Huit ans après, Laurent Prache quitte la présidence de Saint-Quentin : « C’était une aventure que beaucoup pensaient impossible »

Laurent Prache cède sa place de président du SQBB
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À partir de 5€Essai gratuitLa fin d’une époque est amorcée, à Saint-Quentin. Quelques jours seulement après la relégation actée en ELITE 2, Laurent Prache a annoncé qu’il quittait ses fonctions de président. Si le timing peut sembler lié au séisme sportif que traverse le club, l’intéressé a tenu à préciser, dans son communiqué, que sa décision était actée depuis plus d’un an : « Elle n’est en aucun cas la conséquence de la relégation et je regrette profondément que mon dernier exercice à la tête du club se termine dans un contexte aussi difficile ».
Huit ans de passion, de la NM1 à l’Europe
Le bilan de Laurent Prache, à la tête du club depuis juillet 2018, restera indissociable de l’une des périodes les plus glorieuses de l’histoire des Phénix. Sous son mandat, le SQBB a connu une progression vertigineuse. Parti de la Nationale 1, le club a retrouvé la Pro B en 2019, avant de vivre une épopée fantastique sous l’ère Julien Mahé.
Ensemble, ils ont ramené Saint-Quentin dans l’élite en 2023, trente ans après l’avoir quittée, décrochant même une qualification historique pour la Basketball Champions League (BCL) après une sixième place en Betclic ELITE. Prache quitte son poste avec le sentiment du devoir accompli malgré la douleur de la redescente : « En sept années, nous avons connu des joies immenses et construit ensemble une aventure que beaucoup pensaient impossible ».
Une saison de « marre » et de doutes
Pourtant, la dernière saison a ressemblé à un long calvaire où la « légèreté structurelle » du club a fini par éclater au grand jour. Dès le début de l’année 2026, Laurent Prache était sorti du silence pour tenter d’éteindre l’incendie alors que les difficultés s’enchaînaient. À l’époque, il affirmait qu’il n’y avait « ni renoncement ni résignation », tout en appelant à l’unité face à un contexte qu’il qualifiait déjà d’anxiogène.
Les supporters, de leur côté, n’avaient pas manqué de pointer du doigt les absences du président, accaparé par sa vie professionnelle chargée de chef d’entreprise. Le départ de Julien Mahé à l’intersaison 2025 vers Nanterre avait laissé un vide immense, révélant qu’un seul homme gérait peut-être trop de dossiers au sein d’une organisation qui peinait à se professionnaliser hors du terrain.
Le renouveau : un journaliste pour structurer le club
Le SQBB ouvre désormais un nouveau chapitre sous la direction de Thomas Carlier, partenaire de longue date et chef d’entreprise local. Mais le signal le plus fort de ce début de reconstruction réside dans la refonte de l’organigramme technique. Pour succéder à Thibaut Ricoux au poste de manager général, le club a fait un pari audacieux en nommant Anthony Ottou.
Ancien journaliste de BeBasket et de L’Aisne Nouvelle, fin connaisseur des arcanes du basket français, Anthony Ottou aura pour mission de structurer un club qui a cruellement manqué de liant entre sa direction et son staff cette saison. Ce virage, qui rappelle celui de Vincent Loriot au Mans, doit permettre au SQBB de stabiliser ses fondations en ÉLITE 2 pour espérer, un jour, revoir la lumière de l’élite.
En attendant, Laurent Prache assure qu’il restera un « supporter inconditionnel » des Phénix, prêt à voir son successeur reconstruire sur les bases, parfois douloureuses mais solides, qu’il a posées pendant huit ans.

























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