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R.C. Buford, PDG des Spurs de passage à Paris, sur Victor Wembanyama : « C’est un honneur de faire partie de sa vision »

RC Buford, le PDG des San Antonio Spurs et architecte de cinq titres NBA de la franchise texane, était l’invité de First Team lors de son passage à Paris. L’occasion pour le dirigeant historique des Spurs d’évoquer la relation particulière entre San Antonio et le basket français, le projet autour de Victor Wembanyama et l’héritage de Gregg Popovich.
R.C. Buford, PDG des Spurs de passage à Paris, sur Victor Wembanyama : « C’est un honneur de faire partie de sa vision »

R.C. Buford à Paris le 6 août 2024, lors du quart de finale des Jeux olympiques entre les États-Unis et le Brésil

Crédit photo : © Kyle Terada-Imagn Images

Arrivé aux San Antonio Spurs en 1988 comme assistant-coach, R.C. Buford est devenu l’un des dirigeants les plus influents de l’histoire de la NBA. D’abord directeur du scouting puis general manager à partir de 2002, il a contribué à bâtir l’une des dynasties les plus durables du sport américain avant d’être promu PDG de la franchise en 2019.

De passage à Paris, où les Spurs multiplient les liens avec la France ces dernières années, le dirigeant américain a longuement évoqué au micro de First Team la place de Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) dans le projet texan et la relation historique entre son organisation et le basket français.

Une relation ancienne entre les Spurs et le basket français

Pour RC Buford, l’attachement de San Antonio à la France n’a rien d’un hasard. Il s’inscrit dans une stratégie plus large mise en place à la fin des années 1990, qui a conduit à la Draft de Tony Parker en fin de premier tour en 2001.

« Si nous ne regardions que les joueurs universitaires américains, nous allions sélectionner un joueur que 25 autres équipes avaient déjà ignoré. Alors nous avons décidé d’aller dans des gymnases où les autres n’allaient pas et de chercher les joueurs différemment. »

Cette ouverture internationale correspondait parfaitement à la vision de Gregg Popovich.

« Il voulait construire une équipe avec un groupe très international afin que tout le monde puisse apprendre ensemble. »

Au fil du temps, cette philosophie a contribué à renforcer le lien entre San Antonio et la France, avec de nombreux joueurs passés par la franchise.

« Quand vous avez Tony, Boris, Nando, Ian Mahinmi ou Joffrey Lauvergne, nous avons été très impliqués avec le basket français et l’équipe nationale. »

Victor Wembanyama au centre du projet des Spurs

Depuis la Draft 2023 et l’arrivée de Victor Wembanyama, la connexion entre San Antonio et la France s’est encore renforcée. Pour R.C. Buford, le phénomène français représente bien plus qu’un joueur.

« Les joueurs veulent jouer avec quelqu’un comme Victor. Et ce n’est pas seulement Victor le joueur, c’est Victor l’être humain. Sa famille et son entourage ont une vision pour sa carrière depuis longtemps. C’est un honneur pour nous de faire partie de cette vision. »

Le dirigeant américain insiste également sur la maturité et la discipline du Français, qu’il observe depuis l’adolescence.

« Quand je l’ai vu à 15 ans, puis à 17 ans à Nanterre, son approche était toujours la même. Très professionnelle. Il savait exactement ce qu’il voulait faire pour préparer son corps pour les matchs. »

Selon lui, l’un des exploits les plus impressionnants du prodige français reste son parcours aux Jeux olympiques, en 2024.

« Son plus grand accomplissement est peut-être d’avoir mené la France jusqu’à la finale olympique à Paris à 19 ou 20 ans. Les gens ne réalisent pas ce que cela représente dans l’histoire du basket français. »

La culture Spurs, héritage de Popovich

Si San Antonio est souvent citée comme l’une des franchises les mieux gérées du sport américain, RC Buford attribue avant tout ce succès aux joueurs et à la culture instaurée depuis les années David Robinson et Tim Duncan.

« Les joueurs ont développé des relations où ils voulaient réussir non seulement pour eux-mêmes mais aussi ensemble. »

Cette culture reste visible aujourd’hui, notamment dans la relation entre les anciennes légendes et l’organisation.

« Quand Boris, Tony, Manu ou Patty Mills sont au même endroit, ils se retrouvent toujours ensemble. Ils ne laissent pas le temps passer sans se revoir. »

Un héritage qui se retrouve également dans le soutien apporté à Gregg Popovich depuis son AVC.

« Tim est au gymnase avec lui tous les jours. Quand Manu, Tony ou Boris passent en ville, ils sont là avec lui aussi. Cela montre l’amour et le respect qu’ils ont les uns pour les autres. »

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Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.