de l’Élan béarnais face à la solidité défensive d’Orléans
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Thomas Cornely et l’Elan béarnais Pau-Lacq-Orthez retrouvent Orléans en demi-finales
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À partir de 5€Essai gratuitPar Hugo Loustalot,
Ce mercredi 3 mai, l’Elan béarnais Pau-Lacq-Orthez reçoit Orléans pour le match aller des demi-finales des playoffs d’ELITE 2. Avant cette rencontre, on fait un point sur les forces en présence avec en toile de fond une question : qui montera avec le champion de deuxième division, Roanne, en Betclic Elite ?
Descendu en 2023 en deuxième division, Pau, dont l’objectif annoncé depuis le début de la saison est la montée, affronte un Orléans Loiret Basket qui a lui quitté l’élite du basket français en 2022 et qui a aussi pour projet de la retrouver. L’autre affiche des demi-finales est un alléchant duel entre Poitiers et Nantes.
La défense la plus efficace d’ELITE 2 contre la deuxième attaque du championnat
Orléans, qui a terminé à la quatrième place de la saison régulière, dispose du meilleur defensive rating (nombre de points encaissés pour 100 possessions) de la saison avec ses 102.1 unités, alors que Pau, le dauphin de Roanne, est la deuxième attaque la plus efficace comme l’indique son offensive rating (nombre de points marqués pour 100 possessions) de 113.7 unités.
Si l’OLB est très performant défensivement, c’est en grande partie grâce à sa capacité à forcer des balles perdues à ses adversaires. En effet, 24.0% des possessions de ses adversaires se terminent par des balles perdues. Personne ne fait mieux en deuxième division. Cela peut s’expliquer par le fait que c’est l’équipe qui réalise en proportion le plus d’interceptions avec 13.0% de ballons volés par rencontre. Dans ce secteur, Siriman Kanouté (12.2 pts et 3.9 PD) excelle sur les lignes arrières comme en témoigne sa moyenne de 1.4 interception réalisée en seulement 18.4 min par match. Mais Siriman Kanouté et ses coéquipiers auront fort à faire pour enrayer l’attaque paloise.
Deuxième de la saison régulière et favori pour la montée, Pau pourra compter sur l’avantage du terrain, sachant que sa dernière défaite à domicile remonte au 16 janvier 2026 contre Roanne, et sur son impressionnante régularité offensive. Les Palois disposent en effet du deuxième offensive rating de la saison avec 113.7 unités. Cette efficacité offensive s’appuie sur un jeu collectif de qualité comme le montre son taux de paniers assistés dans le jeu de 68.2% (4e) et son pourcentage de possessions comportant une passe décisive (28.2%, 2e). Chez les Palois, le danger offensif peut venir de partout. Menés par le meilleur passeur de la saison et finaliste pour le titre de MVP Thomas Cornely (9.6 pts et 7.4 PD), l’Elan Béarnais a montré qu’il disposait de nombreuses armes offensives capables de se relayer pour conserver une certaine régularité. Cela se traduit directement dans les chiffres puisque 7 joueurs de l’équipe tournent entre 9.1 et 12.2 pts par match. Bastien Pinault, le meilleur marqueur de l’effectif, ne tourne en effet “qu’à” 12.2 pts. Le tireur d’élite inscrit en moyenne 41.8% de ses tirs à trois points tentés sur 6.1 tentatives par rencontre. Il contribue à faire de Pau la troisième équipe la plus performante de loin (35.0%) et la quatrième à l’eFG% (54.5%) qui représente le pourcentage de réussite ajustée au tir en accordant plus d’importance au tir à trois points. De plus, les Palois arrivent à obtenir de nombreuses secondes chances comme le montre leur pourcentage de rebonds offensifs disponibles captés de 36.8% (3e). Dans ce secteur, l’intérieur mobile Bryce Nze (11.2 pts, 7.3 reb, dont 2.5 offensifs) et son coéquipier dans la raquette et très actif Joshua Mballa (7.3 pts et 5.3 reb, dont 2.4 offensifs) sont très performants. De surcroît, l’équipe de Mickaël Hay n’est pas seulement forte en attaque, elle peut aussi faire preuve d’une véritable solidité défensive.
La capacité paloise à élever son niveau défensif face aux difficultés offensives orléanaises
Le defensive rating de l’Elan Béarnais est de 104.7 (4e), alors que et l’offensive rating des loiretains ne s’élève qu’à 106.3 unités (15e). Au niveau de l’efficacité globale, les Béarnais sont donc favoris sur le papier.
Le club des Pyrénées-Atlantiques s’appuie sur une défense utilisant des intérieurs mobiles comme Joshua Mballa et Bryce Nze qui pratiquent beaucoup le step out (le défenseur du poseur d’écran sort brièvement sur le porteur de balle, le temps que son coéquipier rattrape son temps retard, puis reprend son joueur initial). Par ailleurs, l’Elan Béarnais dispose d’un spécialiste défensif en la personne de Seydou Ndiaye (6.2 pts, 3.2 reb et 0.7 int) qui, grâce à ses qualités athlétiques et son physique longiligne, peut défendre sur plusieurs postes et vite se projeter sur du jeu rapide. Enfin, le tacticien palois Mickaël Hay est très pointilleux sur les détails et cela se retranscrit dans la faculté de ses joueurs à être présents pour contester les tirs adverses. L’Elan Béarnais est en effet la troisième équipe dont la réussite au tir tenté dans le jeu par ses adversaires est la plus faible (44.1%). Ainsi, la défense paloise représente un véritable défi pour l’attaque orléanaise.
Si Orléans a terminé quatrième de la saison régulière et est aujourd’hui en demi-finale, cela n’est pas grâce à son efficacité offensive. Le club du Loiret a tendance à égarer trop de balles comme en atteste son pourcentage de balles perdues de 20.0% (4e). De surcroît, l’équipe coachée par Lamine Kebe manque de réussite au tir. Son eFG% est de seulement 50.1% (17e) et ce, malgré la présence du poste 4 shooteur Tomislav Gabric (11.4 pts) qui tourne à 39,0% de réussite derrière l’arc en 6.1 tentatives par match. Mais l’OLB a montré qu’il pouvait compenser son déficit de talent offensif par une défense extrêmement solide, à voir maintenant si cela suffira face à l’équipe complète qu’est l’Elan Béarnais. Ce qui est certain, c’est que cela n’avait pas suffi lors de leurs confrontations en saison régulière.
Deux confrontations remportées par les Béarnais
Match aller (J02) : victoire à domicile de Pau 82 à 61
Lors de cette rencontre, les Palois, qui devaient faire sans Bastien Pinault, avaient réalisé une excellente entame de match puisqu’ils menaient 16 à 2 après 5 minutes de jeu, notamment grâce à leur 4/4 derrière l’arc. Puis les Orléanais avaient réussi à resserrer les vis en défense. Cependant, offensivement, ils n’étaient pas parvenus à mettre leur jeu en place contre la défense collective béarnaise.
Match retour (J27) : victoire à l’extérieur de Pau 82 à 84
A l’inverse du match aller, les Orléanais avaient dominé le premier quart-temps (21-12). Mais les Palois, qui étaient maladroits de loin en première mi-temps, avaient réussi à rattraper leur retard pour passer devant d’un petit point avant d’entamer les 10 dernières minutes. Ce retour au score s’explique par les très nombreuses interceptions réalisées par les Béarnais et leur meilleure adresse à trois points. Alors que l’OLB devait déplorer la blessure et la perte jusqu’à la fin de saison de son spécialiste défensif Lionel Kouadio, Bastien Pinault avait pris les choses en main pour les visiteurs et avait permis à ces derniers de s’imposer, malgré le bon passage de l’intérieur orléanais Nathan Kuta.
Retour sur les quarts de finale des deux protagonistes
L’Elan Béarnais a été mis en difficulté à domicile sur le match contre Châlons-Reims, notamment à cause d’une grande fébrilité dans la sécurisation du rebond défensif. Il s’est tout de même imposé (89-87), mais avait dû passer par une prolongation pour se défaire des champenois. Au retour, il a bien mieux maîtrisé son sujet. Cependant, il s’est fait peur à cause d’un relâchement en défense et de trop balles perdues dans les deux dernières minutes pour finalement ne s’imposer que d’un petit point (78-79).
L’Orléans Loiret Basket a quant à lui eu plus d’aisance pour passer le premier tour des playoffs, grâce à son assise défensive et au fait qu’il ait affronté une équipe de Vichy arrivée à bout de souffle et amputée de son meilleur marqueur Jordan Shepherd. Dans les chiffres, les Orléanais ont remporté leur première rencontre à domicile en n’encaissant que 56 points (71-56), alors qu’ils en avaient encaissé 24 sur le premier quart-temps. Au retour, le match a été plus disputé, mais ils en sont tout de même sortis vainqueurs (73-79).
Les duels à suivre
- Le stoppeur défensif Siriman Kanouté (Orléans) face au meilleur gestionnaire d’ELITE 2 Thomas Cornely (Pau-Lacq-Orthez).
- Le massif intérieur de petite taille et aux bonnes mains Nathan Kuta (Orléans) contre le combatif et actif Joshua Mballa (Pau).
Les donnés sont celles de la saison régulière
























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