Artisane du premier titre de Basket Landes, Aby Gaye tire sa révérence

Aby Gaye se retire des parquets, à 31 ans.
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitC’est par un message empreint de sérénité sur son compte Instagram que Aby Gaye (1,95 m, 31 ans) a souhaité annoncer la nouvelle : « Je suis retraitée… ». Après douze années passées sur les parquets professionnels, celle qui a porté le maillot bleu à 17 reprises a décidé de mettre un terme à son aventure sportive.
« Tout ne fut pas rose, mais aujourd’hui je pars en paix », confie-t-elle, affichant une gratitude profonde pour un parcours qu’elle n’aurait jamais imaginé lors de ses débuts.
De Vitry-sur-Seine au sommet de la LFB
L’histoire d’Aby Gaye est celle d’une précocité physique et technique. Originaire de Vitry-sur-Seine (où un tunnelier de la ligne 15 du métro porte d’ailleurs son nom), elle mesurait déjà 1,82 m à 12 ans. Formée au pôle espoir puis à l’INSEP, elle a rapidement intégré l’élite à Toulouse à 18 ans. Son palmarès témoigne de cette ascension fulgurante : championne d’Europe chez les jeunes (U18 en 2012, U20 en 2014) et vice-championne du monde U19 en 2013.
En club, elle s’est imposée comme une pièce maîtresse des raquettes françaises. Si elle a décroché son premier titre de championne de France avec Villeneuve-d’Ascq en 2017, c’est son passage à Basket Landes (2019-2021) qui restera gravé dans les mémoires.
x
Aby Gaye a été l’une des pionnières du Basket Landes moderne. En 2021, elle fut l’une des « grandes artisanes » du tout premier titre de champion de France de l’histoire du club montois. Sur les réseaux sociaux, le club ne s’y est pas trompé en lui rendant un vibrant hommage : « Bravo pour ta carrière Aby ». Elle a contribué à faire passer un cap aux Landaises, les installant durablement au sommet de la hiérarchie nationale.
Malheureusement, cette trajectoire brillante a été régulièrement assombrie par des pépins physiques. En 2018, une opération de la cheville la prive de la Coupe du Monde. Le sort s’acharne de nouveau en 2022 lorsqu’une grave entorse du genou survenue à l’entraînement la contraint à déclarer forfait pour le Mondial en Australie, alors qu’elle venait de signer à Charleville-Mézières.
Ses dernières expériences, que ce soit à La Roche Vendée ou plus récemment à la Joventut Badalone en Espagne, ont été marquées par cette difficulté à retrouver la pleine possession de ses moyens. Son aventure catalane s’est d’ailleurs arrêtée après seulement deux petits matchs en octobre dernier, la faute à un corps qui ne parvenait plus à suivre ses ambitions.
Mais elle n’est pas amère, et tourne la page avec philosophie : « Je dis au revoir à cette carrière, à cette identité aussi… j’accueille désormais avec reconnaissance ce que Dieu a prévu pour la suite ». Une nouvelle vie commence pour une joueuse qui aura marqué de son empreinte et de sa résilience le basketball français.


























Commentaires (0)