
La rédaction de SKWEEK est en grève pour protester contre les retards de salaire
Alors que SKWEEK peine à payer tous ses fournisseurs depuis de longues années, loin des ambitions XXL du lancement du projet en 2022, la situation n’est malheureusement guère plus reluisante pour ses employés.
À l’image des joueurs de l’AS Monaco Basket, les salariés de SKWEEK doivent composer avec des retards de salaires, « récurrents et conséquents », précisent-ils. Pas une surprise lorsqu’on sait que la plateforme télé est la propriété d’Aleksej Fedorychev, le président de la Roca Team, ce qui explique les difficultés financières des deux entités.
Ainsi, après avoir assuré les retransmission de Paris – Real Madrid et JL Bourg – Ratiopharm Ulm ces deux derniers jours, SKWEEK fera écran noir pour le reste de la semaine…
Une grève des salariés va contraindre la chaîne de FEDCOM Média à ne pas retransmettre la 25e journée de l’EuroLeague, à commencer par les cinq matchs du soir.
« Les salariés de Skweek ont voté à la majorité un préavis de grève pour la diffusion de la 25e journée de l’Euroligue pour protester contre les retards de salaires récurrents depuis près de deux ans », peut-on lire dans un communiqué transmis ce jour. « À ce jour, nous n’avons pas été payés depuis près de deux mois. Nous avons pourtant continué de travailler sans recevoir nos salaires pendant cette période. Aujourd’hui nous dénonçons cette situation qui se répète et ce manquement grave de notre employeur. Nous sommes également très inquiets sur la situation financière de Skweek et sur son avenir. »
Pour cette semaine, le désagrément sera tout de même assez faible pour les personnes seulement désireuses de suivre les deux équipes françaises. Ainsi, les rencontres de l’AS Monaco (contre la Virtus Bologne) et de l’ASVEL (contre le Panathinaïkos Athènes) seront toutes deux diffusées en clair sur d’autres chaînes : respectivement TV Monaco et La Chaîne L’Équipe.
Reste que l’étau financier se resserre autour de SKWEEK, déjà cerné par les créanciers et la justice française. Ses impayés ont déjà causé la perte de son contrat de sept ans avec la Betclic ÉLITE en 2023 puis exposé à des sanctions record : 3,4 millions d’euros à régler au groupe L’Équipe, 3,327 millions auprès de l’ASVEL masculin, 1,684 million à l’ASVEL Féminin et même 123 000 euros à Oreca récemment…
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