Pedro Nuno Monteiro (Saint-Quentin) : « On travaille bien, on joue mieux, mais on ne gagne pas »

Pedro Nuno Monteiro revient sur la défaite de Saint-Quentin contre Limoges
Vendredi dernier, le duel de la peur entre le Limoges CSP et le SQBB a tenu toutes ses promesses en termes d’intensité et de tension. Dans un contexte où chaque victoire vaut cher pour le maintien, les Limougeauds ont su faire la différence en fin de match (86-77), laissant Saint-Quentin avec le sentiment d’avoir laissé passer une occasion majeure. À l’issue de la rencontre, le coach Pedro Nuno Monteiro et Eddie Ekiyor, meilleur marqueur du match avec 21 points, ont livré des réactions empreintes de frustration mais aussi de responsabilité.
Un match à ne pas laisser filer
Pedro Nuno Monteiro n’a pas cherché à minimiser l’importance de cette défaite : « Il y a des matchs à ne pas perdre, et celui-là en est un. C’est une défaite très dure, c’est frustrant. On travaille bien, on joue mieux, mais on ne gagne pas. »
Le technicien du SQBB a insisté sur le scénario cruel de la fin de rencontre, passée d’un score encore indécis à un écart plus large en faveur du CSP: « On était à 70-72, on termine à 77-86. »
Un passage clé, selon lui, marqué par une décision arbitrale contestée : « Il y a une faute, que je n’ai pas revue, sur laquelle j’ai demandé un challenge vidéo car je pense que c’est un moment clé. Je ne comprends pas pourquoi les arbitres ne sont pas allés la revoir. »
Un contexte tendu et un sentiment d’injustice
Au-delà de cette action précise, Pedro Nuno Monteiro a élargi son propos à une dynamique plus globale : « Sur les trois derniers matchs, on a une centaine de lancers francs contre nous, 96 je crois. Sur le résultat, c’est frustrant. »
Sans chercher d’excuses, le coach picard a néanmoins rappelé la fragilité actuelle de son effectif : « J’essaye, on essaye, mais on est court, on n’a pas une vie. » Une réalité qui rend chaque erreur, chaque décision, encore plus lourde de conséquences.
Eddie Ekiyor, lucide et autocritique
Auteur de 21 points, Eddie Ekiyor a pourtant quitté le parquet sans satisfaction personnelle : « Elle est dure celle-là. Pas seulement parce qu’on aurait pu gagner, mais parce qu’on aurait dû gagner. »
L’intérieur américain a livré une analyse sans détour de sa performance et de celle de son équipe : « J’ai personnellement fait des erreurs, j’ai laissé des adversaires ouverts à trois points, j’ai raté des lancers francs dans des moments clés. »
Des détails qui, dans un match aussi serré, ont pesé lourd : « Ces petites choses m’ont fait perdre ma concentration alors que j’aurais dû être là, focus pour changer cela. »
Des temps faibles mal maîtrisés
Pour Eddie Ekiyor, l’un des tournants du match réside dans l’incapacité du SQBB à stopper rapidement les runs adverses. « Chaque fois qu’ils ont enclenché un run, on aurait pu le stopper plus tôt. On les a laissés prendre 7, 8 ou 9 points d’avance. »
Malgré tout, le joueur souligne la combativité de son équipe jusqu’au bout. « On s’est battu et à la fin, c’est un match difficile, parce qu’il est crucial. Maintenant chaque match est crucial, surtout contre des équipes de notre rang. »
Apprendre vite et rebondir immédiatement
Sans nier l’impact de certains facteurs extérieurs, Eddie Ekiyor appelle à une remise en question collective : « Il y a évidemment plein de choses dont on ne dépend pas, comme les décisions arbitrales, mais on doit trouver des manières de l’emporter peu importe ces choses. »
Porté par le soutien de son public, le SQBB veut rapidement tourner la page : « On a de très bons fans, des joueurs clés qui nous supportent. C’est dur parce qu’on travaille très dur, mais on veut rebondir dès le prochain match, car chaque match va devenir plus important que le précédent. »
Une page qui là aussi s’annonce périlleuse dans la course au maintien, puisque c’est un autre mal classé, dans une dynamique pourtant positive, le BCM Gravelines-Dunkerque qui s’avancera sur la route des Picards le weekend prochain.






















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