« Saint-Quentin ne doit pas descendre, sinon, il ne remontera pas » : les Phénix plus que jamais face à leur « légèreté structurelle »

Saint-Quentin se bat pour son maintien mais aussi sa survie cette saison.
Saint-Quentin le sait : ses Phénix traversent une époque difficile sur le terrain comme en dehors. Le club dégringole au classement semaine après semaine et pointe désormais à la 15e place de Betclic ELITE, alors qu’il reçoit le Paris Basketball dimanche 15 février, pour le compte de la 20e journée de championnat. Si les résultats sportifs font très pâle figure, ceux financiers et structurels inquiètent d’autant plus pour le futur du SQBB, qui doit reconsidérer son modèle pour espérer survivre.
« Ce qu’a fait Julien Mahé à Saint-Quentin dépasse le terrain »
Ces problèmes ne datent pourtant pas d’hier, concèdent des proches du club à nos confrères de L’Aisne Nouvelle. Mais ils ont été occultés, ou bouchés de manière éphémère, par l’idylle vécue avec Julien Mahé pendant plusieurs saisons. « Ce qu’a fait Julien ici dépasse le terrain. Aujourd’hui, on s’en rend compte. Il gérait beaucoup de choses, peut-être trop, et son départ a laissé un vide dont le SQBB peine à se remettre », confirme un suiveur à nos confrères.
« Mais est-ce normal que le départ d’un seul homme déstabilise tout ? » Là est tout le nœud du problème. Car sans rester sur ses acquis, le club n’a pas su se réinventer depuis le départ du coach à Nanterre, où il continue de briller. Son ancien joueur Giovan Oniangue a d’ailleurs tenu à lui redonner le mérite qui lui est dû : « Plus qu’un coach, il savait gérer cette légèreté structurelle. Il a su gagner en portant énormément de responsabilités ». L’adage selon lequel tout est dépeuplé lorsqu’un seul être vous manque n’a jamais été aussi vrai qu’au SQBB. Il pose la question de la présidence actuelle de Laurent Prache, pour certains.
« Trouver les ressources pour se maintenir malgré tout »
Celui qui a porté le club pendant plusieurs années n’est pas tant l’objet de vives critiques ; mais plutôt d’une large compassion dans son environnement, qui l’invite à « penser à lui après avoir tant donné » pour ses couleurs. Quelle que soit sa décision, laisser la main ou continuer a activement se battre, la nécessite d’un nouveau cap, avec une dynamique claire et même une nouvelle salle se font attendre, sans quoi « il sera difficile d’avancer ».
Aujourd’hui, cette « légèreté structurelle » et organisationnelle rejaillit sur le sportif, où les joueurs ont quelque part la survie du club entre les mains, selon des collaborateurs. « Saint-Quentin ne doit pas descendre, sinon, il ne remontera pas », tranche l’un d’entre eux. Mais avec trois entraîneurs entraîneurs essorés en quelques semaines, et des départs en cascade, l’instabilité règne aussi dans le groupe de Pedro Nuno Monteiro. Le technicien, qui « veut se battre avec [ses] armes » de plus en plus courtes au gré des départs comme celui de Jordan Caroline, doit maintenant « trouver les ressources pour se maintenir malgré tout ».
Le match face à Paris est assurément l’une des premières pierres de cet édifice périlleux de fin de saison, afin de ne pas se laisser distancer au classement. Saint-Quentin est avant-dernier, à trois victoires du premier non relégable direct Gravelines, qui a joué un match de plus.
























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