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Le paradoxe Karl-Anthony Towns, aussi transparent qu’efficace en finale NBA

Malgré une finale NBA solide, Karl-Anthony Towns n’a toujours pas inscrit le moindre point dans un quatrième quart-temps face aux Spurs. Une anomalie statistique d'autant plus troublante que le Dominicain affiche une efficacité record sur la série.
Le paradoxe Karl-Anthony Towns, aussi transparent qu’efficace en finale NBA

Karl-Anthony Towns vit des finales NBA à géométrie variable.

Crédit photo : © Brad Penner-Imagn Images
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Karl-Anthony Towns (2,13 m, 30 ans) traverse des finales NBA contrastées. Si l’intérieur des Knicks contribue largement à l’avantage de New York dans la série contre San Antonio (2-1), ses difficultés offensives dans les fins de match sont toutefois troublantes.

Ainsi après trois rencontres, le 1er choix de la draft NBA 2015 n’a toujours pas marqué le moindre point dans un quatrième quart-temps des Finals. Une statistique étonnante pour un joueur qui tournait à 20,1 points de moyenne en saison régulière et qui affiche encore 16,7 unités par match sur cette finale.

Et les chiffres cumulés de Karl-Anthony Towns dans les douze dernières minutes des trois premiers matchs sont particulièrement inhabituels. En 29 minutes passées sur le parquet en cumulé, le Dominicain affiche en effet un peu reluisant 0 sur 6 au tir et aucune tentative de lancer franc. Preuve de la maladresse de l’ancienne star des Wolves et de son manque d’agressivité dans le money time.

Cette absence de production offensive en fin de rencontre est d’autant plus visible que son influence a également diminué après la pause lors des deux derniers matchs. Lors du Game 3 perdu par les Knicks, Karl-Anthony Towns n’a ainsi inscrit que 2 points en seconde période avec un faible 1/6 au tir sur les 24 dernières minutes. Et si ces baisses de régime n’ont pas impacté les rencontres inaugurales dans le Texas, son apport aurait été le bienvenu lundi pour des Knicks battus sur le fil par les Spurs et limités à 20 petites unités dans le dernier acte.

Pour autant, ces difficultés ne résument pas son apport dans la série, loin de là. KAT reste l’un des principaux artisans de la superbe post season t du bon début de finale des Knicks grâce notamment à son travail défensif sur Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans), parfaitement contenu au match 2 (6 tirs réussis sur 21 tentés, dont seulement 2 sur 9 derrière l’arc), et affiche une efficacité quasi unique de l’autre côté du parquet.

Le coéquipier de Jalen Brunson (1,88 m, 29 ans) aligne ainsi 16,9 points et 10,6 rebonds de moyenne à 56% au global, 46% à trois-points, et 90% sur la ligne des lancers. Une adresse ahurissante plus vue en NBA sur une campagne de playoffs terminée en finales NBA depuis 40 ans.

Le dernier joueur de la grande ligue à avoir signé un tel exploit n’étant autre que l’illustre Larry Bird, auteur de 25,9 points, 9,3 rebonds et 8,2 assists de moyenne à 52% d’adresse générale, 41% depuis le parking et 93% sur la ligne de réparation lors de la post season 1985-1986. Une campagne auréolée d’un 3e titre de champion et d’un 2e trophée de MVP des finales NBA pour « Larry Legend ».

C’est donc tout le mal que l’on souhaite à Karl-Anthony Towns (2,13 m, 30 ans) pour la suite de ces finales NBA. Mais pour cela, les Knicks auront certainement besoin que leur triple All-Star brille par son adresse ailleurs que dans les entames de rencontre. Un objectif que KAT tentera d’atteindre ce mercredi dans le Game 4, prévu à 2h30 du matin au Madison Square Garden de New York.

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