Après le sursis laissé à Monaco et son président, les salariés de Skweek dénoncent une situation « devenue intenable »

La rédaction de Skweek alerte sur la situation de précarité dans laquelle plongent les salariés.
Le soulagement, ou du moins le sursis des uns, fait la détresse des autres. Quelques heures après que le tribunal de première instance de Monaco a décidé d’écarter la cessation de paiements de l’AS Monaco — renvoyant l’étude de la situation financière du club au 12 juin prochain — la colère gronde de l’autre côté des affaires d’Aleksej Fedorycsev.
Les salariés de Skweek, plateforme de diffusion propriété du président de l’ASM, ont publié un communiqué alarmant pour alerter sur leur situation personnelle et professionnelle, alors que le média n’est plus le diffuseur de l’EuroLeague depuis un mois.
« Une situation d’une extrême gravité »
Malgré les premiers signaux d’alerte envoyés dès la fin du mois de janvier via un mouvement de grève, la situation n’a cessé de se dégrader au sein de la structure. Aujourd’hui, les employés ne mâchent plus leurs mots : « Les salariés de Skweek souhaitent aujourd’hui alerter publiquement sur une situation devenue intenable. Depuis plus de quatre mois, les salariés ne perçoivent plus leurs salaires », précise le communiqué repris par notre confrère de L’Équipe, Sacha Nokovitch.
Cette absence de rémunération plonge les collaborateurs dans une impasse sociale critique. Les signataires dénoncent une « situation, d’une extrême gravité, qui plonge les collaborateurs dans une précarité financière et personnelle inacceptable ». Ce constat est d’autant plus amer que, selon eux, la société n’a plus d’existence concrète sur le plan éditorial, puisqu’elle est désormais « sans activité réelle », mais n’est toujours pas placée sous la protection d’une procédure collective.
« Aucune communication crédible » avec les salariés
Au-delà de l’aspect purement financier, c’est le mutisme de la direction qui est pointé du doigt par les huit signataires du texte. Ils déplorent « quatre mois de salaire non versés, aucune communication crédible apportée aux salariés, aucune solution concrète mise en œuvre ». Ce manque de transparence s’accompagnerait de dettes importantes auprès des organismes sociaux et fiscaux, ce qui, selon les salariés, met directement en danger leurs « droits fondamentaux ».
Face à ce qu’ils considèrent comme une inertie coupable de leur direction, l’équipe éditoriale de Skweek exige désormais des actes juridiques clairs : l’ouverture immédiate d’une procédure collective adaptée à la situation réelle de l’entreprise ; et une transparence totale sur l’état financier de la société.
Dans l’impasse, certains salariés auraient, selon notre confrère, déjà entamé des démarches auprès du conseil des Prud’hommes. D’autres encore auraient pris attache avec l’inspection du travail, pour faire valoir leurs droits.




















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