« Badalone n’est pas 32 points au-dessus de nous », Elric Delord relativise la lourde défaite de l’Élan Chalon

Elric Delord lors de la défaite de Chalon à Badalone
Retour sur terre pour l’Élan Chalon. Après une phase de poules réussie et un play-in maîtrisé, le club bourguignon a découvert un autre niveau face à la Joventut Badalone, candidat crédible au titre. Si le score est sans appel, Elric Delord refuse pourtant de résumer la rencontre à une simple débâcle.
Un contenu plus intéressant qu’à Paris, malgré l’écart
L’entraîneur chalonnais a d’abord tenu à souligner l’attitude de ses joueurs, qu’il a jugée globalement satisfaisante malgré la claque au tableau d’affichage. « Cette rencontre me laisse le même sentiment que celui de Paris : c’est globalement un bon match. Meilleur même que celui de Paris en termes de basket. Il n’y a pas eu de tricherie », a-t-il expliqué au micro du Journal de Saône-et-Loire, pointant surtout les manques offensifs. « On rate des trucs évidents pour des joueurs pros. Et, en face, ça tombe de partout ».
Face à une équipe espagnole en pleine réussite, l’Élan a payé cher ses imprécisions, sans pour autant renoncer dans l’intensité ou l’engagement.
« Badalone n’était pas tant que ça au-dessus baskettement »
Malgré la défaite de 32 points, Elric Delord a tenu à nuancer la hiérarchie aperçue sur le terrain. « Ils ont été meilleurs que nous, évidemment. Mais ils ne sont pas 32 points au-dessus », a-t-il insisté, évoquant un scénario qui aurait pu être différent avec une adresse plus classique côté catalan. « S’ils tombent dans une réussite plus “normale”, l’écart est plus serré ».
Un discours assumé, loin de la caricature souvent associée aux lourdes défaites. « Quand tu es dans le sport de haut niveau, si on perd c’est qu’on a été mauvais, et si on prend une doudoune, c’est qu’on a été des moins que rien. La vérité est toute autre », a-t-il martelé auprès de Xavier Collin après avoir sondé ses joueurs dans le vestiaire.
Une base de travail malgré le doute
Dans un contexte de confiance fragile, le coach bourguignon a aussi vu des signaux positifs. « J’ai trouvé les gars impliqués malgré notre état d’esprit du moment, où on doute un peu. J’ai vu une envie de bien faire ». Pour lui, cette prestation doit servir de socle pour la suite. « Ça doit nous servir de base pour les échéances à venir ».
Grant Golden et le choc du très haut niveau
Nouvelle recrue et seul véritable pivot de l’effectif, Grant Golden (2,08 m, 28 ans) a vécu un baptême du feu compliqué mais encourageant. « Son premier passage montre l’étendue de ce qu’il peut nous apporter. Juger un joueur qui a un entraînement et demi avec nous, le tout face à Badalone… Mais oui, il fait un vrai bon match », a souligné Delord, appréciant aussi l’attitude collective autour de lui.
Face à une Joventut expérimentée, emmenée par Ricky Rubio, Ante Tomic ou encore Sam Dekker, l’Élan a mesuré l’exigence du très haut niveau européen. « C’est un rappel de ce qu’est une grande équipe de basket. Ils sont en contrôle complet », a reconnu le technicien chalonnais.
Il a aussi évoqué l’apprentissage individuel, notamment pour l’international français Lionel Gaudoux. « Je l’ai vu avec un regard hagard. Logique : il n’avait jamais été confronté à ce niveau-là. Tu rentres dans ta zone d’inconfort ».
Cap sur Cholet et la suite du Top 16
Cette première défaite du Top 16 n’a pas encore de conséquences directes au classement, mais la tâche s’annonce ardue dans un groupe relevé avec Badalone et Malaga (qui a signé ce mercredi sa 14e victoire de suite). Avant de penser à une éventuelle revanche au Colisée, l’Élan Chalon devra déjà se remobiliser en Betclic ÉLITE face à Cholet. « Ça tombe bien parce que Cholet, qui arrive samedi, ça tape fort », a conclu Elric Delord, appelant à revenir aux fondamentaux : « le combat ».
























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