Monaco face aux tribunaux : nouveau report attendu avant l’appel FFBB du 20 juillet

Le propriétaire Alexey Fedorychev et le manager general Oleksiy Yefimov sont toujours là, à l’AS Monaco
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À partir de 5€Essai gratuitL’audience prévue ce jeudi 10 juillet devant le tribunal de commerce de Monaco, à 11h, s’est déroulée à huis ouvert. Contrairement aux attentes, le tribunal n’a pas prononcé de cessation de paiements immédiate. L’affaire a été mise en délibéré au 31 juillet. Un sursis stratégique : selon les informations présentées à l’audience, une cessation de paiements prononcée aujourd’hui aurait annulé toute chance pour Monaco de défendre son dossier devant la Commission fédérale le 20 juillet.
Le mandataire judiciaire a confirmé que les dettes du club s’élèvent à environ 24 millions d’euros : 8 millions de passif fin juin, auxquels s’ajoutent les 16 millions d’euros prêtés par la Société nationale de financement (SNF) de la Principauté. Un avenant a été conclu ces derniers jours pour repousser le remboursement de ce prêt au 31 juillet et permettre au club de payer les salaires de juin. Le club n’est toutefois pas en mesure de rembourser plus d’un million d’euros dûs à des agents de joueurs.
Le parquet s’est opposé au sursis, invoquant que le club était déjà en état de cessation de paiements de fait. Mais le tribunal a tranché en faveur d’un délai, conscient que l’appel du 20 juillet devant la FFBB représente le dernier recours de Monaco pour sa réintégration en Betclic ELITE.
Une crise financière structurelle après un quadruplé historique
L’ironie du calendrier reste saisissante. Le 23 juin 2026, Monaco soulevait son troisième titre de champion de France consécutif, au terme d’un quadruplé inédit — Supercoupe, Leaders Cup, Coupe de France et championnat. Dix jours plus tard, le club se retrouvait en péril d’existence sportive.
La crise trouve son origine dans le gel des avoirs de son propriétaire, Aleksej Fedoricsev, frappé par des sanctions liées au conflit en Ukraine. L’État monégasque, via la SNF, avait injecté environ 30 millions d’euros pour permettre au club de terminer la saison. Ce soutien a pris fin le 30 juin 2026. La dette globale du club est aujourd’hui estimée à environ 25 millions d’euros.
Le tribunal de Monaco doit se prononcer sur la poursuite de l’activité de la société mère, avec une perspective de cessation de paiements qui plane sur le dossier. C’est précisément pour éviter ce scénario que le club cherche à obtenir un délai supplémentaire.
Le plan Mashburn sous pression
Le plan de reprise porté par l’ancien joueur NBA Jamal Mashburn, à la tête d’un groupe d’investisseurs américains, prévoit une mise de fonds estimée entre 10 et 12,5 millions d’euros. Un montant que la DNCCG a jugé insuffisant au regard de la dette accumulée et des besoins de fonctionnement d’un club de haut niveau.
Philippe Ausseur, président de la LNB, avait été direct : Fedoricsev doit accepter la situation, et il est peu probable qu’il retrouve ses capacités financières à court terme. Le message est celui d’une transition de propriété inévitable, mais dont les contours restent à préciser.
Sur le plan sportif, l’effectif s’est déjà largement dispersé. Mike James, Strazel, Okobo et Diallo ont quitté le navire. Le budget futur devrait être divisé par trois par rapport aux années fastes. Monaco ne sera plus, quoi qu’il arrive, le club qu’il était lors de son règne sur le basketball français.
Dix jours séparent désormais le club de son appel devant la FFBB. Sans garanties financières crédibles et sans un plan de reprise solide, l’exclusion du champion de France en titre des compétitions professionnelles pourrait devenir définitive.


























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