Blois : Vergiat et Morabito savourent après le choc remporté à Orléans : « C’est pour ça que je fais ce sport-là »

Timothé Vergiat monte au panier lors de la victoire de Blois à Orléans ce dimanche 11 janvier
Quelques minutes après la victoire de l’ADA Blois face à Orléans (75-90), dans un choc très attendu d’ÉLITE 2, l’arrière Timothé Vergiat et le coach David Morabito ont livré leur analyse. Entre ambiance exceptionnelle, première mi-temps compliquée et domination défensive après la pause, les Blésois ont assumé leur statut dans un championnat toujours aussi dense.
Pour Timothé Vergiat (1,88 m, 27 ans), ce déplacement à Orléans ne ressemblait à aucun autre : « C’est forcément l’un des matchs qu’on coche dans le calendrier, on l’attendait celui-là. En plus, le classement faisait que c’était encore plus un choc. »
L’arrière a aussi insisté sur le cadre : « Cette salle est magnifique, remplie de supporters des deux équipes. » (10 150, un record pour une rencontre d’Élite 2)
Pas totalement remis physiquement d’un coup reçu à la cheville face à Antibes le 19 décembre dernier, l’ancien joueur du Pôle France a néanmoins tenu à être présent pour cette rencontre : « Je n’étais pas forcément à 100 %, mais je voulais jouer ce match-là. Ça me fait vraiment plaisir de gagner ici. »
Un « risque » qui a valu le coup, puisque le médaillé d’argent 3×3 aux Jeux Olympiques 2024 a inscrit 15 points, second meilleur total de son équipe derrière Talis Soulhac et ses 25 unités.
Parfois grimaçant durant la rencontre, sorti furtivement blessé (et énervé) dans le dernier quart-temps, le revenant a tenu à rassurer sur son état après être revenu en jeu pour terminer la rencontre : « Il y a Max (Maxime Sconard, auteur de 10 points, 5 rebonds et 4 passes sur la rencontre) qui m’a un peu fauché la cheville qui est encore fébrile, mais ça va. C’est un match difficile à rater et je ne regrette pas d’avoir forcé un peu pour le disputer. »
Plaisir, émotions et gestion de la pression
Souriant et détendu sur le parquet, le Ligérien revendique cet état d’esprit : « Il ne fallait pas se mettre une pression démesurée. On n’est qu’en janvier, ce n’est pas un match à la vie à la mort. Si on ne prend pas du plaisir sur ces matchs-là, on n’en prend jamais. C’est pour ça que je fais ce sport-là, c’est les émotions qu’on vient chercher. »
Un plaisir en partie dû à ses supporters, qui, même dans une salle acquise en grande partie à Orléans, ont su se faire entendre : « Ils étaient plus éparpillés que l’année dernière, mais ils ont réussi à faire plus de bruit que les supporters d’Orléans. À la fin, on n’entendait qu’eux. »
Centrico dans la poche (75/90) avec des supporters Blésois 5 ⭐️
Que c'est bon ! 🔥💚#ADABlois #Élite2 pic.twitter.com/ZdFmfp4oyZ
— 🐝 ADA Blois Basket 41 🐝 (@ADABloisBasket) January 11, 2026
Une première mi-temps manquée, une réaction collective
Blois a longtemps souffert avant de prendre le contrôle : « On était soft en première mi-temps, on s’est fait manger au rebond. Ils ne proposaient pas grand-chose offensivement, mais se nourrissaient de leurs rebonds offensifs et de leurs contre-attaques. 45 points encaissés, c’est beaucoup trop. » Malgré les bévues, l’écart limité à la pause a servi de déclic : « On n’était qu’à -5 à la mi-temps alors qu’on n’était pas dedans du tout. Ça nous a boostés, parce qu’on s’est dit que si on jouait à notre niveau, on pouvait créer l’écart. »
La clé, encore une fois, est venue de la défense : « Le basket, c’est une histoire d’intensité. Quand on est présents et investis, derrière on est en rythme. C’est passé par notre défense. »
David Morabito : « Le chemin m’importe plus que la finalité »
De son côté, le coach David Morabito a tenu à relativiser l’importance du résultat : « Ce n’était pas un match décisif. Je l’ai dit avant, je le redis après. Peu importe le résultat, je garde ma ligne de conduite. Le chemin m’importe plus que la finalité. »
Face au co-leader, le coach de l’ADA Blois a surtout retenu la progression de son groupe : « Pour une jeune équipe, pouvoir matcher comme ça Orléans, c’est intéressant dans la progression. »
Le technicien varois a détaillé l’évolution du match : « Réduire Orléans à néant pendant 40 minutes, c’est impossible. Il faut les réduire par séquences. On a mieux réussi en seconde qu’en première. »
Une semaine forte et un championnat ouvert
Enfin, l’entraineur du désormais seul leader a replacé cette victoire dans un contexte plus large : « C’est l’une des plus belles semaines, parce que ce qu’on a fait lundi (contre la JL Bourg, en Coupe de France, NDLR) est historique pour le club », avant de rappeler la densité du championnat : « Il y a Roanne, je ne condamne pas Pau. Il y a plein d’équipes, ce n’est pas un championnat à deux têtes. »
Au-delà du résultat, le natif de Fréjus a conclu : « Celui qui vous dit que cette salle n’est pas magnifique est un menteur. Orléans et Blois peuvent être fiers de rassembler un tel engouement. »
Propos recueillis par Alexandre Sanson, à CO’Met,

























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