Après avoir coupé pendant trois ans et demi, Ywen Smock est de retour dans le basket professionnel !

Ywen Smock n’a plus joué depuis janvier 2023 !
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À partir de 5€Essai gratuitYwen Smock aux Sables d’Olonne, un transfert comme un autre en Nationale 1 ? À première vue, oui. Sauf qu’à bien y réfléchir, cela fait un certain temps qu’on n’a plus entendu ce nom dans le petit milieu du basket français… Et une recherche le prouve : son dernier match remonte au 31 janvier 2023, lors d’une défaite de Caen à Orchies. Soit trois ans et demi en arrière !
« Effectivement, c’est très rare », acquiesce l’ancien international juniors, vice-champion d’Europe U16 en 2012, lorsqu’on lui fait remarquer qu’il n’est pas courant de voir des joueurs revenir après une pause aussi conséquente. Et qu’a-t-il fait alors, pendant tout ce temps ? « Je suis tout simplement rentré chez moi, en Guyane », répond-il. « J’en ai profité pour suivre une formation et acquérir un diplôme en transport de personne, spécialisé en personnes à mobilité réduite. » Et du basket au sein d’un club guyanais ? « Sur la première année et demie. »
« J’en avais un peu marre du haut niveau »
Un long hiatus, qui ne sortait pas de nulle part. En 2020/21, Ywen Smock avait déjà pris le temps de souffler en Guyane lors d’une année sabbatique, après avoir goûté à la Betclic ÉLITE avec Orléans dans un rôle minime (9 apparitions, sur 9 minutes de moyenne). Il était ensuite revenu gagner le titre de champion de France NM1 avec Angers, puis vivre une pige de trois mois avec Caen. Sauf que son blues n’était déjà plus un mystère.
« Le bonheur ? Il est chez moi en Guyane, auprès de mes enfants et de mes amis », clamait-il dans les colonnes d’Ouest France en octobre 2022. « Le basket, c’est un travail et rien d’autre. Je joue uniquement pour éviter de nourrir des regrets et pour subvenir aux besoins de ma famille. Ce milieu n’est pas fait pour moi. La flamme s’est éteinte mais je ne sais pas comment l’expliquer. Disons que j’ai des principes, qu’il y a des choses qui me semblent logiques mais qui ne le sont pas pour d’autres… »
Près de quatre ans plus tard, la tonalité est la même pour expliquer son recul. « J’en avais un peu marre du haut niveau », synthétise-t-il. Mais alors, pourquoi avoir accepté de revenir dans un milieu qui ne lui correspond pas ? Parce que les choses ont changé, surtout dans son cercle personnel.
Ses enfants comme moteur
À l’époque, l’ancien pensionnaire du centre de formation de Cholet Basket vivait en métropole loin de ses deux garçons, restés en Guyane. Un éloignement qui lui pesait énormément, en plus des autres vicissitudes du monde pro. Mais désormais, Loïvan et Lyven vont pouvoir venir avec lui. « Pouvoir montrer à mes enfants ce que leur papa faisait pendant qu’ils étaient en Guyane me donne énormément de force et de courage. Ça va me pousser à tout donner, déjà juste pour ma famille. Il y avait ce besoin de revenir sur la métropole donc pourquoi ne pas reprendre ! »

Ce sera donc aux Sables Vendée, qui ont flairé la bonne affaire. Ywen Smock y retrouvera donc le coach Sylvain Delorme, avec qui il a remporté le titre en 2022 du côté de l’EAB. « Aujourd’hui, j’ai 30 ans et je sais au fond de moi que je peux donner quelques années de plus au haut niveau », souffle-t-il. Surtout que lui, diplôme en poche et coupé de ce monde pendant 42 mois, désormais qu’il y a toute une vie derrière le basket…





















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