ITW Olivier Yao-Delon, ambitieux avec Saint-Vallier : « J’ai vraiment envie de retrouver l’adrénaline des playoffs »

Olivier Yao-Dalon est ambitieux avec Saint-Vallier
Olivier Yao-Delon (1,97 m, 30 ans) est l’un des joueurs les plus constants de Saint-Vallier cette saison. À bientôt 31 ans, l’ailier semble avoir trouvé un équilibre rare entre maîtrise individuelle et efficacité collective. Dans un entretien accordé à BeBasket, Olivier Yao-Delon revient longuement sur la continuité de ses performances, l’identité de jeu de son équipe, son rôle dans le vestiaire et l’ambition claire qui anime ce groupe drômois.
La continuité comme marque de fabrique
Avec les années, Olivier Yao-Delon a appris à mieux se connaître. Cette saison, il ressent clairement une continuité dans ses performances, fruit direct de l’expérience accumulée en NM1.
« Je connais bien la division. Je sais quels sont mes points forts, mes points faibles. J’ai une meilleure capacité d’adaptation », explique-t-il. À l’approche de la trentaine, cette connaissance fine du championnat et de lui-même lui permet d’aborder chaque match avec plus de sérénité. Il ne cherche pas à se réinventer, mais à rester fidèle à ce qu’il sait faire, dans un cadre qui lui correspond. « Je suis quelqu’un qui joue mon jeu. Le coach m’a recruté aussi par rapport à ça ».
Prendre ce que donne le jeu
Souvent identifié comme une option offensive majeure de Saint-Vallier, Olivier Yao-Delon ne raisonne pourtant pas en termes de volume ou d’obligation statistique. Sur le terrain, il privilégie les situations naturelles. « Quand je suis sur le terrain, je joue. Je ne me pose pas toutes ces questions-là ».
S’il assume ses qualités offensives, il refuse de forcer les choses au détriment du collectif. « Je ne vais pas essayer de forcer pour apporter des points. Il n’y a que le collectif et la victoire qui comptent ».
Capable d’apporter à 2-points, derrière l’arc, mais aussi dos au panier, il a progressivement enrichi sa palette offensive. Le jeu en post-up est devenu un véritable atout, tout comme sa capacité à varier les rythmes. « Ça fait quelques saisons que j’ai ajouté le jeu de post-up. Je suis assez efficace à ce niveau-là ».

Le contrôle, clé de son évolution
Au-delà des aspects purement techniques, c’est surtout dans la gestion de son corps et de son jeu qu’Olivier Yao-Delon estime avoir le plus progressé. « Être capable de ne pas foncer dans le tas, de ne pas me précipiter », résume le Montpelliérain, passé par le Pôle France.
Cette maîtrise, lui permet aujourd’hui de faire les bons choix plus régulièrement, d’optimiser ses possessions et d’être constant sur la durée d’un match, voire d’une saison. « J’ai progressé dans le contrôle de moi-même. C’est une très bonne chose ».
L’ADN intense de Saint-Vallier
En rejoignant Saint-Vallier, Olivier Yao-Delon savait qu’il s’inscrivait dans un projet basé sur l’intensité et l’engagement. Une identité voulue par le staff dès la construction de l’effectif. « Le coach (Alexandre Casimiri) voulait une équipe intense, avec des joueurs mobiles, capables de défendre sur plusieurs postes ».
Cette philosophie se retrouve aussi bien en défense, avec beaucoup de changements et d’agressivité, qu’en attaque, où l’objectif est de transiter rapidement. « On essaye de se projeter vite, de trouver du jeu rapide, pas forcément de poser le jeu demi-terrain ».
Un style assumé qui correspond parfaitement à son profil et à ses qualités. « C’est un style de jeu qui me parle ».
Un cadre parmi d’autres dans le vestiaire
Avec son vécu en NM1, Olivier Yao-Delon fait partie des joueurs d’expérience du groupe, dans un vestiaire où les rôles sont bien identifiés. Sans chercher à être le plus vocal, il assume un rôle de transmission auprès des plus jeunes. « Quand j’ai des conseils à donner et que je pense qu’ils sont utiles, je les donne ».
Dans une équipe où d’autres leaders s’expriment naturellement, il apporte son vécu quand cela peut faire avancer le collectif. « Si ça peut les aider et nous aider, c’est tout bénéf ».
La maturité et la régularité
Au fil de l’échange, un sentiment se dégage nettement : celui d’un joueur arrivé à pleine maturité. « À ce stade, tu arrives sur le terrain en sachant ce que tu vas faire », confie-t-il.
Une régularité qu’il ressent de plus en plus ces dernières saisons, et qu’il associe logiquement à l’expérience. « Autour de 30 ans, tu atteins une certaine maturité dans ton jeu ».
Les déplacements, point noir à corriger
Collectivement, tout n’est pas encore abouti. Saint-Vallier occupe actuellement la 8e place de la poule B avec un bilan de 10 victoires pour 9 défaites. Et Olivier Yao-Delon identifie clairement le principal axe de progression pour la phase retour. « On a très peu gagné à l’extérieur. C’est notre gros point noir ».
Un constat lucide, accompagné d’un objectif précis. « Si on veut accrocher le top 7 (de la poule) et les playoffs, ça passera forcément par des victoires à l’extérieur ».
La formation drômoise n’a remporté que 2 de ses 9 rencontres à l’extérieur cette saison.
Retrouver l’adrénaline du haut de tableau
Après deux saisons compliquées à Poissy, marquées par la lutte pour le maintien, Olivier Yao-Delon savoure le changement de contexte. « Avec Saint-Vallier, j’ai vraiment envie de retrouver l’adrénaline des playoffs ».
C’est cet objectif, plus que tout autre, qui guide son état d’esprit cette saison : retrouver durablement le haut de la Nationale 1 et vibrer à nouveau dans des matchs à fort enjeu.


























Commentaires