« On retiendra la victoire, pas la manière » : la gagne en souffrant pour les Bleues face au Nigéria

Les Bleues ont dû batailler pour venir à bout du Nigéria
Quand Elizabeth Balogun a trouvé la cible de loin pour ramener le Nigéria à -3 (81-78, 35e minute), un frisson a parcouru l’Astroballe. Surtout quand la joueuse de Landerneau s’est ensuite présentée sur la ligne des lancers-francs, pour potentiellement revenir à -1. Las, un nouveau 0/2 sur la ligne de réparation (17/28 au total) a précipité la chute des D’Tigress (93-86), finalement impuissantes dans le money-time après avoir longuement fait trembler les Bleues.
Déjà qualifiée pour la Coupe du Monde, l’équipe de France pourra cependant remercier les quintuples championnes d’Afrique pour leur avoir proposé, de loin, l’opposition la plus relevée de la semaine. Après trois succès inauguraux par 37 points d’écart en moyenne, les tricolores ont enfin dû s’arracher pour décrocher une nouvelle victoire.
« Le match le plus dur »
« C’était le match le plus dur jusqu’à maintenant », confirme la capitaine, Valériane Ayayi. « On s’y attendait. On était presque surprises d’être à +20 en première mi-temps. C’était un bon test pour nous, avec un basket différent. On retiendra la victoire, pas la manière. »
Il y aura pourtant quelques enseignements à garder de cette soirée. La façon dont la France a creusé l’écart avant la pause (57-38, 18e minute), grâce à un formidable jeu offensif et une adresse insolente, incarnée par Janelle Salaün (19 points à 6/9, 19/24 sur l’ensemble de sa semaine !). Mais aussi à quel point elle peut redevenir une équipe beaucoup moins impressionnante dès qu’elle relâche l’étau défensif.
Gabby Williams préservée en deuxième mi-temps
« Dès qu’on n’est pas dans nos standards défensifs, on voit qu’elles reviennent à chaque fois », souffle Romane Berniès. Pour cause, les D’Tigress sont revenues jusqu’à -2, profitant du relâchement tricolore, et d’un jeu offensif soudain devenu stéréotypé, sans Gabby Williams, préservé à la sortie des vestiaires (cuisse droite bandée), alors qu’elle avait apporté une vraie étincelle en première période. « Défensivement, ce n’était vraiment pas parfait. On a encaissé beaucoup trop de points. »
Mais à six mois de l’échéance berlinoise, où elles vont espérer briser une disette vieille de 73 ans sans médaille, les Bleues ne pourront pas se plaindre d’avoir été bousculées. Ce qui leur a permis de démontrer que leur expérience des moments compliqués peut encore peser très cher. « C’est un super sentiment d’avoir le noyau olympique de nouveau réuni : on a ce sentiment d’être plutôt fortes quand on est ensemble », sourit Valériane Ayayi. « On a des automatismes et quand les matchs deviennent difficiles, on se repose sur ces fondations », poursuit Romane Berniès, particulièrement précieuse dans la révolte française, surtout dans son association avec Pauline Astier, meilleur +/- de la soirée en moins de 13 minutes de jeu (+14).

« On va retenir notre force collective », conclut la meneuse héraultaise. « On a su trouver l’énergie nécessaire pour se remettre en ordre de marche afin de gagner. Tout le monde a joué sa part. Je trouve qu’on a des complémentarités hors normes dans cette équipe. C’est une grosse victoire collective. » Et parfois, cela a du bon de souffrir !
À Villeurbanne,



























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