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Bilan des équipes de France au Mondial de 3×3 : Entre « satisfaction » et « déception »

3x3 - Un an après la déroute du Mondial d'Oulan-Bator, les équipes de France ont montré un meilleur visage sur cette édition 2026, même s'ils repartent sans médaille. Les sélectionneurs font le bilan.
Bilan des équipes de France au Mondial de 3×3 : Entre « satisfaction » et « déception »

Les joueurs et joueuses repartent les mains vides de Varsovie

Crédit photo : 3x3 FFBB
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Au terme d’une semaine intense à Varsovie, les Équipes de France de basket 3×3 repartent de Pologne sans médaille autour du cou. Déjà qualifiés de justesse pour les phases finales en passant par le play-in, les féminines et masculins ont échoué sans atteindre le podium. Si la frustration est légitime, la France confirme qu’elle figure toujours parmi les places fortes de la discipline (4e nation mondiale chez les femmes, 5e chez les hommes : 3e au cumulé derrière les Pays-Bas et les États-Unis). Sur le site de la Fédération de 3×3, les sélectionneurs Karim Souchu et François Brisson ont fait le bilan de cette compétition, et de l’état global du 3×3 Français.

Les Bleus à un souffle du bonheur

Médaillés d’argent olympiques à Paris 2024, les hommes de Karim Souchu arrivaient en Pologne avec le statut de cible à abattre. Sur le plan du jeu, la mission est accomplie, même si le dénouement laisse un goût amer. Les Bleus se sont offert une performance XXL face aux États-Unis en quarts, avant que leur parcours ne s’arrête aux portes de la finale contre l’Allemagne, suivi d’une cruelle défaite d’un souffle face à la Serbie pour le bronze. « On est dans le dernier carré, donc c’est vrai que c’est une satisfaction, mais c’est aussi une déception de ne pas ramener une médaille.« »

Avant d’embrayer sur le niveau global du 3×3 mondial qui est en hausse : « On voit que ça se joue à rien du tout. Tous les matchs de demi-finale, garçons ou filles, se jouent à un point. Littéralement. Aujourd’hui, la marge d’erreur est vraiment très minime. » L’élimination prématurée de l’Espagne par Madagascar (20e équipe sur 20) prouve que la hiérarchie est bousculée. « Aujourd’hui, sur ces compétitions, il faut arriver avec une équipe prête à en découdre parce qu’il n’y a plus de matchs faciles. »

Des Bleues héroïques mais coupées dans leur élan

Chez les féminines, les sentiments sont partagés entre fierté et frustration. Après une phase de poules laborieuse marquée par des revers face à l’Ukraine et au Japon, les Bleues ont arraché leur billet pour les phases finales. Mais le destin a basculé en huitième de finale : la qualification a coûté cher avec la blessure de Marie-Michelle Milapie. Réduites à trois joueuses, sans possibilité de rotation face au défi physique des États-Unis en quart de finale, les Françaises ont livré un combat héroïque avant de céder d’un rien (16-18).

François Brisson retient le positif : « Même à trois joueuses, je pense que le match était prenable… On a vu des choses intéressantes dans la continuité du travail engagé ces derniers mois. Défensivement, nous avons franchi un cap. Nous savons aussi sur quels secteurs nous devons encore progresser offensivement pour rivaliser avec les meilleures ».

Cap sur Los Angeles 2028

Bien que la délégation française quitte la Pologne les mains vides, tout cela s’inscrit dans une vision à plus long terme. Les points FIBA glanés sont précieux dans la course à la qualification olympique pour Los Angeles 2028. La route s’annonce toutefois sinueuse, notamment sur le Vieux Continent. « Nous sommes dans le dernier carré mondial, mais les quatre demi-finalistes sont européens et nous savons qu’il y aura très peu de places pour l’Europe aux Jeux. »

Pour rivaliser, la France peut s’appuyer sur un modèle ultra-structuré. Les quatre Bleus de Varsovie évoluent par exemple à l’année au sein des structures professionnelles de Toulouse 3×3 et Bordeaux 3×3 sur le circuit mondial. Un atout majeur pour le coach : « C’est un avantage d’avoir des professionnels du 3×3. Ce sont des joueurs qui connaissent parfaitement la discipline et toutes ses spécificités. » Les fondations sont là, le niveau est au rendez-vous, mais le 3×3 français va devoir encore grandir.

Image Tom Compayrot
Tom Compayrot a rejoint BeBasket en novembre 2023, où il suit de près l’actualité de la NBA. Curieux et rigoureux, il s’intéresse autant aux stars qu’aux rôles clés dans l’ombre, avec l’envie de raconter ce qui fait vibrer la ligue au quotidien. Récemment, il s’est rendu aux Etats-Unis pour couvrir la Draft NBA 2025 sur place et nous faire vivre cet événement majeur de l’intérieur.

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