Dans un match avec deux coachs novices, Paris massacre la Virtus Bologne

La joie des Parisiens et de Julius Thomas, à droite de l’image
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À partir de 5€Essai gratuitC’était un match atypique qui opposait la Virtus Bologne au Paris Basketball ce mardi 31 mars. Dans ce duel d’équipes de fond de classement de l’EuroLeague (16e contre 17e), les bancs étaient dirigés par deux novices, qui vivaient leur grande première en tant que coachs n°1 en EuroLeague.
Une recette qui fonctionne
Il faut dire que les deux équipes ont licencié leurs coachs principaux la semaine dernière, respectivement Dusko Ivanovic et Francesco Tabellini. Ce sont leurs assistants qui ont pris le relais, Nenad Jakovljević (Serbo-italien, 37 ans) et Julius Thomas (Allemand, 28 ans). Et c’est bien le plus jeune des deux — qui est aussi le 2e coach le plus jeune de l’histoire de l’EuroLeague — qui réussit sa première, puisque le Paris Basketball s’est largement imposé en Italie (82-103). Ces derniers ont désormais un meilleur bilan à l’extérieur (7 v. – 10 d.) qu’à domicile (6 v. – 11 d.) en EuroLeague.
Pas de nouvelle recette pour l’ancien assistant de Tuomas Iisalo à Bonn, qui a continué sur la lancée de ses prédécesseurs. Paris a en effet livré une prestation avec un rythme de jeu très rapide, ultra-offensif, avec beaucoup de tirs en première intention. Mieux que ça : ce style était encore plus exacerbé que d’habitude, puisque les Parisiens ont tiré… 42 fois à 3-points (pour 19 paniers, soit 45% de réussite).
C’est… 10 tentatives de plus que leur moyenne de saison (32,9) qui est déjà de loin la plus élevée de l’EuroLeague. À ce jeu-là, les purs shooteurs Sebastian Herrera (4/8), Yakuba Ouattara (4/5) et Daulton Hommes (3/3) ont été impressionnants d’adresse. Même si c’est Nadir Hifi qui termine encore avec la meilleure marque (20) et la meilleure évaluation du match (28).
« Notre potentiel est énorme »
Difficile de résister dans ces conditions pour une Virtus Bologne chamboulée par un changement de coach inattendu. Ces derniers ont pris l’eau en seconde période, dans laquelle ils ont encaissé 15 points d’écart (de 47-53 à 82-103). « Je suis très content. Tout le monde était impliqué et agressif. Ce n’est pas que moi. Avec cette équipe, il n’y a pas de limites, notre potentiel est énorme. On a travaillé tellement dur à l’entraînement ces derniers jours… » a apprécié Nadir Hifi.
Tout le monde a participé à la fête avec au moins un panier, même Joël Ayayi et Enzo Shahrvin, qui a eu le droit à son deuxième plus gros temps de jeu en EuroLeague (15 minutes, pour 4 points et 4 rebonds). Les 24 passes décisives pour 12 pertes de balle sont le signe d’un collectif qui fonctionne. « On a une super énergie tous ensemble. » Dommage qu’il se révèle aussi tard dans la saison…
Les deux équipes échangent de place au classement, et Paris prend la 16e place, à une victoire de retard du Bayern (15e) et du Partizan (14e). Et trois de l’Olimpia Milan (13e), qu’ils affronteront justement jeudi dans cette double-semaine italienne. « Je salue Francesco “maestro” Tabellini, celle-là est pour toi ! » a lâché Julius Thomas à la fin de son interview d’après-match.
DEREK WILLIS, OH MY! 😤😤😤@derekxwillis powers through Virtus defense with a one-handed slam!#MotorolaMagicMoment @Moto | @ParisBasketball pic.twitter.com/wXRFZ1yD3Y
— EuroLeague (@EuroLeague) March 31, 2026























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