« Un rêve éveillé » : de retour en Betclic ÉLITE, l’Élan Béarnais retrouve ses lettres de noblesse !

L’Élan Béarnais a composté son billet pour la première division
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À partir de 5€Essai gratuitC’est un club que l’on a craint de ne plus jamais revoir à ce niveau. Et c’est pour ça que l’histoire est encore plus belle. Passé tout proche de la mort clinique en 2022, alors que le rêve américain qui semblait l’avoir rapproché de son lustre d’antan (vainqueur de la Coupe de France et qualification pour les demi-finales de Betclic ÉLITE) était finalement aussi factice que les tokens, relégué en Pro B l’année suivante, l’Élan Béarnais est de retour au plus haut niveau français. Sur ses deux jambes, ou presque, cette fois.
Au bord du précipice il y a quatre ans
Il faudra encore affronter des vents contraires, avec une perte d’exploitation encore estimée à 1,5 million d’euros en janvier dernier par le président Guillaume Berbinau, mais le club palois est là où son prestige lui impose d’être : en Betclic ÉLITE. Un immense soulagement pour un géant historique du basket français, vainqueur de la Coupe Korac 1984 dans un village de 12 000 habitants tout en recevant les grands d’Europe dans un marché au gras et aux canards (La Moutète), qui a longtemps tutoyé le vide ces dernières années.

Rétrogradé au niveau régional, avant d’être maintenu sous respiration artificielle grâce à un plan de sauvetage, Pau-Lacq-Orthez était rentré dans le rang. Dans le ventre mou de Pro B, un rang indigne de son statut, en 2024 : mais comment espérer mieux lorsque quasiment 30% du budget servait encore à éponger la dette. Et même après avoir soldé tous ses comptes, l’année dernière, la situation sportive demeurait guère plus reluisante.
En dehors de la zone des playoffs à mi-saison…
Ainsi, il y a seulement cinq mois, le président Guillaume Berbinau était obligé de monter au créneau pour défendre son coach, Mickaël Hay, ou sa directrice générale, Audrey Sauret, contestés de toutes parts après une première partie de saison particulièrement décevante (9e, en dehors des playoffs, avec 9 défaites en 19 matchs), surtout au vu des moyens affichés (1er budget, avec 5,7 millions, et 3e masse salariale, avec 1,4 millions).
@EBPLO monte en Betclic Elite après avoir remporté la belle de la finale des playoffs face à Poitiers dans un Palais des Sports en transe, plus de 7 500 spectateurs, 86-73 ! pic.twitter.com/XcUdIn2Pb1
— ici Béarn Bigorre (@icibearnbigorre) June 18, 2026
« Je sais que certains demandent leur démission mais je pense qu’ils n’ont pas bien compris : nous construisons », tonnait-il dans La République des Pyrénées. « Je comprends la frustration et l’exigence de nos supporters mais dans la vie professionnelle, on n’atteint pas toujours ses objectifs immédiatement, sans autant être licencié en fin d’année. Nous faisons face à une situation qui ne nous satisfait pas, mais nous allons tout faire pour réaliser une excellente deuxième partie de saison. Notre projet, c’est de réaliser ce rêve (la Betclic ÉLITE). Je ne peux pas garantir la date exacte de sa réalisation, mais je vous garantis que nous y arriverons. Que cela génère de la déception aujourd’hui, je le comprends, mais cela ne fait pas de nous des mauvais pour autant. »
Des propos qui résonnent autrement en cette soirée du 18 juin… Après avoir résisté dans l’ombre pendant un certain temps, l’Élan Béarnais a lancé la contre-offensive en ce début d’année 2026. Seulement quatre défaites en 25 rencontres depuis cette prise de parole, une série de dix victoires d’affilée, et la certitude, basée sur cette immense force collective (neuf joueurs entre 8 et 12 points) que quelque chose de spécial était en train de se passer, que rien n’allait pouvoir se mettre en travers de l’élan palois.
Cornely en moto
Une conviction si forte que rien ne l’a ébranlé, pas même lorsque cette admirable équipe de Poitiers est venu piéger l’EBPLO (82-106) au plus mauvais moment pensait-on : en ouverture de la finale d’accession. Pas grave, « on est la meilleure équipe à l’extérieur », a répondu le capitaine Bastien Pinault. Et ses troupes lui ont donné raison en allant glacer l’Arena Futuroscope lundi (72-81).
Restait une étape, la plus dure, ce jeudi : mater, enfin, le PB86 pour composter le billet pour la première division. Pour cela, il aura fallu batailler jusqu’aux ultimes instants de la belle, avec une accrocheuse équipe pictavienne qui était encore à +4 à la 33e minute (66-70). Mais Marvin Clark (33 d’évaluation) a mis le shoot qui a tout changé, mettant l’Élan sur la voie royale d’un money-time beaucoup moins stressant que prévu (86-73, score final).
Transformé en étuve avec les 33 degrés qui ont étouffé la cite pyrénéenne dans l’après-midi, le Palais des Sports de Pau a vibré comme aux plus belles heures. 7 634 personnes debout pour célébrer le retour d’un monument du basket français à sa juste place.
« Je suis désolé d’être vulgaire mais c’est un putain de rêve éveillé », clamait Bastien Pinault au micro de France 3 NoA, pendant que son coéquipier Thomas Cornely arpentait les quatre coins du parquet Pierre-Seillant en moto, clin d’œil assumé à la métaphore filée toute la saison par son coach Mickaël Hay. Sûr que même à Limoges, certains ont esquissé un sourire en voyant cela…























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