EuroLeague et NBA Europe : une coopération envisagée, mais loin d’être actée !

Une collaboration entre les deux entités n’est pas à écarter.
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À partir de 5€Essai gratuitL’avenir du basket européen continue de se dessiner entre discussions et rapports de force. Alors que la NBA travaille activement sur son projet NBA Europe en partenariat avec la FIBA, l’EuroLeague affirme vouloir dialoguer sans pour autant se placer dans une position de dépendance.
Présent à Athènes lors du Final Four de l’EuroLeague, le directeur général Jesus “Chus” Bueno a confirmé que des échanges étaient en cours avec la NBA. Ancien vice-président de NBA Europe pendant près de trente ans, l’Espagnol entretient des relations directes avec les dirigeants de la grande ligue.
L’EuroLeague veut discuter, sans se précipiter
Face aux journalistes, Chus Bueno a expliqué que l’EuroLeague restait attentive à toute opportunité pouvant bénéficier au basket européen dans son ensemble.
« Nous sommes ouverts et nous discutons avec la NBA. S’il existe une opportunité positive pour l’écosystème du basket, nous devons l’explorer. Mais cela ne signifie pas que cela arrivera », a-t-il précisé.
La NBA souhaite créer une division européenne composée de douze franchises permanentes et de quatre équipes qualifiées via les compétitions existantes. L’idée serait notamment d’intégrer certains clubs d’EuroLeague afin de profiter de leurs salles, de leurs structures et de leurs communautés de supporters.
Sous l’ancienne direction, l’EuroLeague s’était montrée beaucoup plus critique, estimant qu’une nouvelle grande compétition risquait d’accentuer la fragmentation du basket européen. L’arrivée de Chus Bueno semble toutefois avoir apaisé les relations entre les deux camps.
Des rencontres sont prévues au mois de juin entre les responsables des deux ligues.
Une bataille économique majeure autour du basket européen
Malgré la puissance financière et médiatique de la ligue nord-américaine, l’EuroLeague considère disposer d’arguments solides. Une étude commandée par la compétition évalue ainsi la valeur cumulée de la ligue et de ses clubs à 3,2 milliards d’euros.
La ligue européenne entend également accélérer son développement économique. L’organisation souhaite lever 2,5 milliards d’euros au cours des trois prochaines saisons afin de moderniser ses infrastructures et renforcer son modèle commercial.
Parmi les projets évoqués figure notamment une “super application” qui regrouperait billetterie, merchandising, fantasy leagues, contenus et paris sportifs au sein d’une même plateforme numérique.
« Nous voulons devenir le centre commercial du basket européen », a résumé Bueno.
L’objectif est clair : mieux monétiser une base de supporters jugée encore sous-exploitée. Selon l’EuroLeague, près de 60 millions d’Européens suivent le basket, mais les revenus générés restent très inférieurs au potentiel estimé.
“El baloncesto europeo tiene unos valores, una tradición… estamos viendo qué puede tener sentido para todos”
“La NBA tiene un modelo americano que puede ser bonito en el baloncesto europeo”
🗣️ Chus Bueno sobre la relación Euroliga-NBA pic.twitter.com/5F3D4h0Z3A
— Eurohoops España (@EurohoopsES) May 23, 2026
Des investisseurs NBA Europe déjà à l’affût
À l’instar de l’Euroleague, le projet NBA Europe attire déjà de nombreux investisseurs. Plus de 120 manifestations d’intérêt auraient été recensées. Parmi les pistes évoquées figurent notamment un projet de franchise à Londres soutenu par le fonds souverain saoudien PIF, une équipe à Paris portée par les propriétaires du PSG ou encore une franchise à Milan étudiée par RedBird Capital.
L’EuroLeague reste néanmoins vigilante sur le profil des investisseurs susceptibles d’entrer dans le basket européen.
« La NBA est un excellent partenaire. Mais il faut aussi comprendre qui sont les autres investisseurs et s’ils connaissent réellement le système européen », a insisté Bueno.


























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